Image d'archives © TF1"Nous affirmons que le dispositif de l'aide personnalisée est totalement illégitime sur le plan structurel, inefficace sur le plan pédagogique et désastreux pour l'avenir de l'école. En conscience, nous refusons d'obéir ! En conscience, tant que ce décret ne sera pas abrogé, nous y désobéirons ! Nous ne laisserons pas déconstruire le système public d'éducation sans réagir". La lettre, consultable en ligne, s'adresse directement au ministre de l'Education Xavier Darcos. Et ce message en forme de défi a un objectif très clair : le retrait de l'aide personnalisée de deux heures hebdomadaires à l'école primaire.
Parmi les 161 signataires de cette lettre figure notamment l'instituteur de Colomiers, Alain Refalo, qui avait débuté ce mouvement de désobéissance dans une lettre ouverte personnelle en novembre 2008. Il s'est vu par la suite sanctionné d'un retrait de salaire.
La disparition des Rased pointée du doigt
Mais pourquoi avoir choisi de carrément désobéir au décret ? Pour les signataires de cette lettre, la disposition paraît en fait d'autant plus illégitime que d'autres solutions sont envisageables. "Il faut redire que pour les élèves rencontrant des difficultés ponctuelles d'autres dispositifs peuvent être mis en oeuvre à l'intérieur du groupe-classe, donc sans stigmatisation, notamment la différenciation pédagogique, le tutorat, les ateliers de besoins et de remédiation et autres dispositifs coopératifs", écrivent-ils notamment dans leur lettre ouverte.
"Surtout, ajoutent-ils, pour les élèves en grande difficulté, qui ne bénéficieront bientôt plus de l'aide des enseignants du Rased (réseau d'aide aux enfants en difficultés), ce dispositif sera bien insuffisant car nous n'avons pas les compétences des enseignants spécialisés du Rased".
D'après agence
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