Bye-bye Clemenceau

le 03 février 2009 à 11h06 , mis à jour le 03 février 2009 à 22h40

L'ancien porte-avions a enfin quitté Brest. Son remorquage jusqu'au port d'Hartlepool, en Angleterre, où il doit être démantelé, doit durer quatre jours.

L'ex-Clemenceau quittant Brest (3 février 2009)L'ex-Clemenceau quittant Brest (3 février 2009) © TF1/LCI

Il a entamé mardi ce qui devrait être son dernier voyage : le Clemenceau a quitté le quai où il était immobilisé jusqu'alors pour commencer la première étape de son trajet vers l'Angleterre. Cet appareillage du convoi de remorquage de l'ancien fleuron de la marine française, aujourd'hui rebaptisé "coque Q 790", avait été décidé pour ce jour "au regard des conditions météorologiques et de marées favorables", et sur proposition "du chantier Able UK au préfet maritime de l'Atlantique et commandant de la région maritime Atlantique"

  • Que fait-on des bateaux en fin de vie ?

    Alors que le Clemenceau est en route pour l'Angleterre afin de se faire démanteler, la question s'est posée de savoir ce que la France faisait de ses bateaux en fin de vie ? Enquête.

    Publié le 04/02/2009 Que fait-on des bateaux en fin de vie ?
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L'ancien fleuron de la marine française a donc quitté son quai d'amarrage en fin de matinée. La coque Q790 de 266 mètres de long a quitté le quai en douceur, manoeuvré par huit petits remorqueurs et pousseurs, avant d'effectuer un demi-tour dans le port militaire. Puis l'énorme coque grise rouillée a rejoint le remorqueur de haute mer Anglian Earl qui l'attendait à la sortie de la zone militaire. La remorque a été mise en place vers 12h30, sous un temps ensoleillé avec des passages nuageux, et une petite brise. Le convoi a aussitôt pris la direction du goulet de Brest marquant la sortie de la rade. Direction Hartlepool, au nord-est de l'Angleterre, où le Clemenceau doit être démantelé par le chantier Able UK qui a remporté le marché en juillet 2008.

Fin des péripéties diplomatiques et judiciaires ?
  
Lundi, le recours en référé d'une association brestoise de défense de l'environnement opposée au départ de l'ex-Clemenceau avait été rejeté par le tribunal administratif de Rennes, levant le dernier obstacle à son départ. Selon la préfecture maritime, les conditions météo permettent le remorquage sur près de 1400 km et durant au moins quatre jours du vieux bâtiment.
  
Le départ de l'ex-Clemenceau, initialement prévu pour la fin janvier, avait été dû être reporté une première fois pour des raisons de mauvais temps. Ce départ, douze ans après la sortie de flotte du porte-avions, constitue le dernier acte d'une série de péripéties diplomatiques et judiciaires qui ont empêché pendant plusieurs années les autorités françaises de se débarrasser de ce vieux bâtiment contenant encore plusieurs centaines de tonnes de produits dangereux, notamment de l'amiante.

D'après agences

le 03 février 2009 à 11:06
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8 Commentaires

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  • Nicolas, le 03/02/2009 à 18h16

    Vive l'europe et les marchés publics, les anglais ont proposé le meilleur prix et ils ont le travail.

  • Claude, le 03/02/2009 à 16h39

    Nous ne sommes pas capables de le désamianter/démanteler nous mêmes!! c'est franchement nul ,on se demande de quoi on est encore capables! ce ne sont pas les Anglais qui nous confieraient un de leurs anciens bâtiments à ferrailler ,question de fierté nationale,mais nous, on n'en a plus depuis longtemps

  • Juju, le 03/02/2009 à 16h25

    Le couler au large ? Comme dans la chanson de Sardou, "le cul tourné à St-Nazaire" Le couler pour polluer durant les siècles à venir ? A bin non alors.

  • Superpapy, le 03/02/2009 à 15h18

    Il n y a surement pas assez de chomeurs en France pour le démenteler.

  • Noémie, le 03/02/2009 à 15h11

    A Ulysse : couler un bateau au large en hommage aux services qu'il a rendus, ça allait bien jusqu'au XIXème siècle. Aujourd'hui les bateaux contiennent des produits dangereux et polluants, et on peut penser à notre planète aussi et pas seulement à nos bateaux et à un sens de l'hommage pour un objet qui ne ressent rien. Par contre il est vrai qu'on aurait pu le démanteler chez nous. Cela aurait créé des emplois et certainement coûté moins cher au final, tout en polluant moins (car transporter un bateau, ça consomme, comme pour tout le reste).

  • Hubert, le 03/02/2009 à 12h25

    Voilà une idée dans le plan de relance qui aurait été bonne : le démanteler chez nous !

  • Grrrrrrrrrr, le 03/02/2009 à 12h23

    Plusieurs dizaines de millions d'euro ont déjà été dépensés en allers retours ici et là pour le faire démanteler, encore combien de millions d'euro pour l'emmener en angleterre ? tout cet argent n'aurait pas été plus utile en france pour créer une entreprise qui sache démanteler les bateaux et créer des emplois qui manquent cruellement chez nous ?

  • Ulysse, le 03/02/2009 à 11h35

    Dommage. Un navire devrait être coulé aux large. C'est ça vocation. Un ultime hommage aux service rendus.

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