Le second semestre validé d'office ?

le 07 avril 2009 à 12h59 , mis à jour le 07 avril 2009 à 13h11

Après 10 semaines de grève, la coordination nationale soutient les universitaires qui décideraient de valider automatiquement le 2e semestre pour les étudiants.

enseignants chercheurs réforme universitéManifestations des enseignants-chercheurs le 5 février 2009. © TF1/LCI

Alors que le mouvement de contestation des universitaires entre dans sa dixième semaine, la coordination nationale des universités a affirmé mardi dans un communiqué qu'elle soutenait les établissements qui décideraient de valider automatiquement le deuxième semestre pour les étudiants.
 
La coordination nationale des universités, réunie toute la journée lundi à Paris-III, a pris cette décision dans une motion votée à cette occasion. Ainsi, elle "soutient les UFR (unité de formation et de recherche, dans les universités, ndlr), et les IUT (instituts universitaires de technologie) qui décideraient la validation automatique du semestre pour les étudiants et l'obtention de la note nécessaire pour s'inscrire dans la formation de leur choix". La semaine dernière, des enseignants-chercheurs de l'Université de Toulouse avaient évoqué cette possibilité, aussitôt dénoncée par la porte-parole de la Conférence des présidents d'université (CPU) Simone Bonnafous. "Ce qu'on ne veut pas, c'est que les diplômes soient donnés. Cela a été évoqué, c'est inadmissible", avait-elle affirmé.

 

"Une marche sur Paris" et "la convergence des luttes"
 
Lundi, à Rennes II, des étudiants ont bloqué pendant plusieurs heures le hall d'entrée de la présidence de l'université, réclamant notamment "un semestre blanc", c'est à dire l'octroi automatique des examens pour tous les étudiants de l'université en grève ou bloquée depuis plus de deux mois. S'agissant de son programme d'action, hormis trois journées de manifestations (les 8 et 28 avril et 1er mai) la coordination entend organiser pendant trois jours "une marche sur Paris", à partir d'un point encore à préciser. Elle appelle aussi "à la radicalisation du mouvement" à "la désobéissance civile" et à la "convergence des luttes" notamment avec "les hôpitaux", l'"ensemble des services publics" ou encore les "sans-papiers".

 

(D'après agence)

le 07 avril 2009 à 12:59
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23 Commentaires

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  • Prof gréviste, le 27/04/2009 à 12h33

    Je suis prof en grève. Vos diplômes ne vaudront plus rien avec le passage à l'autonomie. Ils n'y aura plus de reconnaissance nationale des diplômes. C'est contre cette catastrophe annoncée de la loi LRU que nous sommes en grève. N'oubliez pas que c'est le gouvernement qui est à l'origine de ces blocages, c'est donc contre lui qu'il faut vous retourner. Nous faisons notre possible pour que malgré ce mépris, les étudiants ne soient pas pénalisés par le plus grand mouvement de grève universitaire depuis 68. Quand on bloque la production d'une usine, pour défendre l'emploi, les produits qu'elle fabrique ne sont pas mis sur le marché. Quand on bloque l'université et la production du savoir pour défendre l'avenir des étudiants, et bien les diplômes ne sont pas attribués. Estimez vous heureux on vous propose à tous d'avoir vos diplômes, c'est mieux que RIEN! Engagez vous dans la lutte pour faire reculer le gouvernement (ils sont aux abois) et les cours pourront reprendre.

  • Jean2, le 24/04/2009 à 17h34

    L'avantage avec la mer, c'est que l'on ne peut pas tricher

  • Roro, le 07/04/2009 à 17h02

    Je trouve celà terriblement choquant !!! Je suis moi meme etudiant en master de droit dans une université non greviste ou nous devons redoubler d'efforts pour avoir nos examens dans des conditions de plus en plus dures et certains pourraient avoir leur semestre en fesant la fete et la greve?! Quelle image de l'université française!! je suis ecoeuré de lire ça !

  • Frédéric, le 07/04/2009 à 16h52

    Rien de mieux qu'un semestre blanc pour dévaloriser un diplôme ou une promotion. Que les étudiants cessent d'être les jouets des manipulations politiques, qu'on arrête de leur mentir avec de belles promesses et des incitations à la révolte. On devrait condamner les syndicats qui utilisent cette cible si facile, des jeunes suffisamment mures pour penser, analyser et vouloir être entendu, et suffisamment inexpérimenté pour être amené là où l'on veut. Nous avons besoin d'une jeune génération formée et lucide, et ce n'est pas en l'envoyant dans les rues que nous obtiendrons une France meilleure. Tant qu'aux enseignats qui n'assurent pas leur cour, étant moi même enseignant je trouve cela honteux, c'est prendre des jeunes dont nous avons la responsabilité en otage, ils n'y peuvent rien dans les décisions de l'Etat, et pourtant ce sont eux que l'on handicape le plus. Les médias, les campagnes de communication, mobiliser l'électorat,...il y a bien des façons d'attirer l'attention de la classe dirigante, les grêves et manifestations ne sont que les plus faciles.

  • Eric, le 07/04/2009 à 16h06

    Fallait pas faire greve

  • Michael, le 07/04/2009 à 15h45

    Et puis quoi encore ? ils préfèrent la manifestation plutôt que d'aller en cours , qu'ils en supportent les conséquences et qu'on ne leur fasse pas de cadeaux , nan mais!!!

  • Yeufteu, le 07/04/2009 à 14h52

    Il y avait un temps ou le bac se méritait (l'ayant passé en 2000, je n'en fait pas partie...), et ou il fallait travailler afin de l'obtenir. Aujourd'hui, du simple bachotage a la portée des gens motivés suffit (d'ou les 90% de réussite). Puis vient le temps ou il fallait mériter son diplome (la j'espere en faire partie...). Apparement, aujourd'hui, il parait plus simple de faire greve et de tenir assez longtemps afin de justifier un diplome en cadeau, et en plus gratuit (pour la plupart des formations)... Decidement, je plains les prochains diplomés qui seront jugés par leur futur employeur sur leur seule capacité à défendre un diplome qui ne vaut plus rien, plutot que de démontrer la force de leurs acquis !

  • Tony, le 07/04/2009 à 14h49

    Je ne comprend pas comment on peut valider un semestre qui n'a pas été réalisé. A la rigueur ça ne serait pas les élèves qui auraient bloqués ça serait compréhensible. Mais là, ils se permettent de bloquer leurs FAC (ils se privent donc d'éducation) et demandent en plus qu'on leur donne leur semestre. Le pire dans tous ça c'est que le diplôme va perdre de sa valeur....Ils auraient pu laisser au moins ceux qui veulent bosser le faire et eux(les manifestants) auraient pu aller dans la rue manifester.

  • Benjamin, le 07/04/2009 à 14h36

    Heu...lutter oui, faire n'importe quoi non

  • Un ancien, le 07/04/2009 à 14h36

    Et puis quoi encore? Un diplôme authentifie des études faites et réussies. Et non une "grève" et à fortiori une séquestration. Où allons nous si ceux qui sont censés être l'élite intellectuelle de notre pays, obtienne leur diplôme par la force illégale !

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