Le Stoper C2, version grand public du Taser © Stoper FranceLe Stoper C2, version "grand public" du Taser n'est pas du goût de la ministre de l'Intérieur qui a annoncé lundi, à l'occasion de la présentation de son bilan 2008, qu'elle "souhaitait en faire interdire la commercialisation".
Le Malien neutralisé avec un Taser est mort d'asphyxie
Les premiers résultats de l'autopsie n'apportent pas d'explication déterminante sur la mort d'un Malien neutralisé par des tirs de Taser. L'homme semble avoir succombé à "une asphyxie aiguë et massive par inhalation de gaz puisque du sang a été retrouvé dans ses poumons".
Publié le 01/12/2010
Un homme décède après une interpellation au taser
Un homme de 38 ans est mort la nuit dernière à Colombes, dans les Hauts-de-Seine, quelques instants après avoir reçu deux décharges de Taser au cours d'une arrestation mouvementée.
Publié le 30/11/2010
Taser : faut-il un moratoire ?
Au lendemain du décès à Colombes d'un malien ayant reçu deux décharges de pistolet électrique lors d'une interpellation policière, les réactions d'indignation s'enchaînent dans l'opposition.
Publié le 30/11/2010
Comme le Taser X26, utilisé exclusivement par les forces de l'ordre, le Stoper C2 est un pistolet à impulsion électrique muni de deux dards qui, d'un simple coup de gachette, vont se planter dans le corps d'un agresseur et le paralyse instantanément pour quelques poignées de secondes. Mais la puissance des ondes délivrées, tout comme la distance de projection des dards, sont nettement inférieures. Du coup, alors que le Taser X26 est classé parmi les armes de 4e catégorie et nécessite l'obtention d'un permis de port d'arme, le Stoper C2, lui, est classé en sixième catégorie... comme les bombes lacrymogènes.
MAM veut revoir la classification du Stoper
"Cette situation ne me convient pas", a déclaré lundi Michèle Alliot-Marie. La ministre de l'Intérieur a précisé qu'elle avait "demandé à la commission interministérielle chargée du classement des armes de se réunir" pour savoir si la vente d'une telle arme était légale et pour étudier le changement de la classification du fameux Stoper C2, dont la commercialisation, au prix de 499 euros, a commencé via Internet en février dernier.
"Cela fait quatre ans que je me bats avec le ministère de l'Intérieur pour que change la réglementation sur les armes, a réagi Antoine di Zazzo sur LCI.fr. Après les déclarations de la ministre, le patron du groupe Taser France, qui distribue le produit en question, se dit "prêt à retirer du marché le Stoper", mais à la "condition expresse que soit également retirées du marché toutes les armes de même catégorie qui sont en libre vente et qui contrairement au Stoper, peuvent être mortelles".
"Il faudra commencer par retirer tous les 'shockers' qui envoient des décharges et que l'on trouve en vente libre à partir de 35 euros et dont certains peuvent être mortels, détaille Antoine di Zazzo. Et il faudrait aussi retirer toutes les petites bouteilles de gaz lacrymogène car elles peuvent être mortelles si elles sont vidées sur des asthmatiques". "Je suis donc prêt à retirer le Stoper, qui je le rappelle est pourtant le seul à ne présenter aucun danger, si tous ces autres produits sont retirés car sinon cela s'appellerait de la discrimination commerciale", prévient-il.
Formation litigieuse
La polémique a ressurgi en ce début de semaine après qu'un journaliste d'Europe 1 a fait le test d'acheter un de ces pistolets grand public. Dans son enquête, publiée ce lundi, il raconte que pour l'acquérir il lui a "suffit de téléphoner sur un numéro vert et de renvoyer un bon de commande, une copie de sa pièce d'identité et une lettre de motivation". Après quoi ce journaliste a du passer une formation payante de 100 euros.
"Pendant plus d'une heure, explique-t-il, un instructeur de chez Taser et un autre qui se présente comme -policier- nous expliquent le fonctionnement, en rappelant avec insistance qu'il s'agit bien d'une arme. Après un tir d'essai sur une cible, on repart avec son arme en poche". Réagissant sur ce dernier point, la ministre de l'Intérieur a également annoncé, lundi, qu'elle avait demandé à l'Inspection générale de la police nationale de s'assurer qu'aucun policier ne participait, dans les locaux de Taser, à la formation de civils au maniement de cette arme. Antoine di Zazzo assure de son côté qu'aucun policier en exercice ne fait de formation chez Taser, et qu'il n'y a que "des anciens policiers".
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