Statut des enseignants-chercheurs : Pécresse lâche du lest

le 04 mars 2009 à 07h28 , mis à jour le 04 mars 2009 à 09h01

Les discussions entre Valérie Pécresse et syndicats ont abouti à une avancé sur l'emploi du temps et l'évaluation des chercheurs.

enseignants chercheurs réforme universitéManifestations des enseignants-chercheurs le 5 février 2009. © TF1/LCI

Valérie Pécresse et quatre syndicats de l'enseignement supérieur qui négociaient sur la réforme du statut des enseignants-chercheurs se sont quittés dans la nuit de mardi à mercredi après avoir avancé sur deux grandes questions, remettant un dernier sujet à vendredi prochain.

"On a très bien travaillé, on a avancé sur toute une série de sujets", a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur à la presse, après plus de dix heures de négociations destinées à écrire un nouveau projet de décret. Parmi les "terrains d'entente", elle a cité la question de la modulation de service des enseignants-chercheurs (organisation de leur emploi du temps en fonction de l'enseignement, la recherche et les autres activités) et celle de leur évaluation. Il restait toutefois à trouver un accord sur la question des promotions. A ce sujet "nous nous retrouverons vendredi", a-t-elle ajouté.

La question difficile des promotions

Thierry Cadart, pour le Sgen-CFDT s'est félicité d'avoir trouvé un "consensus" sur "la plupart des points" et dit espérer aboutir vendredi sur "la question difficile" des promotions. "On aurait tous voulu conclure. Il reste un point de blocage", a estimé Yves Markowicz (Sup'Recherche Unsa), se réjouissant toutefois d'avoir "maintenant un texte fortement réécrit". Etaient présents également FO et Autonome Sup. Le Snesup-FSU, premier syndicat, avait décliné l'invitation, estimant trop "restreint le cadre des discussions".
 
Après s'être mis d'accord sur des grands principes lors d'une précédente réunion vendredi, les protagonistes se sont attelés à la réécriture de ce décret, demandée la semaine dernière par le Premier ministre. L'ancienne version de ce projet de décret est l'un des sujets à l'origine de la colère des universitaires depuis plus de cinq semaines. Parmi les avancées, déjà décidées vendredi dernier, figure le fait que la modulation de service d'un enseignant-chercheur devra désormais être "choisie et acceptée par l'intéressé", a souligné Valérie Pécresse. Leur évaluation sera "nationale", effectuée par les "pairs, dans le cadre de leur discipline", a-t-elle ajouté. Est donc bien abandonnée une mesure transitoire (de trois ans) qui permettait aux universités de faire cette évaluation en attendant que le Conseil national des universités (CNU, instance chargée de l'évaluation) se réorganise. Vendredi, "il nous reste à trouver le bon équilibre entre les promotions" faites "au niveau national" et celles réalisées "au niveau local" (de l'établissement), a-t-elle dit. Les protagonistes se pencheront aussi sur l'écriture d'un décret sur la réorganisation du CNU.

(D'après agence)

le 04 mars 2009 à 07:28
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10 Commentaires

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  • Jean Louis, le 05/03/2009 à 06h53

    Quel lapsus. Mme Pécresse a certainement voulu dire :"nous avons bien reculé" . Et des fonctionnaires évalués par eux même, quelle hypocrisie.

  • Kafka, le 04/03/2009 à 17h34

    La ministre ne lâche rien. Elle tente de faire bonne figure en vue des élections. Les universitaires ne s'y trompent pas et les protestations continueront. Toutes ces réformes à la va vite (école, lycées, hôpital ,université) poussent dans la rue des personnes d'horizon très divers qui ne demandent rien d'autres que de continuer à bosser. Pour ceux qui voient dans les enseignants -chercheurs des nantis, qu'ils viennent dans les universités voir nos conditions de travail..D'ailleurs si ce statut est si privilégié pourquoi ceux qui nous critiquent n'ont pas choisi ce métier??? (ah oui c'est pas facile et les études sont longues...et très sélectives....et on est pas très bien payé...)

  • Laurent, le 04/03/2009 à 16h40

    Quelle haine vis a vis des professeurs. Si ils travaillaient pour l'argent, ils ne seraient pas professeur. Par exemple, moi avec mon Bac 5 a 30 ans je gagne 2800 euros /mois ce qui est une moyenne pour les ingé, commerciaux et autes. Mon amie proffesseurs, avec These (bac 9), agregée, et capes, a 30 ans enseignant chercheur a 1800 euros ... Sa semaine de "vacance" a été passé en Irlande a ses frais pour faire de la recherche ... Enfin. Si vous critiquez ayez l'intelligence pour devenir professeur vous meme. Bonne journée.

  • Historix, le 04/03/2009 à 16h25

    Le plus triste est que seuls 30% des enseignants chercheurs sont dans les sciences ou la médecine, tout le reste squate nos impôts , et il ne faut rien dire car indépendance de la recherche, mais dépendance totale de nos impôts, recrutement sans concours , sur place , e bella la vita

  • El, le 04/03/2009 à 13h28

    Un pas en avant, deux en arrière ... c'est pas comme ça que les manifs vont s'arrêter ...

  • Fanfan, le 04/03/2009 à 12h11

    Ils vont continuer à pourvoir faire cours devant 2 ou 3 étudiants , toucher des heures sup avec ça et continuer leurs lucratives petites activités autres que d'enseignments!bravo on est bien parti pour être les derniers dans les universités, les profs( pas tous mais de plus en plus) qui s'en tape de l'enseignement et des étudiants nuls puisqu'aucune sélection! ceux qui sont dans la rue qui braillent tous les jours ou presque empêchent les autres de travailler et surtout empêchent toute réformeen quoique ce soit sont les plus privilégiés et en plus on les écoute. La majorité est silencieuse mais la cocotte bouillonne.

  • JC, le 04/03/2009 à 11h44

    De recul en recul, ils ne feront pas mieux que leurs prédécesseurs et l'Université française continuera à péricliter

  • JC, le 04/03/2009 à 11h43

    De recul en recul, ils ne feront pas mieux que leurs prédécesseurs et l'Université française continuera à péricliter

  • Josée, le 04/03/2009 à 10h26

    Encore un recul du gouvernement, cela finira mal, les électeurs de N.Sarkozy en ont assez des promesses non tenues et des réformes renvoyées sine dié.sans parler de l'argent du ontribuable distribué au bon plaisir des syndicats.

  • Christian, le 04/03/2009 à 09h24

    Ces nantis et privilégiés de la fonction publique feraient bien de travailler un peu plus au lieu de faire grève. Ne cherchez pas d'autres raisons à la médiocrité de la recherche française ? Plus des 3/4 des des soit disant chercheurs ne parlent pas l'anglais ?

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