Comment prévenir la violence à l'école ? Suite du débat

le 24 mai 2009 à 11h46 , mis à jour le 24 mai 2009 à 11h51

Dans le JDD, la ministre de l'Intérieur "ne croit pas à une généralisation des portiques dans toutes les écoles" et estime que les propositions de Xavier Darcos "devront être précisées".

classe école élève © LCI

Les idées de Xavier Darcos pour lutter contre la violence à l'école, qui suscitent un tollé syndical et politique, doivent être "précisées", estime Michèle Alliot-Marie dans le journal du Dimanche. Le ministre de l'Education a suggéré cette semaine l'installation de portiques de détection de métaux à l'entrée des écoles ainsi qu'une fouille des élèves par une "force mobile d'agents" spécialement formés.
 
Ces différentes mesures seront discutées mercredi prochain au ministère de l'Education nationale avec des représentants des chefs d'établissements, de parents d'élèves et de collectivités locales. Le lendemain, Nicolas Sarkozy réunira à l'Elysée les "principaux acteurs de la sécurité, de la chaîne pénale et de l'Education nationale".
 
"Faire de la prévention me parait judicieux"
 
"Réprimer n'est pas éduquer. Le ministre adopte des mauvaises réponses", dénonce le SNUEP-FSU dans un communiqué diffusé ce week-end. Le principal syndicat de l'enseignement professionnel déplore des "mesures-paillettes" en réponse à des "faits extrêmement graves" que sont les agressions d'enseignants ou de proviseurs. Le SNUEP-FSU déplore "l'absence de mesures éducatives, de prévention, alors même que les personnels sont de moins en moins nombreux dans les établissements scolaires". Le PS avait exigé vendredi le rétablissement des postes de fonctionnaires supprimés depuis deux ans, stigmatisant le projet de Xavier Darcos, comparé à un "GIGN scolaire".
 
Dans le Journal du dimanche, la ministre de l'Intérieur explique qu'on "ne va pas installer des commissariats dans les écoles, ni morceler les forces de police pour créer une brigade spéciale pour chaque problème". Cependant, "faire de la prévention à l'intérieur des établissements par des personnels de l'Education nationale me paraît judicieux", ajoute Michèle Alliot-Marie. En revanche, il semble "un peu compliqué" de transformer les recteurs en officiers de police judiciaire et les conseillers d'éducation en auxiliaires, selon la ministre. "Ce ne sont pas des titres honorifiques mais des compétences juridiques (...) Il faut passer un concours ou un examen et être". Elle dit ne pas croire à une "généralisation des portiques dans toutes les écoles" mais elle y voit un "outil de dissuasion dans certains établissements". "Un de mes doutes sur les portiques, c'est qu'ils sont un adjuvant à la peur. Je veux que l'école soit le sanctuaire de la connaissance. Je ne veux pas l'enfermer dans une protection artificielle même si dans certains cas, la sécurisation est nécessaire", souligne-t-elle. 

(D'après agence)

le 24 mai 2009 à 11:46
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19 Commentaires

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  • Mary P, le 25/05/2009 à 12h37

    Autorité ringardisée ou bafouée, perte des repères et des valeurs traditionnelles, réalité occultée par un monde virtuel de plus en plus prégnant qui fausse les données pour de nombreux pré adolescents à l'esprit fragile, sans parler de la drogue que l'on peut trouver aux portes des écoles, les armes de poing dans les cartables d'enfants de plus en plus jeunes, la sexualité et la jouissance sans entrave, la sacralisation de l'argent et de la réussite clinquante, la fausse création, la surconsommation, etc.. Dans cette jungle, difficile pour les parents lambda, quand ce n'est pas la mère seule de s'y retrouver. De leurs côtés la plupart des enseignants font ce qu'ils peuvent, sachant qu'au moindre signe de ras le bol ou geste d'humeur bien compréhensible, ils risquent de se retrouver dans le collimateurr de la justice. Sans compter le maquis des réformes scolaires, empilées les unes sur les autres et souvent contradictoires, qui ont eu pour résultat d'éloigner de plus en plus tôt les parents des études de leurs enfants. La solution : un système technicien qu'il conviendrait absolument d'humaniser, et de contrôler ce qui suppose que les parents ne confient pas à leurs enfants des outils de communication dont le fonctionnement leur échappe totalement et dont ils ingorent les dangers potentiels. Car à l'évidence et contrairement aux souhaits de certains nostalgiques des années ciinquante, on ne reviendra pas en arrière ... Par ailleurs, il semble alller de soi que le rétablissement de le politesse, du savoir-vivre et du respect de l'autre à tous les niveaux pourraient s'opérer par le canal des medias, télévision en premier lieu, où certaines émissions sont devenues une foire d'empoignes où l'on s'invective, s'insulte, se coupe la parole quand on ne rivalise pas de familiarités de mauvais aloi et de grossiéretés vis à vis de celui ou celle qui aurait le malheur de ne pas se prêter au jeu de ce conformisme ambiant de plus en plus décadent, voire mortifère !

  • Yann, le 25/05/2009 à 11h51

    Je suis d'accord avec beaucoup de réactions ici : l'éducation est du ressort des parents, l'école est un lieu d'apprentissage et de sociabilisation. Mais réduire uniquement le problème sur la démission des parents est tout de même un sacré raccourci. Il faut aussi prendre en compte : - pour l'éducation nationale la réduction importante des effectif (plus d'élèves pour moins de profs et surtout une énorme réduction des postes de surveillants qui instauraient un lien sociale entre les élèves et l'école et avaient pour mission de faire respecter le règlement intérieur) - pour les parents, la multiplicité des emplois précaires avec des amplitudes horaires très importantes (nuits, week-end..) qui n'aident pas à assurer l'éducation des leurs enfants. Alors Non au tout répressif et Oui à l'éducation. Que les parents reprennent leur place et qu'on donne à l'école les moyens en personnels et financiers d'assurer ses missions.

  • Frédéric, le 24/05/2009 à 22h21

    Bien dit Lilou, moi aussi je travaille dans l'EN et certains parents, les pauvres ! Il sont vraiment à plaindre, tout comme leurs enfants par conséquent ! Effectivement, il semble de plus en plus urgent de créer une école pour ces parents là... Malheureusement, pour beaucoup d'entre eux, il est déjà trop tard...

  • Philippe, le 24/05/2009 à 21h55

    Je rejoins les avis précédents: remettre chacun à sa place, à commencer par les parents, trop souvent déresponsabilisés, ou ayant démissionné de leur rôle. Ceci passe aussi par une revalorisation de la cellule familiale, trop souvent mise à mal ces dernières décennies. Mais ceci est une autre histoire. L'enseignement doit être une complémentarité entre parents et enseignants. Les parents doivent s'intéresser à ce que fait l'enseignant, et agir auprès de l'enfant en complément du travail de l'enseignant. Parents et enseignants doivent marcher main dans la main. On évoque moins souvent le rôle de la hiérarchie scolaire, qui trop souvent ne soutient pas ses enseignants, ou trop peu, et fuit ses responsabilités, laissant l'enseignant seul face aux difficultés. Enfin, il faut cesser d'envoyer de jeunes enseignants débutants face à des classes difficiles, et leur permettre de se faire les dents sur des classes "normales". Les classes difficiles doivent au contraire être confiées à des enseignants confirmés, et motivés. Pour enseigner aujourd'hui, il faut avoir la foi. Certains d'entre eux font un travail formidable.De ceux là, on parle pas assez.

  • Milord, le 24/05/2009 à 21h32

    Les "enseignants "d'aujourd'hui ont autant d'autorité que les petits frères et petites soeurs de leur élèves !

  • Magiera, le 24/05/2009 à 20h34

    Il faut donner plus de poids aux enseignants,surtout dans le domaine de l'autorité qui est aujourd'hui bafouée.Si on culpabilisait moins un enseignant en le mettant en garde à vue pour une malheureuse claque,(certains vont meme jusqu'au suicide) ,si on donnait moins de pouvoir aux parents en pénalisant ceux qui ont démissionné de leur role parental,si on soutenait mieux cette profession qui est devenue un véritable sacerdoce,la situation pourrait (peut-etre ?) s'améliorer.

  • Derniervirage, le 24/05/2009 à 19h25

    Le snuep -fsu n'est pas la meilleure référence ce syndicats est avec les autres de l'éducation nationale responsables de la banalisation des enseignants et de leur perte de crédibilité aupres des parents comme des enfants Depuis 68 les prises de positions des syndicats ont tout doucement introduit le laxisme a l'école " reprimer n'est pas éduquer " tu parles ils ont tout fait pour ne plus etre respecté quand aux parents on leur a expliqué qu'il fallait pas punir pas de fessées des conneries qui font aujourd'hui les enfants qui n'ont plus de reperes les parents doivent etre impliques financierement dans les dégats causés par leurs lardons exemple celui qui blesse un prof les parents doivent payer les frais de soins y compris hospitalier

  • Lilou, le 24/05/2009 à 17h30

    Il faudrait carrément créer une école pour les parents ! Je suis employée dans une école, c'est incroyable comme la connerie est omniprésente dans le camp des parents d'éléves ! les gamins sont vraiment à plaindre ! j'ai déjà entendue une mére de famille " est ce que le maitresse a été sympa avec toi ?" ou alors le pére de famille qui vient gronder un instit parce que celui ci a mis une punition à son gamin ! Trop drôles les parents modernes !! Quel honte !! l'éducation c'est à la maison ! l'école est un lieu d'apprentissage et rien d'autres !

  • Jean-Louis, le 24/05/2009 à 17h02

    Certains parents ne sont pas capables d'éduquer leurs enfants . Si l 'éducation nationale ne prend pas en charge l 'éducation de tous les enfants dés le plus jeune age , en leur apprenant les régles communes , respecter les autres , vivre en société ......il ne sera pas possible de les instruire ....

  • Riri, le 24/05/2009 à 16h48

    Moi aussi, j'ai été père de famille comme beaucoup, j'ai été aussi gamin comme toiut le monde, j'ai fais aussi des bêtises comme tout le monde, mais on avait le respects de nos instituteurs et de nos parents, les instituteures ne sont pas là pour faire l'éducation de nos enfants, c'est à nous parents de faire ce travail là et dès le plus jeune age. Comme le dit très bien Maickou, de Bretagne, que chacun reprenne sa place, le professeur à l'école et les parents à la maison, mais je crois que maintenant on veut le beurre et l'argent du beurre, c'est à dire que l'on veut des enfants et travailler, il faut faire un choix, même si la vie est difficile pour touit le monde et je sais de quoi je parle, et il faut aussi que les médias se calment un peu; Merci

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