
C'était pas ça mais c'est pas grave. La mobilisation lycéenne contre les suppressions de postes a été encore plus faible jeudi que la semaine précédente, mais les organisations espèrent une forte participation samedi aux défilés pour la défense du service public d'éducation.
Un peu plus de 5.000 lycéens ont défilé, selon un recensement des bureaux de l'AFP à partir des chiffres de la police dans 21 villes, après avoir été 7.000 le 8 janvier selon le même type de décompte mais pour 26 villes. Selon un décompte à partir des chiffres des organisateurs, ils étaient environ 8.000 à avoir répondu à l'appel des deux principales organisations lycéennes, l'UNL et la Fidl. Ces dernières appelaient à manifester pour l'arrêt des 13.500 suppressions de postes d'enseignants prévues au budget 2009, dont elles font un préalable pour discuter avec le gouvernement sur la réforme du lycée.
"Aucune raison de continuer à protester
Entre 700 lycéens selon la police et 3.500 selon les organisateurs ont défilé à Paris, 600 à 1.000 selon les sources à Saint-Brieuc, 500 à 800 à Toulouse, 500 selon la police à Saint-Etienne, 350 à 450 au Mans, 200 à 300 à Bordeaux, 400 à Rouen selon la police, 400 à Dunkerque encore selon la police...
Même si à Paris le secrétaire général de l'UNL, Antoine Evennou, a parlé de "réussite", les mobilisations sont incomparablement moins fortes qu'avant Noël. Largement spontanées et non encadrées par les organisations, elles avaient incité le gouvernement à la mi-décembre à reporter d'un an la réforme du lycée.
Lundi à Saint-Lô, Nicolas Sarkozy s'est dit déterminé à mener à bien cette réforme mais en assurant qu'elle se ferait sans suppressions de postes au lycée et en disant vouloir prendre en compte "l'angoisse" des jeunes. Les lycéens "n'ont aucune raison de continuer à protester contre une réforme qui repart à zéro, à laquelle ils vont être associés -et dans un contexte budgétaire maintenu", a ensuite estimé le ministre de l'Education Xavier Darcos.
"Les lycéens s'informent et s'organisent"
Le gouvernement est-il donc en train d'obtenir un essoufflement des mobilisations lycéennes ? "C'est un mouvement qui s'amplifie doucement mais sûrement", a jugé à l'inverse jeudi Antoine Evennou, appelant les lycéens à défiler samedi. "Les lycéens s'informent et s'organisent. Ca part plus doucement (qu'avant Noël) mais c'est plus organisé, signe que ça peut durer plus longtemps", a affirmé la présidente de la Fidl Alix Nicolet.
A l'appel d'un collectif regroupant syndicats d'enseignants, organisations lycéennes, parents d'élèves de la FCPE, étudiants de l'Unef et mouvements pédagogiques, des manifestations sont prévues samedi partout en France pour "défendre le service public d'éducation" et contre les suppressions de postes.
(D'après agence)
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