Trafic de diplômes : Poitiers dément, Toulon doute

le 16 avril 2009 à 17h15 , mis à jour le 16 avril 2009 à 18h21

La présidence de l'université de Poitiers a "démenti toutes fraudes" aux examens, jeudi, après l'annonce de trafics présumés de diplômes monnayés à des étudiants chinois.

étudiants amphi examen partiel fac université étudierImage d'archives © Sxc Kalilo

"Nous dénonçons ce genre de pratiques et démentons formellement toutes fraudes organisées de ce type à l'Université de Poitiers", indique la présidence jeudi après l'annonce de trafics présumés de diplômes monnayés à des étudiants chinois dans plusieurs universités françaises. "Les procédures internes de l'Université de Poitiers de validation des examens et de délivrance des diplômes rendent impossible toutes démarches frauduleuses de ce type", affirme le communiqué.

Plus d'infos

 
"Au sein de l'Université, l'Institut d'administration des entreprises (IAE) de Poitiers gère effectivement de nombreux diplômes à l'étranger... Ces diplômes sont soumis aux mêmes règles que les diplômes gérés en France", précise le texte qui relève que "la part des étudiants chinois est très faible (2,41% du total des inscrits)".  "La collaboration actuelle avec l'Institut Franco-Chinois de Management de l'Université de Nanchang dure depuis 12 ans", rappelle encore l'Université pour qui "il n'est pas possible d'inscrire dans la durée de tels partenariats sans avoir une politique de sélection et de formation rigoureuse".
 
Pau, La Rochelle ?
 
De son côté, le président de l'université de Toulon, doute de l'existence d'un tel trafic. "Je n'y crois pas tant que les faits ne sont pas établis. J'ai beaucoup de mal à imaginer que des diplômes soient vendus", a déclaré jeudi sur France Bleu Provence, le président de l'université de Toulon Pierre Sanz de Alba. Pour le président de l'université de Toulon, les contrôles doivent pourtant permettre d'éviter ce type de trafics. "Sur le plan technique, une fois les copies décachetées, les notes sont inscrites sur un procès-verbal puis saisi sur un logiciel sur lequel on ne peut plus les corriger", a-t-il expliqué. "On a comparé les copies rendues depuis 2004 par les étudiants avec les notes figurant sur les procès-verbaux. Cela correspond". Les universités de Pau et La Rochelle ont également démenti jeudi toutes fraudes aux examens.
 
Plusieurs universités pourraient être concernées par des trafics présumés de diplômes monnayés à des étudiants chinois, et deux enquêtes, judiciaire et administrative, sont ouvertes après des dénonciations à l'université du Sud-Toulon-Var. Selon le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, quatre à cinq autres facultés situées dans des villes de taille moyenne, pourraient être concernées par des trafics similaires. Le quotidien Le Monde a cité les universités de Pau, La Rochelle, Poitiers et une autre en région parisienne.

 

L'Uni se porte partie civile

L'organisation étudiante Uni a annoncé jeudi, avoir décidé de se porter partie civile dans le cadre de l'instruction judiciaire en cours à Marseille sur des trafics présumés de diplômes monnayés à des étudiants chinois. Cette affaire "pourrait constituer un véritable scandale dont l'université française n'avait pas vraiment besoin" et "ternir durablement l'image des diplômes universitaires", écrit l'Uni, estimant qu'"une nouvelle fois, les étudiants et les jeunes diplômés seraient les victimes de tels agissements". "Parce que les étudiants veulent des diplômes de qualité qui soient respectés à l'étranger comme par les employeurs français, de telles pratiques doivent être sévèrement sanctionnées", ajoute-t-il.

 

(D'après agence)

le 16 avril 2009 à 17:15
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5 Commentaires

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  • Daniel, le 17/04/2009 à 00h33

    Quand on demande des explications sur les décisions des jurys universitaires ; il est courant d'entendre pour réponse : les jurys sont souverains et n'ont pas de compte à rendre. Alors on ne peut s'étonner de rien.

  • Universitaire, le 16/04/2009 à 19h27

    Ils devraient gratter un peu plus vers le Nord, ils trouveraient d'autres pistes.....

  • Jumper, le 16/04/2009 à 19h01

    Imposssible chez Ségo

  • Phil, le 16/04/2009 à 18h36

    C'est pas nouveau: déjà, dans les années 60 au Vietnam, certains proviseurs de lycée proposaient le bac contre espèces sonnantes (des Taels en or à l'époque).

  • Laurent, le 16/04/2009 à 17h55

    Ils me font rire les présidents des universités avec leurs belles déclarations presque indignées . Il est très probable que ces tarfics soient faits à leur insu mais l'obtention d'examens moyennant finances ça ne date pas d'aujourd'hui et pas que pour le chinois. Il y a de multiples moyens de régaler qui il faut pour oibtenir son diplome et sans éveiller trop de soupçons. Mais qu'on arrete de nous prendre pour des billes pour une fois!!!

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