Pécresse lâche du lest... et sa langue fourche

le 09 février 2009 à 18h57 , mis à jour le 09 février 2009 à 22h54

A la veille d'une manifestation nationale, elle a tenté de désamorcer le conflit des enseignants-chercheurs en nommant lundi une médiatrice.

[Expiré] [Expiré] Valérie Pécresse © AFP/Martin Bureau

A la veille d'une manifestation nationale, Valérie Pécresse a tenté de désamorcer le conflit des enseignants-chercheurs en nommant lundi une médiatrice chargé de "retravailler" le décret controversé, tandis que le ton se durcissait chez certains présidents d'université.

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La modification du décret de 1984 sur ce statut, au coeur du conflit, suscite un mécontentement croissant chez nombre d'entre eux, qui craignent l'arbitraire des présidents d'université, une hausse des heures d'enseignement et une atteinte à leur indépendance.
 
Le retrait des "projets de réforme controversées"
 
La médiatrice devra "retravailler le décret avec l'ensemble de la communauté universitaire, pour lever tous les malentendus qui s'expriment", a précisé sur France Info Valérie Pécresse, qui a évoqué par erreur une entrée en vigueur du nouveau décret pour "la rentrée 2010", au lieu de 2009, avant de rectifier.
 
La nomination de la médiatrice intervient à la veille d'une manifestation nationale à laquelle appellent une large intersyndicale (FSU, CFDT, FO, Solidaires, Sauvons la recherche, Sauvons l'université, l'Unef), la coordination nationale des universités, mais aussi l'Unsa-Education, AutonomeSup ou encore, les étudiants de la Fage, ainsi que les lycéens de l'UNL. La FSU a dit s'attendre mardi, à Paris et en province, à une "mobilisation supérieure" à 50.000 manifestants, soit plus que lors des manifestations du 5 février. Alors que la manifestation devait se dérouler uniquement à Paris, des cortèges sont aussi prévus à Aix-en-Provence, Avignon, Bordeaux, Marseille, Montpellier, Toulouse ou Strasbourg.
 
Par ailleurs, lundi, une dizaine de présidents ou vice-présidents d'universités (sur 83 au total), ont durci le ton, demandant au gouvernement, dans un appel solennel lancé à la Sorbonne, de "retirer ses projets de réforme controversés", réforme du statut de 1984 et réforme de la formation des enseignants.
 

(D'après agence)

le 09 février 2009 à 18:57
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5 Commentaires

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  • Enghien, le 10/02/2009 à 10h30

    LA France étant ingouvernable.......quoi faire d'autre. Même le Président de l'université qui s'était engagé auprès de V. Pécresse "change de veste".....

  • Dominique, le 09/02/2009 à 21h43

    Est ce que nos ministres auraient compris qu'il fallait AUSSI écouter la rue, et les professionnels concernés.

  • Marie, le 09/02/2009 à 19h28

    Et qu'en est-il de la réforme du CAPES?

  • Martin, le 09/02/2009 à 19h16

    Le successeur de Sarkozy aura beaucoup de réformes à remettre en chantier !

  • Moos, le 09/02/2009 à 19h07

    La France est ingérable

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