Les enseignants-chercheurs ont manifesté le 5 février 2009 contre le décret Pécresse © TF1/LCIEntamant lundi une deuxième semaine de mobilisation contre la réforme de leur statut, les enseignants-chercheurs manifesteront mardi à Paris. De son côté, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse mise sur une rencontre mercredi avec la communauté universitaire pour déminer le conflit. Mais, tandis que le corps enseignant de l'université de Paris X-Nanterre a décidé de rejoindre le mouvement en votant la grève jusqu'à jeudi, le Snesup-FSU, premier syndicat national de l'enseignement supérieur, a annoncé lundi qu'il ne participerait pas cette semaine à la réunion de concertation au ministère. Ces deux décisions vont à l'encontre des déclarations de la ministre, lundi, selon qui il existe des "voies de passage" pour sortir du conflit.
"Grève illimitée"
Pas convaincus par les propos jeudi soir de Nicolas Sarkozy, indiquant qu'il était prêt à revoir les modalités de leur évaluation, et fort du succès, selon eux, des manifestations du même jour (30.000 à 53.000 personnes selon les sources), les enseignants-chercheurs ont prévu de nouvelles actions alors que le généticien Axel Kahn a réclamé samedi un retrait du projet de décret. Outre des assemblées générales, une large intersyndicale (FSU, CFDT, CGT, FO, Solidaires, Sauvons la recherche, Sauvons l'université, Unef) appelle à une manifestation nationale à Paris mardi, relayant la proposition lancée le 2 février par une coordination nationale des universités. Cette dernière a aussi appelé ce jour-là à une grève "illimitée", synonyme de cours supprimés ou de rétentions de notes des étudiants. Elle doit se réunir à nouveau mardi ou mercredi, à Paris-VII.
La modification du décret de 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs suscite un mécontentement croissant chez nombre d'entre eux qui craignent l'arbitraire des présidents d'université, une hausse des heures d'enseignement et l'atteinte à leur indépendance. Ils protestent aussi contre la réforme de la formation des enseignants et les suppressions de postes dans l'enseignement supérieur.
(D'après agence)
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