Petite victoire pour les enseignants-chercheurs

Par D.H. (avec agence), le 25 février 2009 à 17h58 , mis à jour le 25 février 2009 à 19h37

François Fillon a demandé mercredi que le décret statutaire soit réécrit et s'est engagé à ce qu'il n'y ait pas de suppression d'emploi en 2010 et 2011.

François Fillon s'exprimant à l'issue d'une réunion d'urgence à Matignon consacrée à la tempête (26 janvier 2009)François Fillon s'exprimant à l'issue d'une réunion d'urgence à Matignon consacrée à la tempête (26 janvier 2009) © TF1/LCI

Le mouvement des enseignants-chercheurs a marqué un point. Le Premier ministre François Fillon s'est engagé à ce qu'"aucune suppression d'emploi d'enseignant-chercheur" ne soit "effectuée en 2010 et 2011", a annoncé Matignon à l'issue d'une réunion avec Valérie Pécresse et la Conférence des présidents d'universités. Matignon précise aussi que François Fillon a "demandé que le décret statutaire des enseignants-chercheurs soit entièrement réécrit sur la base des discussions conduites" par la ministre de l'Enseignement supérieur avec les organisations concernées.
 
En outre, la compensation financière faite aux universités pour les emplois supprimés en 2009 sera pérennisée dans les budgets des années suivantes. Le Premier ministre a aussi demandé au ministre de l'Education Xavier Darcos et à sa collègue Valérie Pécresse "d'étudier la mise à disposition de professeurs agrégés" des collèges et lycées, "notamment afin de soutenir la mise en oeuvre du plan licence" dans les universités. Le Premier ministre a également "demandé la mise en place d'une commission de suivi permanent de la réforme de la formation des enseignants, comprenant, notamment, des représentants des universités", poursuit le texte.

Suffisant ?

Alors que le mouvement de grève se poursuit depuis 3 semaines dans les universités, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, répète que l'heure est au dialogue. Mais les syndicats de l'enseignement supérieur et la Coordination nationale des universités, qui appellent à deux nouvelles journées de contestation jeudi et le 5 mars, disent ne pas vouloir se contenter d'aménagements techniques. Les contestataires réclament à la fois le retrait de la réforme de leur statut, de celle de la formation des enseignants et l'arrêt des suppressions de postes dans le supérieur. Cette dernière demande a été en partie entendue mercredi par le Premier ministre. La mesure ne concerne pas 2009, car le budget est déjà engagé. Mais Valérie Précesse a assuré sur France info que les 225 emplois supprimés seraient "entièrement compensés dans la masse salariale".

La ministre a invité pour sa part les syndicats d'enseignants-chercheurs et la Conférence des présidents d'université à une réunion de travail vendredi. Claire Bazy-Malaurie, la médiatrice nommée le 11 février, présentera lors de cette réunion ses propositions pour réécrire le décret contesté sur le statut des enseignants-chercheurs.

Par D.H. (avec agence) le 25 février 2009 à 17:58
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