Poubelles rues d'Orléans le 13 janvier © lci.fr"Les poubelles débordent et la ville ressemble de plus en plus aux images de Naples", témoigne Patricia lundi sur LCI.fr. "Il est difficile de circuler dans les rues étroites d'Orléans pour les piétons ", abonde Irène, jointe par téléphone. "Les rues sont envahies par les poubelles, des rats commencent à faire leur apparition ", selon Pierre qui habite le centre ville. "Heureusement qu'il fait froid, au moins on n'a pas les odeurs", nous dit un autre. La ville d'Orléans et 5 autres communes dont Olivet, Saran, Saint-Jean-de-la-Ruelle, sont touchées par une grève des éboueurs depuis le 26 décembre.
Le maire d'Orléans, Serge Grouard, a pris lundi un arrêté municipal lui permettant d'exercer ses pouvoirs de police et donc de mandater une société privée pour dégager les endroits jugés dangereux en matière d'hygiène et de sécurité : les abords d'écoles, les rues du centre ville. Jointe mardi par LCI.fr, la directrice de la communication de la ville d'Orléans, assure qu'une première collecte sera faite dans la journée. Le maire d'Olivet a pris un arrêté similaire mais pas les autres communes touchées par la grève.
Prime de 100 euros net
Les éboueurs de l'agglomération orléanaise réclament une prime de 100 euros net. Serge Lopez, délégué CGT et porte-parole des éboueurs en grève, explique qu'il n'y a pas eu de négociation salariale depuis 2003, excepté les augmentations générales de la fonction territoriale. Toujours selon Serge Lopez, les éboueurs plafonnent à 1300 euros net environ après 15 ans d'ancienneté, conditions de travail difficiles avec des horaires décalés, prise de fonction à 5 heures du matin. Ce à quoi la direction de la communication de l'Agglomération orléanaise répond que les éboueurs ont 35 jours de congés hors les RTT, la retraite à 55 ans pour les éboueurs ayant exercé pendant 15 ans et qu'ils bénéficient de deux primes exceptionnelles pendant l'année qui s'ajoute au 1300 euros de salaire moyen.
Médiateur nommé
Devant ce bras de fer entre les gréviste et l'agglomération d'Orléans, la CGT a décidé de saisir le préfet pour nommer un médiateur. Une première rencontre a eu lieu vendredi dernier. Une entrevue était prévue mardi à 15 heures entre le médiateur, le président de l'agglomération d'Orléans, Charles-Eric Lemaignen, et la CGT, afin de débloquer la situation.
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