Image d'archives © TF1Les votes en faveur de la levée des blocages se font de plus en plus nombreux, alors que les examens se profilent. La question la plus cruciale étant désormais, pour la plupart des étudiants, de trouver les moyens de sauver leur année - question qui semble difficile à trancher et donne lieu aux solutions les plus diverses, sans que l'on sache lesquelles seront avalisées.
Les étudiants de Grenoble, Besançon et Dijon ont ainsi voté mardi en faveur de la levée du blocage de leurs universités, en grève depuis plusieurs semaines contre les réformes gouvernementales. Les quelque 2000 étudiants de l'université de Bourgogne, réunis en assemblée générale à Dijon, ont voté "à une forte majorité" en faveur du déblocage du bâtiment Droit et Lettres, selon une porte-parole du comité de mobilisation des étudiants. Les accès du bâtiment Droit-Lettres de l'université dijonnaise étaient obstrués par des monceaux de chaises empilées depuis le 27 mars dernier. La présidente de l'université, Sophie Béjean, avait mis en place dès fin avril un "plan de rattrapage des cours", avec "chaque jour", la délocalisation de 350 à 500 d'entre eux, ce qui devrait permettre "de maintenir les examens du 18 au 29 mai prochain".
"L'annulation du semestre serait la pire situation"
A Grenoble-III, sur le campus universitaire de Saint-Martin-d'Hères, la levée du blocage a été votée à main levée à l'unanimité d'environ 300 participants d'une assemblée générale, mardi à la mi-journée. Cette décision intervenait au lendemain d'une consultation, organisée par la présidence de Grenoble-III, des étudiants, qui se sont prononcés à majorité pour la neutralisation du semestre (777 voix pour 343 contre), après des mois de grève. A Besançon, un vote organisé lundi a fait apparaître une large majorité en faveur du maintien des examens (oui: 762, non: 441) et une majorité presque équivalente en faveur de la levée du blocage de l'université (oui: 725, non: 473).
Sur le campus du Mirail à Toulouse, en revanche, une assemblée générale d'environ 2000 étudiants a massivement voté la poursuite de la grève et a reconduit le blocage des activités de la faculté à une importante majorité. Les grévistes, qui bloquent Toulouse-II depuis deux mois, sont ensuite partis au centre-ville pour manifester. Dans le même temps, le président de l'université, Daniel Filâtre, qui "regrette profondément ce vote", réaffirmait devant des journalistes qu'il ferait "tout pour qu'il y ait des examens dans la deuxième quinzaine de juin", car "l'annulation du semestre serait la pire situation". A Caen, une assemblée générale de quelque 2900 personnes, qui a duré environ six heures, a également voté pour la poursuite du blocage.
Le climat reste parfois très tendu, comme à l'université de Saint-Etienne où le comité de grève s'est prononcé mercredi matin "pour la poursuite du mouvement, jusqu'au retrait de la loi LRU", et où un noyau dur d'une quarantaine d'étudiants ont refusé de quitter le campus qu'ils occupent et dont les accès sont bloqués par la police.
D'après agence
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