Second semestre validé d'office : Pécresse dit non

Par F.B, le 08 avril 2009 à 10h12 , mis à jour le 08 avril 2009 à 10h46

"Il est essentiel que tous les enseignements qui n'ont pas été assurés ces dernières semaines le soient avant les examens", déclare la ministre, mettant en avant "la crédibilité de nos universités".

Valérie Pécresse, après une rencontre marathon pour désamorcer la crise des universités (27 février 2009)Valérie Pécresse, après une rencontre marathon pour désamorcer la crise des universités (27 février 2009) © TF1/LCI

Faut-il valider automatiquement le deuxième semestre universitaire, fortement perturbé par le mouvement des enseignants-chercheurs ? La coordination nationale des universités s'y est déclarée favorable. Valérie Pécresse, est contre. Dans les colonnes du quotidien Aujourd'hui en France, la ministre de l'Enseignement supérieur s'explique sur ce refus : "Il est essentiel que tous les enseignements qui n'ont pas été assurés ces dernières semaines le soient avant les examens", déclare-t-elle. "Il en va de la crédibilité de nos universités à l'étranger et de la valeur de nos diplômes".
 
Valérie Pécresse estime que "si le rattrapage est organisé sous quinze jours, en mettant  les cours en ligne ou en organisant des enseignements supplémentaires, le second semestre sera sauvé. En revanche, si au retour des vacances de Pâques, les cours continuent à  être perturbés, l'année universitaire sera menacée". Un blocage qui risque de s'étendre aux épreuves du baccalauréat 2009. Certains enseignants-chercheurs ont en effet manifesté leur refus de présider les jurys du bac.

 
Radicalisation du mouvement ?
 
Après dix semaines de grève, enseignants chercheurs et étudiants restent mobilisés. La coordination nationale des universités et le syndicat Snesup FSU appellent à une nouvelle journée d'action ce mercredi. Lundi déjà, ce mouvement appelait "à la radicalisation du mouvement", à "la désobéissance civile" et à la "convergence des luttes" notamment avec "les hôpitaux", "l'ensemble des services publics" ou encore les "sans-papiers".
 
Une radicalisation du mouvement qui semble s'esquisser. En début de semaine, plusieurs universités ont été occupées par des étudiants grévistes. A Strasbourg, un groupe d'une centaine d'étudiants ont fait irruption lors d'une réunion au cours de  laquelle les 31 directeurs d'Unités de formation et de recherche présents  venaient de voter la fin du blocage des trois bâtiments de l'université réoccupés depuis. A Montpellier, la majorité des membres des trois conseils de l'université Montpellier II (Sciences) et de la présidence s'est déclarée opposée aux principales réformes en cours dans l'enseignement supérieur et la  recherche, au cours d'un congrès qui s'est achevé mardi.

 
Le PS en renfort
 
Bruno Julliard, secrétaire national du Parti Socialiste à l'éducation, a affirmé mardi qu'il est de "la responsabilité du gouvernement" de répondre aux "revendications des organisations syndicales" pour permettre une reprise des cours et la préparation des examens. "Il faut que le calendrier universitaire en cette fin d'année soit modifié"  de façon à ce que "les étudiants puissent préparer les examens dans de bonnes  conditions", a affirmé l'ancien président de l'Unef. Pour autant, Bruno Julliard n'est pas favorable à tout acte de violence ou de radicalité qui coûterait "à la crédibilité du mouvement".

 

D'après agence

Par F.B le 08 avril 2009 à 10:12
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5 Commentaires

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  • Milord, le 18/05/2009 à 19h49

    Je vais demander à mon patron s'il veut bien me payer après trois mois d'absence !

  • Arthur, le 29/04/2009 à 00h27

    Ben pourquoi pas, c'est logique, ce serait comme payer un salarié qui fait grève, mais par contre, que la ministre ne s'étonne pas que le mouvement se radicalise après le mépris dont elle a fait preuve. cela fait plus de 8 semaines que le mouvement national est lancé, et les seuls chose qu'elle ai faite sont des changements mineurs dans la loi. Aucune concertation, ni même dialogue...rien, une sourde oreille totale de quelqu'un qui à l'air de découvrir aujourd'hui qu'il y a grève dans les université...et ben bravo a la ministre, elle a compris son job

  • DOdy, le 17/04/2009 à 22h33

    Et vous ne pensez pas à ceux qui ont manifesté pour vous? Et nous, même si on ne manifeste pas, c'est comme ça que vous comptez avoir vos exams? On ne les aura pas nos exams comme ça!! En 15 jours! Ouvrez les yeux, on a des baux à céder, des stages à faire, des jobs d'été!!!

  • Le Voyageur, le 08/04/2009 à 11h28

    Valérie Pécress a parfaitement raison. En déplacement, je mentionnais l'exmple de Rennes 2 hier soir, et cela a déclenché l'hilarité générale de mes colllègues étrangers. Faire Grève et demander la validation de non-acquis comme acquis, c'est du plus profond ridicule. Leur choix a été la grève, ils assument !

  • Jules, le 08/04/2009 à 11h02

    Bravo madame le ministre tenez bon les étudiants qui ont malgré TOUT travaillé verront-ils leur trimestre validé?

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