© TF1/LCILa Miviludes (1) a dévoilé mardi son rapport annuel sur les sectes. Selon son président Georges Fenech, l'année 2008 marque "un vrai tournant dans l'attitude des pouvoirs publics face aux dérives sectaires. On passe vraiment à l'action". En 2008, environ 500 mouvements sectaires étaient établis en France, contre moins de 200 il y a 15 ans. Ces mouvements sectaires réussissent à s'installer dans des "niches nouvelles", dont notamment le marché florissant de l'épanouissement personnel.
L'apocalypse le 21/12/2012 ? Attention sectes
<b>Interview -</b> Dans son dernier rapport annuel, la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires met en garde contre la résurgence de discours apocalyptiques à l'approche du 21 décembre 2012. En France, c'est la secte Ramtha qui préoccupe le plus. Autre inquiétude de la Miviludes : la prolifération des charlatans de la santé autour des cancereux.
Publié le 15/06/2011
Les sectes, "un non-problème" en France
Le propos est attribué à Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, dans un entretien publié par VSD. L'intéressée dément.
Publié le 20/02/2008
Les reclus de Monflanquin sont libres !
Les membres de cette famille qui vivaient sous l'emprise d'un gourou depuis 2001, coupés du monde d'abord dans le Lot-et-Garonne puis en Angleterre, ont "été libérés et sont rentrés en France", a annoncé leur avocat.
Publié le 17/12/2009
Le gourou aurait ruiné 3 générations d'une famille
Un quadragénaire, soupçonné d'avoir régné pendant 10 ans sur 11 membres d'une famille aristocrate du Sud-Ouest lui extorquant une grande partie de son riche patrimoine, a été récemment arrêté.
Publié le 08/11/2009
Dans son rapport, la Miviludes décrit les risques d'emprise mentale, une caractéristique de la dérive sectaire, dans certaines pratiques de la psychothérapie utilisées par des formations fantaisistes et déstabilisantes. Face à la demande croissante d'accompagnement psychologique, la mission constate l'extrême variété des méthodes (entre 200 et 400) et aussi le grand nombre de psychothérapeutes autoproclamés. Sur 15.000 praticiens psychothérapeutes, 15 à 20% sont médecins, 25 à 30% psychologues, 15 à 20% psychanalystes, tous formés sur les bancs de la faculté, et 25 à 30% se déclarent psychothérapeutes, en se réclamant de disciplines diverses après des formations variées.
Elle réclame un recensement de ce type de pratiques et des différents organismes, de façon à mieux informer le public, car la demande est très grande et l'offre assez disparate mêlant sans distinction les vrais professionnels et les amateurs. La mission se félicite des propositions des divers ministères qui traduisent "une véritable sensibilisation au phénomène". Par exemple, le ministère de la Santé a mis en place un "groupe d'appui technique" en février "sur les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique". Le ministère du Travail traque les cas de "travail dissimulé" dans des organisations qui font travailler leurs adeptes sans les rémunérer.
Le satanisme gagne du terrain
Quant à l'Education nationale, elle va se pencher sur les dérives sectaires liées à l'école à domicile pour déterminer combien d'enfants sont concernés, pour quelles raisons ils ne sont pas dans le système scolaire et pour contrôler leur niveau d'instruction. La Miviludes souligne que de nombreux groupements sectaires invoquent "l'instruction dans les familles" pour justifier la scolarisation sur place alors que cette pratique doit être limitée à deux familles. Le rapport publie également un chapitre sur le satanisme qui gagne du terrain par le biais d'internet, sur les méthodes de lobbying des sectes à l'ONU, sur l'utilisation d'internet par les sectes ou encore sur la lutte contre les dérives sectaires en France et en Europe.
Il n'existe pas actuellement de liste des mouvements sectaires opérant en France. En 1994, le groupe parlementaire étudiant ce phénomène avait publié une liste d'environ 200 noms, vivement critiquée par les organisations citées qui s'estimaient stigmatisées. Cette liste était vite devenue obsolète, de nombreux mouvements ayant rapidement changé de nom ou d'adresse. Il n'est pas question de faire une nouvelle liste, mais l'actuel président de la Miviludes propose d'établir un "référentiel", sorte de répertoire des pratiques à risque.
D'après agence
(1) la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires au Premier ministre. Le rapport 2008 de la Miviludes est publié par la Documentation française (15 euros) et mis en ligne sur le site miviludes.gouv.fr.
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