Paris-IV Sorbonne vote la reprise des cours

le 19 mai 2009 à 17h25 , mis à jour le 20 mai 2009 à 08h59

Bastion de la résistance à la réforme de l'université, Paris-IV Sorbonne suspend le mouvement. Six universités restent bloquées.

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Nicolas Sarkozy s'inquiète des blocages
 

Le vote est symbolique. Mardi, une assemblée générale d'enseignants-chercheurs, d'étudiants et de personnels administratifs de Paris-IV Sorbonne, bastion de la résistance à la réforme de l'université, a voté la reprise des cours. L'AG de Paris-IV a voté la reprise des cours lundi prochain, avec des examens prévus dans la semaine du 22 au 26 juin, ont affirmé, place de la Sorbonne, des étudiants et des professeurs ayant participé à l'assemblée générale.

Selon le texte approuvé par les conseils centraux de l'université, "les hypothèses d'une neutralisation ou d'une validation uniforme du semestre se heurtant au refus de l'administration ministérielle, il convient d'organiser une session d'examens pour permettre la validation du semestre". "Les sujets et questions posées devront porter sur les contenus des cours et travaux dirigés effectués dans des conditions normales d'enseignement", ajoute le texte, qui précise que "tous les moyens, y compris le recours à la force publique si nécessaire, seront mis en oeuvre pour que le libre accès aux salles, aux sites et aux services permette le retour de tous les enseignants et étudiants sur les lieux d'enseignement et la reprise des activités pédagogiques au plus tard le lundi 25 mai".

Des "attaques indignes"

Dans une motion à part, les trois conseils centraux ont égalemetn "condamné avec la plus grande fermeté les attaques indignes dont le président Georges Molinié fait l'objet depuis plusieurs jours" et qui "portent atteinte à l'institution universitaire elle-même".

Quelques heures plus tôt, l'assemblée générale des enseignants, personnels et étudiants de Paris-III Censier avait de son côté voté en faveur de "la levée du blocage jusqu'à l'AG du 3 juin" et de la tenue des examens, comme prévu par le conseil d'administration, la semaine prochaine, a assuré Valérie Robert, maître de conférences à Paris-III et membre de Sauvons l'Université. Ce vote a été accompagné d'une "déclaration politique" demandant toujours le retrait des réformes gouvernementales contestées, a-t-elle précisé. Dans la matinée, à Paris-I Tolbiac, une AG avait aussi voté la reprise des cours lundi prochain, avec examen du 22 au 26 juin, ont assuré des étudiants. C'est donc bien les universités parisiennes en pointe de la contestation universitaire depuis quatre mois qui ont voté mardi dans la douleur le déblocage, pour permettre la tenue des examens. Mais six autres dans le pays restent bloquées : Toulouse-II Le Mirail ainsi que certains départements des universités d'Aix-Marseille-I, d'Amiens, de Caen, de Nancy-II et de Reims.

La présidence de Lyon 2 occupée

Plusieurs dizaines d'étudiants de Lyon 2, mécontents de conditions d'évaluation proposées par l'université, ontoccupé mardi soir des salons de la présidence. Les étudiants, une cinqutaine selon les syndicats, 25 environ selon la présidence, ont investi les lieux en début d'après-midi. lls ont notamment obtenu que le président de l'université limite, dans le texte encadrant l'organisation des examens, la quantité de cours soumis à évaluation à 50 pages maximum par matière parmi les cours mis en ligne, et que  des cours complets, et non seulement des abrégés, soient mis à disposition des  étudiants sur internet. La présidence a aussi a rappelé à leur demande que les étudiants doivent  être informés des dates des examens dans un délai "raisonnable", que les cours  doivent être mis en ligne au minimum 15 jours avant l'épreuve, et que des  recours peuvent être effectués par mail. Ils ont quitté les lieux peu avant minuit.

(D'après agence)

le 19 mai 2009 à 17:25
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21 Commentaires

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  • Nano, le 20/05/2009 à 19h54

    Depuis mon arrivée à Toulouse en 1991,j'ai toujours connu des mouvements de grève auu Mirail.Ce qui me gêne n'est pas tant la grève,le fait qu'on s'oppose fermement aux décisions prises par le gouvernement,mais celui de bloquer l'université et donc de laisser les revendications entre les murs de la fac,au risque de voir ce mouvement de protestation mal compris voire discrédité.Car,moi ce qui me révoltre c'est toujours et la même chose : faire grève tout en étant payé;tandis que bon nombre d'étudiants se crèvent la santé à essayer de joindre les deux bouts;la situation précaire des étudiants modestes,"pauvres" est une balle de ping-pong que se renvoie la gauche comme la droite ,et cela ne date pas d'aujourd'hui.Les étudiants au fil des années deviennent des pantins ridicules qui passent leur temps à gesticuler;c'est la loi du plus petit nombre qui prévaut sur la masse des étudiants que l'on entend pas.On pourra reprocher à ses étudiants-fantômes de laisser les autres faire le sale boulot mais peut-être est-il bon ,une bonne fois pour toutes ,de respecter ces mêmes étudiants qui sont -et peut-on les en blâmer ?-préoccupés à payer leur bouffe et leurs factures d'abord,et donc de devoir aller bosser.Il est plus que temps que ces voix là se fassent entendre et respecter,qu'on admette dans ce pays que chacun peut décider de la manière dont il veut exprimer son désaccord,que se soit contre la loi pécresse ou contre les syndicats étudiants mais dans tous les cas qu'ils sont libres de leurs actions et de leurs pensées.

  • Letty, le 20/05/2009 à 18h55

    Je suis tout à fait d'accord, il faut cesser destigmatiser les étudiants. Ceux qui se permettent de critiquer la situation et les étudiants sont loin de savoir ce qui se passe réellement à l'université et de connaître le coeur du problème car les médias se chargent de nous faire une réputation de fainéants !! Et oui il y a des étudiants qui veulent aussi travailler et qui réussissent leurs années sans avoir à passer de rattrapages... La preuve qu'il y en a qui travaille. Et ar ailleurs ce n'est pas parce qu'on ne réussit pas du premier coup qu'on est pour autant des passifs. Et oui c'est peut être facile d'accuser les autres mais qd ils st au coeur de certains blocages, malheureusement, on ne peut que les blâmer. Donc arrêtez de juger en vous appuyant sur ce que disent les médias (car dans certains cas ils sont manipulés)

  • Etienne, le 20/05/2009 à 10h18

    Cette stigmatisation de l'étudiant à l'université est assez amusante. Le diplôme, qu'il soit passé en temps de blocage, grève ou bien en période normal est dans tous les cas dévalué par les réformes en cours depuis des années. L'Unef (syndicat de gauche) d'un côté fait tout pour que la réussite soit maximale rabaissant le niveau des exigences et le gouvernement de l'autre côté fait des annonces du type 50% d'une génération doit avoir sa licence ou bien alors on vous ferme votre cours s'il n'y a pas assez d'étudiants, qu'allez-vous faire si vous êtes enseignants? vous allez rabaisser vos exigences. De même sur le marché économique, si vous ne vendez pas un produit, vous baissez son prix. Aujourd'hui, on est tellement dans une perspective de rentabilité du savoir qu'on nie le fondement même de notre république, 1789 c'est la garantie du droit au savoir et ce droit ne saurait être soumis aux exigences du marché. Comprendre cela c'est comprendre le mouvement de contestation de fond de l'université, 19 semaines de grève relayés par des personnalités de droite, de gauche et aussi d'extrême gauche. Tous les syndicats ont fait grève, 78 universités sur 83 ont été touchées. Je pense que réduire un mouvement à quelques milliers d'étudiants bloqueurs c'est faire de l'actualité une lecture très superficielle. Ce qui en soit est compréhensible vu le manque d'informations disponible et le traitement très laconique du problème de fond.

  • Gilles, le 20/05/2009 à 08h22

    Tant pis pour les étudiants qui ne passeront pas leurs examens.......lorsque nous aurons à embaucher un étudiant à la fin de ses études , le vivier de ceux qui auront passé l'examen sera suffisamment important pour que nous puissions faire notre choix ........Les autres , si tant est qu'ils cherchent réellement du travail , repasseront !

  • ILLuZioN, le 20/05/2009 à 08h19

    Lol , sil aurais voulu reprendre les cours .Il s'agit pas de bloquer les cours quand on n'est pas d'accord est accusé le gourvernement de la situation mé quand on veut on peut .

  • Tintin, le 20/05/2009 à 07h16

    Il y a deux sortes d'étudiants : d'une part les passifs, couleur muraille, qu'on n'entend pas, qu'on ne voit pas, qui ne seront jamais capables d'occuper des fonctions de management. D'autre part les "branleurs", meneurs de meutes, fans nostalgiques du bolchevisme agonisant. Je n'ose imaginer comment notre pays sera géré dans quelques années par ce qui devrait être son élite !

  • Nano06, le 20/05/2009 à 04h30

    Ces "étudiants grévistes" (on ne sait pourquoi d'ailleurs le savent-ils eux mêmes?) et qui font "grève" sans avoir commencé à entreprendre quoi que ce soit dans la vie sont à l'image de la décadence qui frappe ce pays à tous les niveaux depuis des décennies. Avec de tels enfants gâtés irresponsables qui ne reconnaissent plus aucune autorité et qui pleurnichent pour tout et n'importe quoi, on peut légitimement s'inquiéter pour l'avenir de ce pays...

  • MG, le 20/05/2009 à 04h01

    Les étudiants sont manipulés par des profs qui sont de grands privilégiés du système. Et qui veulent conserver leur privilèges. Il parait qu'ils sont payés pendant les grêves!!! Ils peuvent continuer, pas de problème. Cela laisse augurer du niveau de conscience de nos étudiants!!!

  • Romain, le 20/05/2009 à 01h47

    Je suis étudiant et cette loi aurait permis aux universités de s'imposer dans le monde éducatif. Autonomie ne veut pas dire privé. On donnait plus de pouvoir au doyen pour le choix de ses enseignants. Pour exemple le responsable de notre master était au Brésil pendant que nous l'attendions en cour sans que nous soyons prévenus. Et vendredi prochain ce dernier annule le cour (pour faire le pont évidement). Et que peux t'on faire? Rien c'est gens sont ancrées dans les hiérarchies des facs et pourrissent notre éducation. Alors avis au bloqueurs réfléchissez à deux fois avant de jouer les moutons!

  • Cathy, le 19/05/2009 à 22h56

    J'étais étudiante en mai 1968. De nos jours celà n'a plus les mêmes valeurs donc faudrait peut-êttre arrêter les comparaisons. par contre la manipulation pseudo idéologique politique dans les amphis celà existe toujours ... Quand on voit le niveau de nos étudiants actuels, il y a vraiment du soucis à se faire ... le niveau baisse incontestablement et en plus les nombreuses semaines de grèves n'arrangent rien ! Qu'ils se mettent donc au boulot à moins que les réformes ne montrent finalement que leurs vraies valeurs c'est peut-être le vide ,qui sait ?

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