Valérie Pécresse, après une rencontre marathon pour désamorcer la crise des universités (27 février 2009) © TF1/LCI"La prochaine rencontre aura lieu mardi. Nous retravaillerons sur le décret". Ce décret auquel Valérie Pécresse faisait allusion vendredi en annonçant un prochain round de discussion n'est autre que le fameux texte réformant le statut des enseignants-chercheurs, au centre de la grogne des universités. La ministre a tenté en cette fin de semaine d'accélérer la recherche d'une solution avec des discussions de sept heures avec les présidents d'universités puis trois des syndicats, avant l'annonce de cette prochaine réunion la semaine prochaine.
Ont été reçus la Conférence des présidents d'université, puis les syndicats Sgen-CFDT, Sup'recherche Unsa, Autonomes-Sup. Le principal syndicat de l'enseignement supérieur, le Snesup-FSU, avait pour sa part décliné l'invitation, estimant insuffisant l'ordre du jour. Les acteurs se sont mis d'accord, non sur un nouveau projet de décret à proprement parler mais sur un texte avec de grandes orientations, "principes" présentés par Claire Bazy-Malaurie, la médiatrice chargée de réécrire le décret d'ici la mi-mars. Ce texte prévoit notamment que la modulation de service d'un enseignant-chercheur (la répartition de son emploi du temps entre enseignement, recherche et autres activités), qui sera du ressort de l'université, "ne peut être mise en oeuvre sans l'accord de l'intéressé", une précision qui n'existait pas dans le projet de décret décrié.
"Valérie Pécresse a fait des gestes"
S'agissant des promotions, elles se feront en tenant compte de l'équilibre "entre les disciplines" et d'un équilibre, encore à déterminer, entre un niveau national et local. Une façon de rassurer les enseignants-chercheurs qui craignent la toute puissance des présidents d'université. Autre nouveauté : les équivalences entre les différents types d'activités (cours magistral, travaux pratiques, travaux dirigés) seront précisées dans un "référentiel national". Une réponse à ceux qui redoutent que certaines activités ne soient pas reconnues à leur juste valeur.
"Valérie Pécresse a fait des gestes (...) Toutes les conditions sont réunies pour que la négociation s'ouvre enfin" mardi, a estimé Thierry Cadart (Sgen-CFDT), en invitant tous les syndicats à "venir autour de la table". Une référence au Snesup-FSU, qui, interrogé, a dit attendre de voir l'invitation de la ministre avant de donner une réponse. "Il y a eu des progrès, je ne désespère pas qu'on puisse aboutir à un accord" sur le statut, a noté Jean-Louis Charlet (Autonomue-Sup), parlant de "changement radical" du ministère. Il a toutefois déploré l'absence "d'avancée" sur la formation des enseignants, autre thème de conflit. Un thème sur lequel Valérie Pécresse a promis d'apporter d'ici jeudi, "avec Xavier Darcos (...) un certain nombre de réponses".
D'après agence
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