Le monde universitaire bat le pavé contre la réforme

le 18 février 2009 à 15h27 , mis à jour le 19 février 2009 à 21h48

Entre 30.000 et 55.000 personnes ont manifesté partout en France jeudi contre la réforme du statut des enseignants-chercheurs et les suppressions de postes.

Des étudiantes de l'université de Strasbourg manifestent en marge de l'inauguration de l'Université, le 5 février 2009.Des étudiantes de l'université de Strasbourg manifestent en marge de l'inauguration de l'Université, le 5 février 2009. © REUTERS/Vincent Kessler

Les enseignants-chercheurs sont descendus une nouvelle fois dans la rue ce jeudi et la mobilisation ne faiblit pas. Malgré les vacances, entre 30.000 personnes, selon la police, et 55.000, selon les organisateurs, ont défilé dans une vingtaine de villes à l'occasion d'une nouvelle journée de mobilisation des universitaires, organisée à l'appel de la coordination nationale des universités et d'une intersyndicale (FSU, CGT, FO, Solidaires, Sauvons la recherche, Sauvons l'université, Unef), rejointes par l'Unsa Education et le syndicat du supérieur AutonomeSup. A Paris, entre 15.000 et 30.000 personnes, dont une majorité d'étudiants, ont manifesté derrière une banderole  de tête proclamant "universitaires, chercheurs, Biatoss et ITA, étudiants, unis  pour l'enseignement supérieur et la recherche". Pour quelque 200 étudiants, la manifestation s'est terminée par l'occupation d'un amphithéâtre de la Sorbonne, autour de laquelle se sont postées pour l'occasion les forces de l'ordre.

En province, où les étudiants étaient également nombreux, les plus gros cortèges ont réuni entre 2000 et 5000 manifestants à Strasbourg. A Marseille, ils étaient entre 2000 et 5000, à Bordeaux 3000, à Lille de 1500 à 2000 et entre 1000 et 1500 à Poitiers et Orléans. D'autres manifestations ont également eu lieu, notamment  à Lyon, Besançon, Rouen et Toulouse.

Evaluation des enseignants-chercheurs "par leurs pairs"

L'objectif des manifestants ? Le retrait de la réforme du statut des enseignants-chercheurs, le retrait de celle de la formation des enseignants, le rétablissement des postes supprimés dans le supérieur ainsi que le refus du démantèlement des grands organismes de recherche.  De son côté, la Conférence des présidents d'universités, réunie jeudi à Paris, a demandé au gouvernement de "rétablir" les 450 emplois supprimés et de s'engager à ne pas en supprimer jusqu'en 2012, conditions nécessaires à une "sortie de crise". En outre, la CPU a réclamé "des moyens humains supplémentaires, selon une  programmation pluriannuelle" pour que les universités puissent faire face à leurs missions, y compris les nouvelles.

Au Sénat, Valérie Pécresse a affirmé jeudi que la médiatrice nommée pour "lever tous les malentendus dans la communauté universitaire" lui proposerait "un nouveau texte dans les semaines qui viennent". Pour apaiser les enseignants-chercheurs qui craignent que leur indépendance soit remise en cause par cette réforme, Valérie Pécresse a affirmé que "le principe de l'indépendance des enseignants-chercheurs (en) sera la pierre angulaire". S'agissant de leur évaluation, elle a assuré qu'elle serait "nationale" et  "faite par leurs pairs". "Non", a-t-elle poursuivi, "il n'y aura pas d'évaluation locale par les présidents d'université".

D'après agence

le 18 février 2009 à 15:27
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7 Commentaires

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  • Cat, le 19/02/2009 à 10h37

    ET PENDANT CE TEMPS LA CES JEUNES NE FOUTENT RIEN !!!!

  • D DAY, le 19/02/2009 à 10h18

    Je pensais que la recherche avait pour but de faire progresser l'humanité apparemment pas quel conservatisme c'est affligeant.

  • Jpa, le 19/02/2009 à 09h59

    Les gents qui se cachent derriere des nez de clown pour revendiquer me font peur.

  • Charles, le 19/02/2009 à 08h55

    Sarkozy et ses ministres démission ils ont tous faillie e leur mission!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • Crakou, le 19/02/2009 à 08h52

    C'est très bien , il semble que les étudiants , enfin je veut dire ex étudiants, car maintenant leur emplois du temps est plus dans les rues, donc les manifestants ex étudiants ont déjà trouvé leurs voies... La rue, continuez vous avez de l'avenir.....

  • Colette, le 19/02/2009 à 08h12

    Le gouvernement ne doit pas faiblir !!! les réformes sont urgentes

  • Gilles, le 19/02/2009 à 07h30

    Comme sur la photo !!! tous des clowns !!!

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