Pour Sabeg, la France est sur la voie de l'apartheid

le 22 janvier 2009 à 09h36 , mis à jour le 22 janvier 2009 à 09h38

Le commissaire à la diversité et à l'égalité des chances estime qu'"on est en train de creuser un sillon qui nous conduit tout droit à l'apartheid.

Yazid Sabeg UMp diversitéYazid Sabeg © LCI

Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et à l'égalité des chances, a assuré mercredi que la France était sur la voie de "l'apartheid". Interrogé lors de l'émission Questions d'info (LCP-France Info-AFP), ce grand entrepreneur, nommé à son poste par Nicolas Sarkozy à la mi-décembre, a lancé: "on ne peut pas accepter que la France devienne un pays d'apartheid".
 
"Aujourd'hui, on est en train de creuser un sillon qui nous conduit tout droit à l'apartheid: territorial, dans les têtes, social", a-t-il dit en allusion au système de ségrégation raciale pratiqué en Afrique du Sud jusqu'en 1990. "C'est une évolution qui est très engagée", selon le responsable qui a refusé d'entrer au gouvernement, préférant, à son poste de commissaire, donner des impulsions "transversales" pour la prise en compte des minorités. "Ce n'est même plus le communautarisme", a poursuivi M. Sabeg. "On est une société qui est en train de se fractionner. C'est un vrai trouble à l'ordre public".
 
"Nicolas Sarkozy est parfaitement conscient de la situation"
 
Relevant que "les pauvres, les exclus sont essentiellement, massivement des minorités", le commissaire à la diversité prévient: "la période qui s'ouvre est la dernière chance que nous ayons". "Il y a eu des alertes: 1984, 1986, 1994, 2005. On est en train de créer une guerre civile sociale dans ce pays qui est peut-être en train de devenir une guerre communautaire demain". "Nicolas Sarkozy est parfaitement conscient de la situation", souligne-t-il.
 
"La place des minorités dans l'ensemble de la société française est posée depuis un demi-siècle dans notre pays. Elle évolue peu", analyse-t-il. Quant à l'effet Obama, M. Sabeg ne sait "pas s'il y a beaucoup de transpositions possibles. Faire qu'un Noir intègre le plus haut niveau de l'establishement politique, je ne sais pas combien de temps ça prendra" en France. Mais "on n'empêchera pas les minorités de ce pays de faire la comparaison avec la situation de la diversité aux Etats-unis. J'espère que ça donnera un coup d'accélérateur". Pour lui, le sombre contexte économique n'est pas un obstacle à la réforme: "c'est dans ce type de crise globale qu'on peut s'attaquer à ces questions", "cela nous oblige à hiérarchiser les priorités".
 

(D'après agence)

le 22 janvier 2009 à 09:36
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1 Commentaires

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  • Toto, le 16/04/2009 à 18h19

    Quel délire !!!

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