La police déloge les derniers bloqueurs à Toulouse

le 03 juin 2009 à 09h08 , mis à jour le 03 juin 2009 à 09h11

La dernière fac occupée par des étudiants, Toulouse-Le Mirail, a été débloquée dans la nuit de mardi à mercredi par des CRS et des gendarmes mobiles.

L'entrée de l'Université Toulouse le MirailL'entrée de l'Université Toulouse le Mirail © LCI

Plus aucune fac n'est officiellement bloquée en France. La trentaine d'étudiants qui bloquaient l'université Toulouse-Le Mirail ont été délogés dans la nuit de mardi à mercredi par des CRS et des gendarmes mobiles. L'université toulousaine était la dernière faculté encore totalement paralysée par le mouvement de grève. Les étudiants bloquaient Toulouse-II depuis trois mois pour protester contre les réformes des universités du gouvernement. "Nous avons évacué 30 étudiants grévistes dans le calme, sans résistance, à la demande du président de l'université", a confirmé la police.
 
Des gendarmes mobiles et des CRS étaient postés mercredi aux entrées de la  faculté pour empêcher les étudiants de reprendre le contrôle de l'université, comme ils l'avaient déjà fait après une première tentative de déblocage. Le président de l'université Daniel Filâtre a annoncé que les examens ne pourraient pas se tenir en juin du fait du mouvement de grève et les a programmés durant la première quinzaine de septembre, avec session de rattrapage en octobre.
 
Les exigences revues à la baisse
 
Daniel Filâtre, qui avait décidé la semaine dernière de reporter à septembre la  session d'examens de juin, a également décidé mardi la fermeture administrative de  l'université "jusqu'à jeudi 9h00", à la suite de dégradations commises par des étudiants dans un bâtiment.
 
Une assemblée générale des étudiants est prévue jeudi. Les étudiants les plus radicaux ont regretté le report des examens estimant que le président de l'université refusait le dialogue. "Nous allons faire des propositions concrètes pour les examens et nous espérons qu'il entendra raison", avait déclaré le représentant des étudiants bloqueurs, avant l'intervention des forces de l'ordre. Alors qu'ils exigeaient initialement une "validation automatique" du second semestre, les étudiants ont revu leurs exigences à la baisse et cherchent une formule "qui pénaliserait le moins les étudiants".
 
D'après agence

le 03 juin 2009 à 09:08
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17 Commentaires

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  • Yeahman, le 06/06/2009 à 11h32

    Ben, quand il y a un problème dans un établissement public, un gouvernement responsable doit tout faire pour calmer la situation. C'est ridicule d'avoir attendu juin pour décider de les déloger...enfin, c'est de la politique, on sais bien qu'ils s'en foutent des facs française, et que plus elles s'autodétruisent, moins le gouvernement aura besoin de le faire. je trouve ça minable de la part de Pécresse et Sarkozy...

  • Lily, le 04/06/2009 à 00h16

    Je plussoie Lutindescampagnes!! Tout est dit ...

  • Lutindescampagnes, le 03/06/2009 à 17h44

    Réforme qui ne prévoit pas la formation pédagogique des futurs enseignants, qui se contenteront d'une formation théorique, et qqs stages de mise en pratique: ce qui va diminuer fortement la capacité de réaction du futur enseignant face à une classe de 35 élèves, ainsi que la qualité de l'enseignement dispensé aux enfants, futurs citoyens français. Nous sommes poiur un véritabke service public de l'éducation. Voilà pourquoi nous nous sommes mobilisé. Je vous remercie d'avoir pris le temps de me lire, même si j'ai bien d'autres arguments et exemples à développer pour expliquer la situation des "Irréductibles du Mirail" comme nous avons été nommés l'autre soir sur 7 à 8. Une étudiante en lutte du Mirail

  • Lutindescampagnes, le 03/06/2009 à 17h43

    Si les frais d'inscriptions passent à 1000, puis 2000, 3000? voire plus , comment va-t-on faire? La solution du gouvernement: les prêts étudiants.... s'endetter dès 18ans pour étudier? je ne suis passûre que ce soit la solution idéale. Cette situation va créer une sélection sociale à l'entrée de l'université. Nous défendons une université ouverte à tous, nous sommes pour l'égalité des chances. Que des fils d'ouvriers, de chômeurs, d'agriculteurs, de riches, d'immigrés... puissent avoir accès de manière égale à l'université, à la diffusion des savoirs fondamentaux. - Nous nous sommes aussi mobilsé contre la réforme des IUFM , réforme qui va casser la valeur nationale des diplômes de professeurs. Là encore va jouer la concurrence, d'autant plus que la formation sera désormais assurée par les université qui auront des financements totalement différents. Concurrence entre les futurs profs, nouveaux emplois précaires et non stables.

  • Lutindescampagnes, le 03/06/2009 à 17h42

    1)je suis une étudiante en lutte, j'ai bûché régulièrement pdt ces 4mois de piquets de grève, je ne suis pas une fainéante, ni une paresseuse qui veut des vacances. 2) je ne suis pas favorisée, je travaille pdt l'année scolaire, je vais bosser tout l'été pour payer mon loyer et l'inscription à la fac. Je n'ai pas le droit aux bourses, ms parents dépassent le niveau établi de peu. 3) Je ne suis manipulée par personne, je ne suis pas une utopiste ni une soixante-huitarde à retardement. 4) Pourquoi s'est-on mobilisé? - contre la LRU (loi sur les Responsabolités des Universités) ou autrement appelée, loi d'autonomie. Cette loi prévoit la privatisation totale, à petits feux des universités françaises, jusqu'à lors publiques, car gérées par l'Etat. Nous refusons cette privatisation car elle met en place la concurrence des universités, autrement dit un système facs d'élites/ facs poubelles. Ce qui va créer de réelles inégalités entre tous les étudiants. Par exemple, un employeur préférera une personne ayant eu son diplôme dans une Fac comme Toulouse à une personne ayant eu le même diplôme dans une petite fac comme Poitiers. Nous sommes pour une diffusion du savoir EGALITAIRE; et oui nous voulons l'égalité des chances pour tous. - Les facs devenant privées, il faudra payer des frais d'inscriptions très chers et qui augmenteront sans cesse. Sachez que déjà plus de la moitié des étudiants travaillent pour payer leurs études. Les frais d'inscriptions à la fac du Mirail s'élevaient cette année pour une licence à 368;57? pour une personne qui n'a pas les bourses et qui paie aussi son affiliation à la sécurité sociale étudiante. Ajoutez à cela le paiement du loyer tous les mois ( entre 200 ET 500 ? par mois à Toulouse généralement, séans compter les charges), plus l'abonnement au métro ( 22?par mois), plus le train si vos parents ne vivent pas dans la ville où vous étudier, plus la nourriture, plus les bouquins pr étudier, etc tc

  • Remi, le 03/06/2009 à 13h15

    Qui va payer les degradations? Voila le resultat de vouloir tout rendre gratuit pour certains,ceux qui paient leurs etudes ne detruisent pas leurs ecoles.

  • Antonio, le 03/06/2009 à 13h13

    Honte aux bloqueurs et à l'Etat qui paie les professeurs grévistes, tolère six mois de chienlit et se satisfait du naufrage de son enseignement supérieur. Les écoles d'ingénieurs et de commerce sont la seule voie sérieuse pour étudier.

  • MICHEL, le 03/06/2009 à 12h15

    J'espère que les dégradations vont être payées par les PROFESSEURS et les ÉLÈVES grévistes . L'Etat doit se montrer ferme, il est d'ailleurs HONTEUX que les profs grévistes soient rémunérés. Les contribuables ne sont pas des vaches à lait pour des planqués.

  • Mel69, le 03/06/2009 à 12h00

    Ah ces étudiants ...je dirai plutot de gros feignants ou tout les pretextes sont bons pour glander sereinement ... et comme la republique française est incapable de faire regner l'ordre dans les facs publiques !!!!!! a fond vite vers les ecoles privées , la bas les paresseux n'y ont pas acces .

  • Alex, le 03/06/2009 à 11h54

    D'accord avec la plupart des critiques sans pour autant dénigrer les bloqueurs. CHARLEMAGNE : renvoyer les étudiants, c'est scandaleux, le président n'avait qu'à faire avancer les choses. Pourquoi pas renvoyer le ministre tant qu'on y est? (quoi que ce serait peut être plus efficace).Et quant alors à la fermeture de l'unniversité, je n'en dirait pas plus...

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