Image d'archives © TF1/LCIVendredi dernier, Xavier Darcos, en visite au collège de Fenouillet, en Haute-Garonne, où une enseignante avait été grièvement poignardée par un élève de 5e puni la veille pour un devoir non fait, avait envisagé l'installation de portiques de détection de métaux devant certains établissements. La proposition avait fait réagir au sein de la communauté enseignante. Elle figurera au menu de la réunion prévue mercredi au ministère de l'Education pour lutter contre la violence en milieu scolaire. Xavier Darcos recevra à cette occasion les représentants des régions et départements de France, les chefs d'établissements et les parents d'élèves sur le thème de "la lutte contre l'introduction d'armes dans les établissements scolaires".
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Cet élève de 18 ans a été très grièvement blessé, vendredi, poignardé par un lycéen du même âge dans un lycée du Val-de-Marne. Les ministres Hortefeux et Luc Chatel se sont rendus sur place.
Publié le 08/01/2010
Seront invités, à midi, l'Association des régions de France (ARF), l'Association des départements de France (ADF), les représentants des syndicats de chefs d'établissements, et les fédérations de parents d'élèves FCPE et Peep. Il sera notamment question "des armes blanches, mais aussi des armes par destination" (tout objet susceptible de provoquer des blessures, ndlr), a annoncé le ministère de l'Education. "Le ministre ouvrira cette discussion sans aucun tabou", a-t-on ajouté. Y sera notamment discutée cette question d'installer des portiques à l'entrée des établissements. "Les portiques sont un exemple, mais pas une fin en soi", a-t-on précisé.
"Privilégier les moyens humains"
Mais pour les syndicats, ce n'est pas la bonne approche. Le Snes-FSU, principal syndicat d'enseignants des collèges et lycées, a déjà demandé dans un communiqué au ministre de l'Education de "privilégier les moyens humains" plutôt que de "développer les portiques", pour lutter contre la violence en milieu scolaire.
"Le Snes demande avec insistance au ministre de privilégier l'éducatif sur le tout sécuritaire, de privilégier les moyens humains permettant le dialogue et l'accompagnement plutôt que de développer les portiques et dispositifs de vidéosurveillance", écrit-il. "Cela nécessite de revenir sur les suppressions massives de postes dans le second degré qui dégradent les conditions d'enseignement et dégarnissent" les personnels chargés de la vie scolaire, ajoute-t-il. Il "exige le recrutement, en nombre suffisant, de personnels statutaires et formés pour apporter (...) des réponses éducatives sérieuses".
D'après agence
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