Eric besson en visite à Calais (27 janvier 2009) © TF1/LCIL'opération a été rendue publique mercredi matin sur Europe 1 par Eric Besson lui-même : selon le ministre de l'Immigration, la Police de l'Air et des frontières a lancé "une vaste opération de démantèlement d'une filière clandestine très importante d'origine asiatique". D'ores et déjà, a affirmé Eric Besson, "huit têtes du réseau ont été interpellées", et "il y a des dizaines de perquisitions en cours".
Ce coup de filet a démarré tôt mercredi, dès 6 heures du matin, a affirmé le ministre, qui n'a pas précisé la zone géographique concernée. Mais selon une source proche de l'enquête, cette opération, "sur commission rogatoire d'un juge d'instruction", a été menée "à Paris et dans la région parisienne" et a déjà abouti à "11 interpellations, dont 8 organisateurs, du passeur à la tête de réseau, et 3 étrangers en situation irrégulière".
"Des filières mafieuses, des filières criminelles"
"Pour donner un ordre de grandeur, a ajouté Eric Besson sur Europe 1, ils faisaient payer des ressortissants d'origine asiatique 3000 euros pour faire leur sale travail. Ce sont des filières mafieuses, des filières criminelles. Les passeurs gagnent beaucoup d'argent". Le ministre de l'Immigration, qui a souligné vouloir "déclarer la guerre aux passeurs, aux filières clandestines", a aussi annoncé qu'il signerait jeudi une circulaire par laquelle "nous allons donner aux préfets la possibilité d'accorder des titres de séjour provisoire aux clandestins victimes de filières clandestines qui décideraient de les dénoncer".
Le ministre, qui s'est défendu de vouloir récompenser des collaborateurs, a dit que "son objectif premier était de démanteler les filières". Et de plaider : "Mettez-vous à la place de ces immigrés illégaux, ils sont aujourd'hui dans un statut qui ne leur permet pas de dénoncer leurs tristes conditions puisque, justement, ils n'ont aucune titre de séjour. Ils peuvent avoir peur d'aller voir la police ou la gendarmerie. Avec le système que nous allons mettre en place, ils savent que s'ils dénoncent ceux qui les ont mis dans cette situation, ils peuvent obtenir instantanément un titre de séjour provisoire et coopérer avec la police".
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...





