Image d'archives © TF1"J'ai une responsabilité vis-à-vis de l'image de l'université française et de la qualité des diplômes nationaux. Je le dis solennellement, nous serons intransigeants : pas de diplômes bradés, pas de diplômes sans rattrapage". S'exprimant à la tribune de l'Assemblée nationale, Valérie Pécresse s'est montrée une nouvelle fois ferme mardi vis-à-vis du mouvement étudiant. Elle a également appelé à la reprise des cours dans les facultés qui sont encore en grève, affirmant que "de plus en plus d'enseignants-chercheurs et une très grande majorité d'étudiants veulent que les cours reprennent, et il faut absolument qu'ils reprennent. Les motifs politiques ne doivent pas l'emporter dans certaines universités sur les motifs universitaires".
Pour sa part, la Confédération étudiante a demandé mardi la reprise des cours et l'organisation des examens avant l'été, estimant que ce sont encore "près de 300.000 étudiants" qui n'ont pas cours et "aucune idée de ce qui va se passer d'ici fin juin".
Les examens problématiques dans une dizaine de facs
A l'heure qu'il est, une vingtaine d'universités restent perturbées et la tenue des examens est encore problématique dans nombre d'entre elles, alors que les autres établissements ayant connu grèves ou blocages ont généralement décidé de repousser les examens entre fin mai et début juillet. En pointe de la contestation, Aix-Marseille-I, Bordeaux-III, Paris-IV et Toulouse-II Le Mirail sont bloquées ou en grève quasi-totale. D'autres sont en grève partielle, les cours y étant perturbés dans certaines facultés, souvent de lettres ou sciences humaines: Amiens, Artois, Besançon, Caen, Dijon, Lille-I, II et III, Lyon-II, Lorient, Orléans, Paris-III, VIII, X et XII, Poitiers, Toulon, Toulouse-III et Tours.
Résultat, dans une dizaine d'universités au moins la tenue des examens est incertaine ou encore non programmée : Aix-Marseille-I, Bordeaux-III, Lille-III, Paris-III, IV, VIII et XII, Toulouse-II et III. L'incertitude sur les examens est complète à Toulouse-II Le Mirail où "la plupart des cours n'ont pu se dérouler" depuis le début du blocage le 4 mars, selon son président, Daniel Filâtre. Dans ce bastion de la contestation, l'intersyndicale a appelé enseignants et autres personnels "à ne pas organiser les examens jusqu'à satisfaction des revendications", à l'instar de l'appel lancé la semaine dernière par la Coordination nationale des universités. Dans un autre bastion, Paris-IV Sorbonne, enseignants lundi, étudiants et autres personnels mardi ont reconduit la grève. La direction a affirmé qu'elle ferait le "maximum" pour organiser les examens d'ici juillet mais, si ce n'était pas possible, elle "neutraliserait" le deuxième semestre.
La menace de la fermeture plane sur Bordeaux-III
A Bordeaux-III (arts, lettres, langues), après un vote lundi reconduisant le blocage, le président Patrice Brun a menacé de fermeture administrative, auquel cas ce serait selon lui "la fin des cours, la fin des examens". A Lille-III (lettres), la présidence n'a pas encore pris de décision sur les examens mais les enseignants grévistes ont décidé de ne pas tenir les examens tout en instituant la "note politique" : la même pour tous, entre 15 et 20. Quant à Paris-XII Val-de-Marne, où une AG est prévue jeudi, une enseignante a affirmé qu'un "certain nombre" d'enseignants de lettres et sciences humaines ou de sciences et technologie ont décidé de ne pas tenir les examens.
A l'inverse, des bastions du mouvement comme Rennes-II ou Montpellier-III ont choisi de reprendre les cours. Et d'autres universités ont décidé de décaler les examens, entre fin mai et début juillet, pour qu'ils puissent se tenir: Amiens, Artois, Besançon, Evry, Grenoble-II et III, Le Mans, Lille-II, Lorient, Montpellier-III, Nantes, Pau, Poitiers, Nice, Paris-I, VII, XI et XIII, Rennes-II et Tours.
D'après agence
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