Les manifestants à Paris, le 29 janvier 2009 © LCILe principe d'une deuxième journée d'action interprofessionnelle le 19 mars, après celle du 29 janvier, avait déjà été arrêté lundi. Il s'agissait de maintenir la pression avant le "sommet social" à l'Elysée, prévu le 18 février, et d'infléchir la politique gouvernementale sur le pouvoir d'achat et le chômage, alors même qu'un sondage montre que les revendications sont largement soutenues dans l'opinion. Ce jeudi, sans surprise, sept fédérations de l'Education (Faen, Ferc-CGT, FO, FSU, Sgen-CFDT, Sud-Education et Unsa Education) ont appelé à la grève et aux manifestations pour cette journée.
Les syndicats d'enseignants "considèrent que les réponses apportées lors de l'intervention du président de la République restent loin des attentes et des exigences portées par la mobilisation du 29 janvier". Et ils jugent que le président "a au contraire maintenu intégralement les suppressions de postes et les orientations contestées de sa politique et a caricaturé à la fois les revendications et la réalité, qu'il s'agisse de l'Université et de la Recherche ou des moyens consacrés à l'éducation". Pendant que "les pressions sur les personnels et les tentatives de remise en cause du droit syndical se poursuivent". Les sept fédérations de l'Education demandent donc "solennellement" au gouvernement de "renoncer enfin à la totalité des suppressions de postes dans les enseignements scolaires et supérieur (...)" et de "répondre positivement et sans attendre à la mobilisation des personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche".
Les revendications se rejoignent
Pendant que les enseignants se préparent ainsi à descendre de nouveau dans la rue, le ton monte au niveau des universités sur le dossier des enseignants-chercheurs, mais aussi sur le thème de la formation des enseignants. Les revendications se rejoignent ainsi à tous les niveaux du monde de l'éducation, et les deux membres du gouvernement concernés, Xavier Darcos et Valérie Pécresse, se retrouvent tous deux contestés.
La Conférence des présidents d'universités, qui réunit les présidents des 83 universités françaises et des directeurs d'autres établissements (Ecoles normales supérieures, grands établissements, grandes écoles...), a ainsi demandé jeudi à Xavier Darcos "de repousser à 2011" la réforme sur la formation des enseignants et a émis de "fortes réserves" sur la médiation proposée par Valérie Pécresse sur le statut des enseignants-chercheurs.
"La confusion croissante engendrée par la précipitation dans laquelle la réforme de la formation des maîtres a été engagée, en compromet gravement la qualité", a estimé, dans un communiqué, le conseil d'administration de cette instance, qui s'est réunie mercredi soir. En outre, si la CPU estime que "remettre sur le chantier le projet de révision du décret de 1984 (sur le statut des enseignants-chercheurs, ndlr) est aujourd'hui indispensable", elle "exprime de fortes réserves sur la nature et la durée de la médiation proposée, qui ne répondent pas à l'urgence de la situation".
D'après agence
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