© TF1/LCI"Les rectorats ont identifié à ce jour 120 établissements particulièrement concernés par des phénomènes d'intrusion, sur lesquels nous allons cibler notre action", annonce vendredi le ministre de l'Education, Xavier Darcos, dans une interview au Parisien. Le 24 mars dernier, après l'intrusion d'une bande armée dans un lycée de Gagny, en Seine-Saint-Denis, Nicolas Sarkozy avait demandé aux ministères de l'Education et de l'Intérieur de recenser tous les établissements touchés par des "intrusions" afin de prendre les mesures qui s'imposent. Ils avaient jusqu'à aujourd'hui pour le faire.
Selon Xavier Darcos, la "violence importée" est dans 15% des cas "le fait de personnes totalement extérieures à l'établissement". Ce phénomène est nouveau affirme le ministre, "et ce qui l'est aussi c'est que certaines de ces incursions peuvent se faire avec des armes", assure-t-il. "Le plus souvent avec des armes blanches ou des objets utilisés comme des armes : barres de fer, bâtons...", précise Michèle Alliot-Marie, également interviewée dans le Parisien. La "liste" des établissements concernés ne sera pas publiée. "Il n'est pas question de stigmatiser tel ou tel établissement", justifie Xavier Darcos. "L'idée est que dans ces collèges et lycées on fasse valider ou actualiser le diagnostic de sécurité pour mieux cibler les actions à y mener."
11,8 incidents graves pour 1000 élèves
Xavier Darcos rappelle que depuis 2007 la création de Sivis, un logiciel d'enquête national "permet de mesurer le niveau de la violence scolaire". Au cours de l'année 2007-2008, 11,8 incidents graves ont été signalés pour 1.000 élèves, selon ce procédé. "Ces actes de violences graves, plus fréquents dans les collèges que les lycées, ont pour 85% d'entre eux été commis par des élèves de l'établissement et pour 36% relevaient de la violence entre élèves, qui sont aussi souvent les victimes", ajoute-t-il.
Le ministre de l'Intérieur assure de son côté qu'à Paris "depuis la rentrée 1.215 faits ont été commis dans ou aux abords des établissements scolaires" et ont engendré 175 interpellations. Sans "systématiser", Michèle Alliot-Marie veut "développer" les caméras au sein des établissements. Son collègue de l'Education souligne cependant que "les contrôles humains aux entrées et sorties sont également essentiels". "Quant au lien plus étroit avec la police", conclut-il, "j'observe qu'en Angleterre, cela ne choque personne de voir un policier en uniforme passer régulièrement dans une école."
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