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Par Alexandra GUILLET, le 19 janvier 2009 à 16h24, mis à jour le le 19 janvier 2009 à 18:40
La ministre de l'Intérieur souhaite que le Stoper C2, version grand public du pistolet électrique Taser, passe de la 6e à la 4e catégorie, ce qui nécessiterait un permis de port d'arme.
Le Stoper C2, version grand public du TaserLe Stoper C2, version "grand public" du Taser n'est pas du goût de la ministre de l'Intérieur qui a annoncé lundi, à l'occasion de la présentation de son bilan 2008, qu'elle "souhaitait en faire interdire la commercialisation".
"Cela fait quatre ans que je me bats avec le ministère de l'Intérieur pour que change la réglementation sur les armes, a réagi Antoine di Zazzo sur LCI.fr. Après les déclarations de la ministre, le patron du groupe Taser France, qui distribue le produit en question, se dit "prêt à retirer du marché le Stoper", mais à la "condition expresse que soit également retirées du marché toutes les armes de même catégorie qui sont en libre vente et qui contrairement au Stoper, peuvent être mortelles".
"Il faudra commencer par retirer tous les 'shockers' qui envoient des décharges et que l'on trouve en vente libre à partir de 35 euros et dont certains peuvent être mortels, détaille Antoine di Zazzo. Et il faudrait aussi retirer toutes les petites bouteilles de gaz lacrymogène car elles peuvent être mortelles si elles sont vidées sur des asthmatiques". "Je suis donc prêt à retirer le Stoper, qui je le rappelle est pourtant le seul à ne présenter aucun danger, si tous ces autres produits sont retirés car sinon cela s'appellerait de la discrimination commerciale", prévient-il.
Formation litigieuse
La polémique a ressurgi en ce début de semaine après qu'un journaliste d'Europe 1 a fait le test d'acheter un de ces pistolets grand public. Dans son enquête, publiée ce lundi, il raconte que pour l'acquérir il lui a "suffit de téléphoner sur un numéro vert et de renvoyer un bon de commande, une copie de sa pièce d'identité et une lettre de motivation". Après quoi ce journaliste a du passer une formation payante de 100 euros.
"Pendant plus d'une heure, explique-t-il, un instructeur de chez Taser et un autre qui se présente comme -policier- nous expliquent le fonctionnement, en rappelant avec insistance qu'il s'agit bien d'une arme. Après un tir d'essai sur une cible, on repart avec son arme en poche". Réagissant sur ce dernier point, la ministre de l'Intérieur a également annoncé, lundi, qu'elle avait demandé à l'Inspection générale de la police nationale de s'assurer qu'aucun policier ne participait, dans les locaux de Taser, à la formation de civils au maniement de cette arme. Antoine di Zazzo assure de son côté qu'aucun policier en exercice ne fait de formation chez Taser, et qu'il n'y a que "des anciens policiers".
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