Image d'archives © Sxc Kalilo"Nous dénonçons ce genre de pratiques et démentons formellement toutes fraudes organisées de ce type à l'Université de Poitiers", indique la présidence jeudi après l'annonce de trafics présumés de diplômes monnayés à des étudiants chinois dans plusieurs universités françaises. "Les procédures internes de l'Université de Poitiers de validation des examens et de délivrance des diplômes rendent impossible toutes démarches frauduleuses de ce type", affirme le communiqué.
La chute de Laroussi Oueslati, ex-président de l'université de Toulon
Après avoir été suspendu pour des soupçons de trafic de diplômes au bénéfice d'étudiants chinois, puis révoqué de la fonction, il s'est retrouvé lundi soir en garde à vue.
Publié le 28/09/2010
"Au sein de l'Université, l'Institut d'administration des entreprises (IAE) de Poitiers gère effectivement de nombreux diplômes à l'étranger... Ces diplômes sont soumis aux mêmes règles que les diplômes gérés en France", précise le texte qui relève que "la part des étudiants chinois est très faible (2,41% du total des inscrits)". "La collaboration actuelle avec l'Institut Franco-Chinois de Management de l'Université de Nanchang dure depuis 12 ans", rappelle encore l'Université pour qui "il n'est pas possible d'inscrire dans la durée de tels partenariats sans avoir une politique de sélection et de formation rigoureuse".
Pau, La Rochelle ?
De son côté, le président de l'université de Toulon, doute de l'existence d'un tel trafic. "Je n'y crois pas tant que les faits ne sont pas établis. J'ai beaucoup de mal à imaginer que des diplômes soient vendus", a déclaré jeudi sur France Bleu Provence, le président de l'université de Toulon Pierre Sanz de Alba. Pour le président de l'université de Toulon, les contrôles doivent pourtant permettre d'éviter ce type de trafics. "Sur le plan technique, une fois les copies décachetées, les notes sont inscrites sur un procès-verbal puis saisi sur un logiciel sur lequel on ne peut plus les corriger", a-t-il expliqué. "On a comparé les copies rendues depuis 2004 par les étudiants avec les notes figurant sur les procès-verbaux. Cela correspond". Les universités de Pau et La Rochelle ont également démenti jeudi toutes fraudes aux examens.
Plusieurs universités pourraient être concernées par des trafics présumés de diplômes monnayés à des étudiants chinois, et deux enquêtes, judiciaire et administrative, sont ouvertes après des dénonciations à l'université du Sud-Toulon-Var. Selon le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, quatre à cinq autres facultés situées dans des villes de taille moyenne, pourraient être concernées par des trafics similaires. Le quotidien Le Monde a cité les universités de Pau, La Rochelle, Poitiers et une autre en région parisienne.
| L'Uni se porte partie civile |
L'organisation étudiante Uni a annoncé jeudi, avoir décidé de se porter partie civile dans le cadre de l'instruction judiciaire en cours à Marseille sur des trafics présumés de diplômes monnayés à des étudiants chinois. Cette affaire "pourrait constituer un véritable scandale dont l'université française n'avait pas vraiment besoin" et "ternir durablement l'image des diplômes universitaires", écrit l'Uni, estimant qu'"une nouvelle fois, les étudiants et les jeunes diplômés seraient les victimes de tels agissements". "Parce que les étudiants veulent des diplômes de qualité qui soient respectés à l'étranger comme par les employeurs français, de telles pratiques doivent être sévèrement sanctionnées", ajoute-t-il. |
(D'après agence)
Retour MYTF1
La chute de Laroussi Oueslati, ex-président de l'université de Toulon
Chargement en cours...





