Image d'archives © TF1/LCIUne classe de seconde générale et technologique, des "sas de rattrapage" l'été pour éviter de redoubler, un baccalauréat plus "resserré", un horaire hebdomadaire lycéen de 35 heures : telles sont les mesures de la mission d'information parlementaire sur la réforme du lycée rendues publiques mercredi. Cette mission, présidée par le député socialiste du Nord Yves Durand, et dont le rapporteur est l'UMP Benoist Apparu, avait été mise en place en janvier après le retrait de la réforme Darcos. Ses onze membres ont toutefois échoué à se mettre d'accord sur des solutions communes : les élus de l'UMP et du PS présentent donc chacun leurs préconisations.
Benoist Apparu propose une classe de seconde générale et technologique, indifférenciée, avec de la technologie et de l'économie pour tous. Puis deux classes de première, une générale et une technologique, pour ne créer qu'en terminale de véritables filières. Le député préconise aussi une semaine hebdomadaire du lycéen de 35 heures, dont 30 heures organisées autour d'un triptyque d'enseignements de "culture générale"/ "d'approfondissement"/ "d'accompagnement" (soutien, travail en groupe). Les cinq autres heures seraient consacrées aux devoirs, faits au lycée.
"Poser les vrais problèmes du lycée"
Pour éviter les redoublements, le rapporteur prône des "sas" (session) de rattrapage (remise à niveau) pendant l'été suivant la classe de seconde. Des sas de "réorientation" seraient aussi possibles en milieu et fin de première. Benoist Apparu entend aussi "réformer" le baccalauréat en le "resserrant" : l'épreuve de fin d'année comporterait, hormis le français en première, quatre épreuves (histoire-géographie, philosophie et deux épreuves spécialisées selon la filière choisie). Mais les autres enseignements "feraient l'objet d'un contrôle en cours de formation", dans l'année, sur le modèle, par exemple, des partiels à l'université. La réforme doit être mise en oeuvre "à moyens constants" et "engagée rapidement", dès la rentrée 2010, estime le député.
De son côté, le groupe socialiste, dans sa contribution, explique qu'il ne peut "valider" le fait que la mission Apparu ne concerne pas le lycée professionnel. Interrogé il y a une semaine sur le refus des députés PS de suivre le rapporteur, Yves Durand avait jugé alors ses propositions "à la fois techniques et floues" et et avait suggéré "une autre logique : poser les vrais problèmes du lycée". Ceux-ci se regroupent selon lui autour de quatre thèmes : vie lycéenne (question des bourses, éventuelle allocation autonomie), savoirs à acquérir, métier d'enseignant et moyens. "C'est à partir des besoins qu'on peut déterminer les moyens, sans l'a priori idéologique du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, et c'est pourquoi nous ne pouvions souscrire au rapport Apparu. Nous voulons un recrutement pluriannuel d'enseignants", avait-il conclu. Dans sa contribution, le groupe socialiste préconise donc que soit lancée en 2009-2010 "une concertation avec tous les acteurs" et demande "un plan pluriannuel de recrutement" sur 5 ans.
D'après agence
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