Image d'archives © LCICollectivités locales, parents d'élèves et chefs d'établissements seront au ministère de l'Education cet après-midi pour une rencontre avec Xavier Darcos sur le thème de "la lutte contre l'intrusion d'armes" en milieu scolaire. Rencontre qui "a vocation à préparer la réunion" prévue le lendemain avec Nicolas Sarkozy et "les principaux acteurs de la sécurité, de la chaîne pénale et de l'Education nationale", selon le ministère de l'Education. En toile de fond : l'agression, au couteau, d'une enseignante par un élève, le 15 mai, dans un collège de Fenouillet (Haute-Garonne). Et celle, ce mercredi, d'une autre enseignante près de Lyon, menacée à l'arme blanche en plein cours.
Deux enfants arrêtés à la sortie de leur école
L'interpellation en pleine sortie des classes de deux élèves de CP et de CM1, âgés respectivement de 6 ans et 10 ans, suscite la réprobation à Floirac, près de Bordeaux.
Publié le 21/05/2009
Parmi les mesures que M. Darcos entend proposer, figure la mise en place d'"équipes mobiles d'agents" assermentés, chargées d'intervenir sur des missions de contrôle et de prévention dans les établissements, voire d'opérer des fouilles dans les sacs d'élèves. Ce pouvoir de fouille serait aussi donné aux chefs d'établissements, qui auraient "la compétence d'officiers ou d'agents de police judiciaire". Autre mesure : mettre en place un régime de sanctions financières pour les parents des élèves ayant introduit des armes au sein d'un établissement. En accord avec les collectivités locales, il prévoit aussi la possibilité d'équiper "certains établissements de portiques de détection".
Discordance au sein même du gouvernement
Ces propositions ont suscité de nombreuses critiques, y compris au sein du gouvernement. La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a dit qu'elle ne croyait "pas à une généralisation des portiques dans toutes les écoles" et ne veut pas "installer des commissariats dans les écoles, ni morceler les forces de police pour créer une brigade spéciale pour chaque problème". L'idée que des chefs d'établissements puissent être officiers de police judiciaire lui "paraît un peu compliquée".
Le Haut commissaire à la Jeunesse Martin Hirsch s'est prononcé "contre" une fouille "systématique" des sacs à l'école. Les syndicats enseignants ont dénoncé des mesures "dangereuses et contre-productives" et une "lamentable opération politicienne" et réclamé des moyens humains. Pour plusieurs observateurs, la proximité de ces annonces avec l'échéance des élections européennes n'est pas neutre. "Depuis quelques semaines, on voit revenir très fortement le thème de la sécurité dans le discours officiel", constate Gérard Aschieri (FSU). Le Sgen-CFDT dénonce le "contexte d'une campagne électorale marquée par le retour de la thématique sécuritaire".
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