Vers la reprise, en traînant des pieds

le 13 mai 2009 à 07h20 , mis à jour le 13 mai 2009 à 13h11

A leur tour, Grenoble, Besançon et Dijon ont voté la reprise. Et les étudiants tentent de sauver leur année après des semaines sans cours. Les blocages persistent à Toulouse, Caen, Saint-Etienne.

Image d'archives/TF1Image d'archives © TF1

Les votes en faveur de la levée des blocages se font de plus en plus nombreux, alors que les examens se profilent. La question la plus cruciale étant désormais, pour la plupart des étudiants, de trouver les moyens de sauver leur année - question qui semble difficile à trancher et donne lieu aux solutions les plus diverses, sans que l'on sache lesquelles seront avalisées.

Les étudiants de Grenoble, Besançon et Dijon ont ainsi voté mardi en faveur de la levée du blocage de leurs universités, en grève depuis plusieurs semaines contre les réformes gouvernementales. Les quelque 2000 étudiants de l'université de Bourgogne, réunis en assemblée générale à Dijon, ont voté "à une forte majorité" en faveur du déblocage du bâtiment Droit et Lettres, selon une porte-parole du comité de mobilisation des étudiants. Les accès du bâtiment Droit-Lettres de l'université dijonnaise étaient obstrués par des monceaux de chaises empilées depuis le 27 mars dernier. La présidente de l'université, Sophie Béjean, avait mis en place dès fin avril un "plan de rattrapage des cours", avec "chaque jour", la délocalisation de 350 à 500 d'entre eux, ce qui devrait permettre "de maintenir les examens du 18 au 29 mai prochain".

"L'annulation du semestre serait la pire situation"

A Grenoble-III, sur le campus universitaire de Saint-Martin-d'Hères, la levée du blocage a été votée à main levée à l'unanimité d'environ 300 participants d'une assemblée générale, mardi à la mi-journée. Cette décision intervenait au lendemain d'une consultation, organisée par la présidence de Grenoble-III, des étudiants, qui se sont prononcés à majorité pour la neutralisation du semestre (777 voix pour 343 contre), après des mois de grève. A Besançon, un vote organisé lundi a fait apparaître une large majorité en faveur du maintien des examens (oui: 762, non: 441) et une majorité presque équivalente en faveur de la levée du blocage de l'université (oui: 725, non: 473).

Sur le campus du Mirail à Toulouse, en revanche, une assemblée générale d'environ 2000 étudiants a massivement voté la poursuite de la grève et a reconduit le blocage des activités de la faculté à une importante majorité. Les grévistes, qui bloquent Toulouse-II depuis deux mois, sont ensuite partis au centre-ville pour manifester. Dans le même temps, le président de l'université, Daniel Filâtre, qui "regrette profondément ce vote", réaffirmait devant des journalistes qu'il ferait "tout pour qu'il y ait des examens dans la deuxième quinzaine de juin", car "l'annulation du semestre serait la pire situation". A Caen, une assemblée générale de quelque 2900 personnes, qui a duré environ six heures, a également voté pour la poursuite du blocage.

Le climat reste parfois très tendu, comme à l'université de Saint-Etienne où le comité de grève s'est prononcé mercredi matin "pour la  poursuite du mouvement, jusqu'au retrait de la loi LRU", et où un noyau dur d'une quarantaine  d'étudiants ont refusé de quitter le  campus qu'ils occupent et dont les accès sont bloqués par la police.

D'après agence

le 13 mai 2009 à 07:20
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23 Commentaires

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  • Hélène, le 21/05/2009 à 17h27

    J'ai arrêter la fac en France il y a 3 ans, et ma dernière année a été polluée par des grèves... Durant ma poursuite d'étude à l'étranger, pas une grève en vue, pas de syndicat et pas de prof politisé... Il faut arrêter de confondre la fac avec un forum politique! Nos diplômes ne sont déjà pas reconnus sur le marché du travail! de plus, c'est toujours une minorité qui crie plus fort que le reste et bloque tout le monde...

  • Sof, le 15/05/2009 à 11h24

    A forçe de glander.... ils vont réellement glander... et au chômage! les étudiants sont trop politisés! on 'est plus en 68 là... la situation geo-politique n'est pas la même.....

  • Milord, le 13/05/2009 à 23h36

    Les glando-étudiants ne s'imaginent pas encore que les patrons se foutent parfaitement de leurs diplômes universitaires qui ne valent pas un clou ! On recherche des bac 5 minimum et des candidats issus des grandes écoles de commerce !

  • Véro, le 13/05/2009 à 20h45

    Des grêves d'étudiant j'en ai vu pas mal, sans jamais y parciper, j'avais mieux à faire.... m'instruire. Active, je n'ai plus connu que la grêve du zèle, celle qui prouve que je veux voir les choses avancer et non me prendre des vacances supplémentaires. Le manque de personnel et les heures sup non payées, je connais. Mais si je suis fatiguée après une journée de 11 ou 12 h, au moins moi je suis fière. Et je peux même dire sans rougir que je suis une personne HEUREUSE (comme quoi ce mot n'a pas totalement disparu du dictionnaire français). Et ne me dîtes pas que je profite de je ne sais quel paradis... car je ne suis qu'en emploi précaire, mais j'y suis car je bosse. Mais les étudiants ne savent pas encore de quoi ils parlent. A au fait, j'ai 2 diplômes scientifiques bac 5. J'ai fais mes choix dans la vie, je les assume et je ne regrette rien et surtout pas le fait de n'avoir jamais fais grêve ! Je vous souhaite d'avoir autant de bonheur que moi !

  • Laulau, le 13/05/2009 à 20h26

    Je suis tout à fait d'accord avec Franck de Rennes! A Strasbourg il y a également toujours cette opposition nette entre fac de sciences et fac de lettres. La décision ne devrait pas revenir à une minorité...

  • Herve, le 13/05/2009 à 19h08

    Aller les feignants... la recreation est terminee... on reprend les cours !

  • Maxou, le 13/05/2009 à 18h46

    Ma fille trime tous les WE et pendant ses vacances pour payer ses études (une partie) car nous sommes juste limite pour ne pas avoir de bourse. Et des glandeurs, se croyants toujours plus malins que les autres,plus ou moins bras armés des universitaires et des bons partis qui cassent sans être capable de construire, l'empêchent de travailler sérieusement. Et bien toute cette année sera cataloguée par les DRH pour l'avenir (et ils ont de la mémoire). Et nous parents : plus de vacances, je travaiellerai certainement tout cet été, pour permettre à ma fille de s'inscrire dans le privé. Bravo ! Le dictionnaire ne contient pas assez de mots abjectes pouvant qualifier les meneurs.

  • Herve, le 13/05/2009 à 18h44

    Les diplomes doivent etre acquis a mains levees, comme dans les AG voila la solution aux examens

  • Franck, le 13/05/2009 à 16h28

    Quand j'étais étudiant, il y avait très souvent grève sur Rennes. Sauf que j'étais en fac de Sciences où tout le monde (20 000 étudiants) suivait les cours et seule les facs de lettres faisaient grève (la fameuse Université Rennes 2) en organisant de grandes assemblées de 500 personnes pour décider de la conduite d'une université de 20 000 étudiants. Selon les syndicats étudiants, 95% des étudiants Rennais étaient d'accord avec la grève. J'ai jamais compris leur mode de calcul et quand je vois les chiffres des votants présentés dans cet article, je me dis que les chose n'ont pas changé

  • Nina, le 13/05/2009 à 14h57

    Les enseignants ont soutenu ces mouvements de grève, avec l'aval des présidents en pensant, que, comme d'habitude le gouvernement aller céder, mais ce n'est pas le cas et cette fois ci ils n'ont pas le dernier mot, qu'ils l'admettent et que les cours reprennent, car finalement ce sont les étudiants qui sont lésés, les profs et les présidents, eux ne prennent aucun risque

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