Image d'archives © DRComment lutter contre la violence à l'école ? Presque une semaine après le drame de Fenouillet, où une enseignante a été poignardée en plein collège par un élève, Xavier Darcos a proposé jeudi de réfléchir à la création d'"une force mobile d'agents" intervenant en milieu scolaire. "Puisqu'il faut des moyens, mais des moyens bien utilisés, je veux mettre en débat la possibilité de créer, auprès des recteurs, une force mobile d'agents qui pourront intervenir dans les établissements sur des missions de prévention et de contrôle", a déclaré le ministre de l'Education dans son discours d'ouverture du 90e Congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP), qui se tient à La Rochelle jusqu'à samedi.
Deux enfants arrêtés à la sortie de leur école
L'interpellation en pleine sortie des classes de deux élèves de CP et de CM1, âgés respectivement de 6 ans et 10 ans, suscite la réprobation à Floirac, près de Bordeaux.
Publié le 21/05/2009
Selon l'entourage du ministre, il ne s'agirait pas d'agents de police mais "de personnes formées et assermentées, placées auprès des recteurs, susceptibles de se rendre dans les établissements rapidement, pouvant constater des délits, confisquer des armes, opérer des fouilles si nécessaire". Le ministre veut pouvoir donner à ces personnels assermentés "les moyens juridiques et matériels d'agir", en leur octroyant "le droit de faire ouvrir le cartable ou de fouiller l'élève qu'ils suspectent de vouloir introduire des armes".
Les jeux dangereux parmi les priorités
Concernant les parents qui ont "démissionné" face à leurs enfants, Xavier Darcos estime "qu'il faut [les] rappeler à leur devoir de parent en leur infligeant, si nécessaire, des sanctions financières concrètes, rapides et proportionnées à la faute". Il a par ailleurs annoncé que le sujet des "jeux dangereux" dans les cours de récréation serait "parmi les priorités" de l'action de son ministère et "explicitement cité dans la prochaine circulaire de rentrée scolaire".
S'agissant du service d'orientation aux élèves, le ministre de l'Education a détaillé plusieurs mesures pour l'année prochaine. D'abord, "au cours de l'année prochaine", il entend mettre en place "un passeport d'orientation qui comprendra toutes les informations permettant aux élèves de bénéficier d'un suivi continu par les équipes éducatives". En outre, "au moment de l'orientation, les parents seront informés des taux d'insertion professionnelle des filières dans lesquelles leur enfant a décidé de s'orienter", de celles qui embauchent ou pas. En outre, "5 nouvelles plate-formes interrégionales" multimedia d'orientation seront créées à la rentrée, couvrant "l'ensemble du territoire", sur le modèle d'une expérimentation menée cette année à Amiens. "Simultanément, nous mettrons en place sur le site de l'Onisep un système de géolocalisation des formations qui permettra à chacun, et à tout moment, d'avoir accès à l'ensemble de l'offre de formation de l'éducation nationale", a ajouté Xavier Darcos.
Le syndicat lycéen Fidl s'est indigné de la proposition. Pour Alix Nicolet, présidente de la Fidl, "cette mesure qui prétend résoudre les phénomènes de violences scolaires sonne comme populiste en pleine période de recrudescence des actes de violences à l'intérieur des établissements scolaires". Le syndicat lycéen "insiste sur le fait que la solution pour contrer les phénomènes de violences ne se résume pas en installant des portiques de sécurité à l'entrée des collèges ou des lycées et encore moins en mettant en place une police des écoles".
(D'après agence)
Retour MYTF1
Deux enfants arrêtés à la sortie de leur école
Chargement en cours...




