Réunions au sommet pour trouver des solutions

le 27 mai 2009 à 06h00 , mis à jour le 27 mai 2009 à 09h22

La sécurité en milieu scolaire est au coeur d'une réunion au ministère de l'Education nationale, alors qu'une nouvelle agression d'enseignant a eu lieu près de Lyon.

Image d'archives/LCIImage d'archives © LCI

Collectivités locales, parents d'élèves et chefs d'établissements seront au ministère de l'Education cet après-midi pour une rencontre avec Xavier Darcos sur le thème de "la lutte contre l'intrusion d'armes" en milieu scolaire. Rencontre qui "a vocation à préparer la réunion" prévue le lendemain avec Nicolas Sarkozy et "les principaux acteurs de la sécurité, de la chaîne pénale et de l'Education nationale", selon le ministère de l'Education. En toile de fond : l'agression, au couteau, d'une enseignante par un élève, le 15 mai, dans un collège de Fenouillet (Haute-Garonne). Et celle, ce mercredi, d'une autre enseignante près de Lyon, menacée à l'arme blanche en plein cours.

Plus d'infos

  
Parmi les mesures que M. Darcos entend proposer, figure la mise en place d'"équipes mobiles d'agents" assermentés, chargées d'intervenir sur des missions de contrôle et de prévention dans les établissements, voire d'opérer des fouilles dans les sacs d'élèves. Ce pouvoir de fouille serait aussi donné aux chefs d'établissements, qui auraient "la compétence d'officiers ou d'agents de police judiciaire". Autre mesure : mettre en place un régime de sanctions financières pour les parents des élèves ayant introduit des armes au sein d'un établissement. En accord avec les collectivités locales, il prévoit aussi la possibilité d'équiper "certains établissements de portiques de détection".

Discordance au sein même du gouvernement

Ces propositions ont suscité de nombreuses critiques, y compris au sein du gouvernement. La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a dit qu'elle ne croyait  "pas à une généralisation des portiques dans toutes les écoles" et ne veut pas  "installer des commissariats dans les écoles, ni morceler les forces de police pour créer une brigade spéciale pour chaque problème". L'idée que des chefs d'établissements puissent être officiers de police  judiciaire lui "paraît un peu compliquée".
  
Le Haut commissaire à la Jeunesse Martin Hirsch s'est prononcé "contre" une fouille "systématique" des sacs à l'école. Les syndicats enseignants ont dénoncé des mesures "dangereuses et contre-productives" et une "lamentable opération politicienne" et réclamé des moyens humains. Pour plusieurs observateurs, la proximité de ces annonces avec l'échéance des élections européennes n'est pas neutre. "Depuis quelques semaines, on voit revenir très fortement le thème de la sécurité dans le discours officiel",  constate Gérard Aschieri (FSU). Le Sgen-CFDT dénonce le "contexte d'une campagne électorale marquée par le  retour de la thématique sécuritaire".

le 27 mai 2009 à 06:00
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8 Commentaires

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  • Milord, le 27/05/2009 à 19h41

    Tant qu'il y aura ce même type de clientèle d'assistés ...!

  • Brauny, le 27/05/2009 à 12h06

    Que les parents fassent leur boulot en tenant et en s'occupant de leurs enfants. L'éducation, c'est aux parents de la faire, l'apprentissage c'est aux enseignants. C'est évident qu'il y a des environnements propices à ce genre de comportement, mais ce n'est pas parce qu'on vit dans un milieu social difficile qu'il ne faut pas apprendre aux enfants à se comporter normalement. Alors quand votre enfant commence à se foutre de vous réagissez car c'est encore pire à l'extérieur.

  • Jp, le 27/05/2009 à 10h29

    S'il y a de l'argent pour acheter des portiques de sécurités ou créer des "équipes mobiles" il devrait y en avoir pour recruter des profs. Arrètons de créer toujours plus de postes différents dans l'éducation nationale et concentrons plutôt les moyens sur ceux qui font l'enseignement. L'école on y va pour apprendre, pas besoin de policiers, de psy ou d'assistantes en tout genre !! Quand les classes seront moins surchargées, les violences diminuerons.

  • Pas67, le 27/05/2009 à 09h36

    Il serait peut-être temps de trouver des solutions pour assurer la sécurité dans nos établissements scolaires. Avant tout, il faudrait engager la responsabilité des parents de "ces jeunes voyous". C'est à eux de surveiller leurs enfant et surtout de vérifier si ces derniers ne détiennent pas d'armes. Il faudrait systématiquement leur retirer les aides sociales. Quant à ces "jeunes" que risquent-ils dans ce pays de "toutes les libertés", rien. Des sanctions éducatives fermes s'imposent dès le premier délit commis. On leur trouvera toujours des "circonstances atténuantes". LES PAUVRES CHÉRIES ONT EU UNE ENFANCE TELLEMENT DIFFICILE. ARRÊTONS ET AGISSONS.

  • Pascal, le 27/05/2009 à 08h55

    Ce problème de violence scolaire existe depuis très longtemps. Les gouvernements de droite qui se succèdent depuis 10 ans avaient fait de la lutte contre la violence et la déliquance leur cheval de bataille. Ce devait être la tolérance zéro prônée par un certain Sarkosy...rien n'a été fait. La violence à l'école explose depuis 5 ans. Il faut rétablir les surveillants dans les collèges et lycées et faire de l'éducation et le respect une priorité. Nous en sommes arrivés à faire de la répression partout alors qu'il aurait fallu donner les moyens à la prévention dans les quartiers difficiles.

  • EPOULOU, le 27/05/2009 à 08h45

    L ecole devient comme certains quartiesr ou cites violentes et ceux par les memes individus la solution est a la source chez eux punir les parents financierement et juridiquement plus d alloc etc....ca ira mieux apres

  • Magbey, le 27/05/2009 à 08h45

    Il faut surtout rééduquer les parents et voir à toucher aux porte feuille des parents, supprimer les allocs et certainement que les gamins fileront droit et les parents se mettront à éduquer leurs enfants correctement. Ensuite, à partir de 15 ans, une faute = un stage dans l'armée, voire peut-être à remettre le service en route, cela éviterais paut-être les bandes et tout le reste.

  • Marc, le 27/05/2009 à 07h36

    Quand on voit qu'il faut au moin 6 policiers pour arreter deux enfants qui soit disant avait vole un velo.combien vat il en falloir dans chaque ecole afin de surveiller,les eleves.mais comme au moment de chaque election la compagnie sarkosy nous ressort le sujet insecurite.on sait que rien ne sera fait.

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