Manifestations des enseignants-chercheurs le 5 février 2009. © TF1/LCICinq semaines de conflit, cinquième manifestations. Des milliers d'enseignants, chercheurs et étudiants ont à nouveau manifesté mercredi à Paris et en province contre les réformes universitaires. Le gouvernement pensait la semaine dernière avoir désamorcé la contestation en rédigeant un nouveau décret sur le statut des enseignants-chercheurs, mais le mouvement reste mobilisé et s'élargit à d'autres revendications.
Derrière une banderole proclamant "De la maternelle à l'université, pour la défense du service public", 25.000 personnes, selon les organisateurs, 8.000 d'après la police, ont manifesté à Paris. A Marseille, ils étaient entre 1.000 et 3.000, selon les sources. Cette mobilisation "montre l'insatisfaction persistante du monde de l'éducation", a déclaré Gérard Aschieri, dirigeant de la FSU. Cette journée de manifestations était la cinquième depuis le 2 février, point de départ d'une contestation qui met en difficulté les ministres de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur.
Les IUT également touchés
Cette dernière a obtenu l'accord de trois syndicats sur un nouveau projet de décret mais le blocage demeure sur le dossier de la formation, qui dépend, lui, de Xavier Darcos. Le Snesup, principal syndicat du supérieur, a refusé pour sa part de s'asseoir à la table des négociations et demande le retrait de tous les textes contestés.
De plus, près de 70 universités sont toujours représentées dans les différentes coordinations nationales, qui remettent en cause l'ensemble de la politique universitaire du gouvernement. Les étudiants de l'Unef et l'Union nationale lycéenne sont également engagés dans le mouvement, dans l'attente de la journée d'action de l'ensemble des syndicats français le 19 mars. "Nous demandons aux ministres de revoir leur copie", a dit l'Unef dans un communiqué, alors qu'une quarantaine d'universités sur 70 restaient bloquées totalement ou partiellement mercredi.
En outre, la fronde gagne les Instituts universitaires de technologie. Au total, 22 IUT sur 33 ont voté mercredi une grève reconductible, selon un collectif. La plupart des opposants aux réformes de l'université veulent une négociation globale sur un large périmètre, de la formation des enseignants à la restitution des 900 emplois supprimés dans l'enseignement supérieur en 2009, et l'arrêt du "démantèlement" des organismes de recherche.
(D'après agence)
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