Des examens en septembre ?

le 14 mai 2009 à 10h46 , mis à jour le 14 mai 2009 à 16h29

S'il n'est pas exclu que certaines facs doivent organiser des examens à la rentrée, cela ne devrait concerner qu'un très petit nombre d'entre elles, selon Valérie Pécresse.

étudiants amphi examen partiel fac université étudierImage d'archives © Sxc Kalilo

Il n'est pas exclu que certaines universités doivent organiser des examens en septembre mais cela ne concernera, le cas échéant, qu'un très petit nombre de facultés, a estimé jeudi la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse. Après plus de trois mois de contestation universitaire, dans la majorité des universités, les enseignants chercheurs et les étudiants sont appelés à une nouvelle journée d'action jeudi.
 
Dans la majorité des facs, "on a encore le temps de tenir les examens d'ici le mois de juillet mais il faut le faire tout de suite", a expliqué Valérie Pécresse sur RMC et BFM TV. "Si les blocages se poursuivent ou si on a des difficultés à mettre en place le plan de rattrapage (des cours), je n'exclus pas que dans l'une ou l'autre il y ait des examens en septembre mais on en est pas encore là", a-t-elle ajouté. Depuis le mois de janvier, "il y a eu au maximum entre 12 et 15 semaines de cours, il y a 15 heures de cours par semaine on peut mettre les bouchées doubles pour assurer un plan de rattrapage", a assuré la ministre.

"La peur du changement totalement compréhensible"
 
Selon son "panorama global" de la crise universitaire, 35 universités n'ont pas été affectées par le mouvement et 40 sont aujourd'hui en train de rattraper les cours sur 83 sites au total. "Il nous reste le cas d'une dizaine d'universités qui sont encore perturbées", a dit Valérie Pécresse.
 
Interrogée sur la longueur sans précédent de la contestation, elle a jugé que "la peur du changement est totalement compréhensible" mais que stopper les réformes serait "la pire des solutions". "J'ai pensé qu'avec un certain nombre de négociations notamment sur le statut des enseignants chercheurs, nous serions à même de faire les gestes qui rassurent", a dit la ministre de l'Enseignement supérieur. "Nous n'avons pas réussi à rassurer la communauté universitaire parce que ce changement suscite des inquiétudes".

Le mouvement se poursuit

A l'appel d'une intersyndicale -FSU, CGT, Sgen-CFDT, Unsa, Solidaires, Sauvons la recherche et Sauvons l'université- ainsi que la Coordination nationale des universités, entre 1.300 personnes selon la police et 5.000 selon les organisateurs ont manifesté jeudi à Paris entre Jussieu et Sèvres-Babylone, en dénonçant le comportant "irresponsable" du gouvernement dans l'enseignement supérieur. "La reprise des cours se fait, mais dans un contexte de lutte", a déclaré le secrétaire général du syndicat Snesup. Parlant de "rupture forte" entre la communauté universitaire et le gouvernement, il a ajouté que "ce n'est pas en comptant le nombre de manifestants que le gouvernement pourra se rassurer", laissant entendre que le mouvement pourrait reprendre à la rentrée. A Paris, le défilé universitaire n'a finalement pas convergé avec celui des personnels hospitaliers, contrairement à ce qui a eu lieu à Lille, Lyon, Marseille ou Toulouse.

Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy recevait à l'Elysée les présidents des 20 universités passées à l'autonomie dès le 1er janvier 2009 pour faire le point de leur fonctionnement. "Nous étions là pour lui dire pourquoi nous avons fait le choix de passer (à l'autonomie), comment faire pour améliorer encore l'autonomie et le bon fonctionnement de nos établissements", a déclaré le président de la conférence des présidents d'universités, Lionel Collet. Parmi les points à améliorer, M. Collet a notamment mentionné les "vieux réflexes" de l'administration.

Alors que le mouvement de contestation des réformes gouvernementales dans l'enseignement supérieur et la recherche est entré lundi dans sa 15 semaine, la "défense de l'emploi", la lutte contre la précarité et la revendication d'un "plan d'emplois statutaires" étaient au coeur des revendications.

 

le 14 mai 2009 à 10:46
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16 Commentaires

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  • Milord, le 19/05/2009 à 23h40

    Ce n'est pas la peine de répéter tout comme un perroquet !

  • Clem, le 16/05/2009 à 13h46

    "Je persiste et signe ! N'en déplaise aux donneurs de leçons d'un autre siè!cle Milord, Paris" Sauf que vous faites partie de ces donneurs de leçons d'un autre siècle...

  • Milord, le 16/05/2009 à 12h50

    Je persiste et signe ! N'en déplaise aux donneurs de leçons d'un autre siè!cle

  • Clem, le 16/05/2009 à 11h28

    " Je voudrait rajouter que si le bac était corrigé avec la même rigueur d'avant 68 il y aurait à peine 5% de reçus ! Milord, Paris" J'aimerais bien voir la source, ça me fait doucement rire ces remarques. Mais on le sait tous que avant c'était mieux, avant les jeunes étaient bosseurs, avant ils apprenaient plus, avant..avant...avant. Mais oui c'est sûr : TOUS les jeunes glandent, TOUS les jeunes sont alcooliques, TOUS les jeunes veulent les blocages, TOUS les jeunes font des études pour repousser l'heure d'arriver sur le marché du travail. ... Bon on sort quand des préjugés ? Ne vous étonnez plus si par la suite vous entendez "les vieux tous des cons". Vous ne vous êtes pas dit que si DES étudiants passaient leurs examens au mois de septembre, c'est justement pour que TOUS les étudiants passent des examens portant sur TOUT le programme ? Alors d'où sortent vos remarques sur les pseudo-glandeurs qui vont devoir jongler entre job d'été et préparation d'examens ? D'autant plus que la majorité des facs bloquées le sont par UNE MINORITé d'étudiant. Pourquoi tous les mettre dans le même sac ? Parce que c'est facile de critiquer en regardant uniquement son nombril et ses vieilles idées usées...

  • Milord, le 14/05/2009 à 22h18

    Ceux qui avaient en tête un nouveau mai 68 vont être un peu déçu de l'opération !

  • Milord, le 14/05/2009 à 19h20

    Ces glando-étudiants ne s'aperçoivent même pas qu'ils sont manipulés par des glando-profs. Ils se préparent un avenir d'assistés aux frais des contribuables ! "L'éducation" nationale coûte très cher à l'état et quand on se rend compte du niveau de maintenant on a le droit d'avoir les boules ! Je voudrait rajouter que si le bac était corrigé avec la même rigueur d'avant 68 il y aurait à peine 5% de reçus !

  • Mona, le 14/05/2009 à 18h57

    En 68 ns avons passé les exam en juin et on n'en est pas mort! mieux vaut ça que perdre une année! allez courage, il faut assumer les conséquence s de ses idées... même si elles sont bonnes!

  • Philippe, le 14/05/2009 à 17h51

    Guillaume etudiant, je ne comprends pas une partie de votre remarque, parce que je suis pas sur que ce soit les profs d'université qui président les jurys de bac, au vu des résultats d'admission diamétralement opposés entre le bac et les exam de la fac. Et je vois mal un prof de lycée venir donner des cours à des 2èmes ou 3ème années. Par contre je suis d'accord que je ne vois pas l'intérêt et la logique de ce mouvement, mais je pense que je suis comme la majorité des "grévistes"

  • Guillaume Etudiant, le 14/05/2009 à 16h40

    En dehors du fait que personne ici ne comprenne l'interet et la logique du mouvement. "La france a besoin d'inventeur et pas de reveur" "Faineant anti cours" et autre remarques completement décalé. une remarque : requisitionnez les profs pour donner des cours de rattrapages. Et plus personnes ne preside les jury de bac. donc vous bloquez le bac... Au choix.

  • Milord, le 14/05/2009 à 13h58

    Qu'ils le passe ou non ça ne changera rien car les diplômes universitaires n'ont a ucune valeur pour les recruteurs, alors bienvenue à l'ANPE !

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