Manifestations des enseignants-chercheurs le 5 février 2009. © TF1/LCIAlors que les enseignants-chercheurs descendent à nouveau dans la rue jeudi pour appuyer les négociations sur la réforme de leur statut, le syndicat AutonomeSup a estimé "possible" que les discussions prévues vendredi au ministère de l'Enseignement supérieur sur le statut des enseignants-chercheurs "n'aboutissent qu'à un constat de désaccord", dans un communiqué.
Le syndicat appelle "tous les universitaires à participer à la journée de lutte" de jeudi, journée de manifestations partout en France à laquelle appellent la coordination des universités et une intersyndicale de l'enseignement supérieur. AutonomeSup, trois autres syndicats (Sgen-CFDT, FO, Unsa) et la ministre Valérie Pécresse se sont quittés dans la nuit de mardi à mercredi, après 10 heures de négociations consacrées à réécrire un projet de décret statutaire, en se donnant rendez-vous vendredi pour aborder la question des promotions (lire notre article).
Constat de désaccord
Mais selon AutonomeSup, les négociations "se sont arrêtées sur un constat de désaccord sur le problème des promotions", dit-il, ne se disant "pas satisfait du climat dans lequel les négociations ont été menées". Il en impute la cause "à l'attitude du ministère qui a tenté de reprendre d'une main ce qu'il avait accordé de l'autre" lors d'une précédente réunion vendredi dernier. Le syndicat estime également ne pas avoir reçu de "réponse" à ses propositions concernant la réforme de la formation des enseignants du premier et second degré. Les protagonistes se sont toutefois mis d'accord sur la question de la modulation de service des enseignants-chercheurs (l'organisation de son emploi du temps) et sur leur évaluation.
(D'après agence)
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