120 établissements du second degré bientôt sécurisés

le 03 avril 2009 à 12h07 , mis à jour le 03 avril 2009 à 12h22

Le gouvernement a recensé 120 établissements scolaires particulièrement touchés par des "intrusions" et dont la sécurité va être renforcée.

lycée gagny seine-saint-denis © TF1/LCI

"Les rectorats ont identifié à ce jour 120 établissements particulièrement concernés par des phénomènes d'intrusion, sur lesquels nous allons cibler notre action", annonce vendredi le ministre de l'Education, Xavier Darcos, dans une interview au Parisien. Le 24 mars dernier, après l'intrusion d'une bande armée dans un lycée de Gagny, en Seine-Saint-Denis, Nicolas Sarkozy avait demandé aux ministères de l'Education et de l'Intérieur de recenser tous les établissements touchés par des "intrusions" afin de prendre les mesures qui s'imposent. Ils avaient jusqu'à aujourd'hui pour le faire.
 
Selon Xavier Darcos, la "violence importée" est dans 15% des cas "le fait de personnes totalement extérieures à l'établissement". Ce phénomène est nouveau affirme le ministre, "et ce qui l'est aussi c'est que certaines de ces incursions peuvent se faire avec des armes", assure-t-il. "Le plus souvent avec des armes blanches ou des objets utilisés comme des armes : barres de fer, bâtons...", précise Michèle Alliot-Marie, également interviewée dans le Parisien. La "liste" des établissements concernés ne sera pas publiée. "Il n'est pas question de stigmatiser tel ou tel établissement", justifie Xavier Darcos. "L'idée est que dans ces collèges et lycées on fasse valider ou actualiser le diagnostic de sécurité pour mieux cibler les actions à y mener." 

11,8 incidents graves pour 1000 élèves

Xavier Darcos rappelle que depuis 2007 la création de Sivis, un logiciel d'enquête national "permet de mesurer le niveau de la violence scolaire". Au cours de l'année 2007-2008, 11,8 incidents graves ont été signalés pour 1.000 élèves, selon ce procédé. "Ces actes de violences graves, plus fréquents dans les collèges que les lycées, ont pour 85% d'entre eux été commis par des élèves de l'établissement et pour 36% relevaient de la violence entre élèves, qui sont aussi souvent les victimes", ajoute-t-il.
  
Le ministre de l'Intérieur assure de son côté qu'à Paris "depuis la rentrée 1.215 faits ont été commis dans ou aux abords des établissements scolaires" et ont engendré 175 interpellations. Sans "systématiser", Michèle Alliot-Marie veut "développer" les caméras au sein des établissements. Son collègue de l'Education souligne cependant que "les contrôles humains aux entrées et sorties sont également essentiels". "Quant au lien plus étroit avec la police", conclut-il, "j'observe qu'en Angleterre, cela ne choque personne de voir un policier en uniforme passer régulièrement dans une école." 

le 03 avril 2009 à 12:07
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4 Commentaires

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  • Martin Brigitte, le 05/04/2009 à 23h45

    C'est un budget utile, plus c'est sécurissant plus les enseignants peuvent travailler plus et mieux.

  • Virgile, le 05/04/2009 à 12h20

    On va finir par faire comme ds certains établissements aux Etats Unis, c'est à dire caméras, personnels de sécurité et ontrole de chaque élèves à chaque entrée!!!! C'est quand même bien débile de s'attaquer à des établissements scolaires, là où nous sommes sencer éduquer, apprendre des choses et ou il y a plein d'innocents!!!!

  • Quentin Grand, le 04/04/2009 à 12h15

    Il me semble qu'une telle mesure ne peut qu'être félicitée au vu des évènements récents qui secouent les établissements scolaires! Etant moi même lycéen et siégeant au Conseil National de la Vie Lycéenne, la pésence de policiers en uniformes aux abords directs des lycées m'apparaît comme nécessaire afin de cntenir de trop nombreux débordements.

  • Guillaume, le 03/04/2009 à 16h04

    1. Nous ne sommes pas en Angleterre. Et un policier n'a rien a faire dans une ecole. C'est une securité contre toute dérive totalitaire et arbitraire. Pourquoi la retirer? Sachant qu'un simple accord du proviseur suffit a permettre l'entrée de la police dans l'établissement en question. 2. Ce n'est psa un phenomene nouveau, loin de la. Venant d'un lycée au milieu de cités je peux le dire. 3. Pourquoi ne pas mettre plus de surveillants tout simplement? Un lycée de 2000 lycéens tourne actuellement avec 4 surveillants. Et il est rare qu'ils soient la les 4 en même temps. Donc a 1 surveillant pour 500 élèves ( minimum) devons nous vraiment être étonnés? 4. Et la solution n'est pas de recruter massivement non... Pas du tout... Jamais... 5. Il est bien beau d'opposer la police aux jeunes violents; mais si on tuait cette violence a sa source? La misère? Le désespoir?

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