Les députés votent l'arsenal anti-violences à l'école

le 30 juin 2009 à 22h08 , mis à jour le 30 juin 2009 à 22h12

L'Assemblée nationale a adopté mardi, dans un climat houleux, un nouveau dispositif contre la violence en bandes et à l'école.

classe école élève © LCI

L'Assemblée nationale a adopté mardi en première lecture et dans un climat houleux le texte sur la violence en bandes et à l'école, qui crée le délit de participation à une bande violente. La proposition de loi ne fait finalement pas mention de fouille de cartable, comme l'avait pourtant prévu, dans un premier temps, le gouvernement. Avant le début de la discussion, le rapporteur, Eric Ciotti, avait émis l'idée que la fouille pourrait être décidée par voie réglementaire. "Quand on prétend sanctuariser l'école, on commence par y maintenir les surveillants", a jugé Sandrine Mazetier (PS) en accusant le gouvernement de faire "du vent" mais "pas des actes". Mais aucun des amendements PS pour renforcer la présence de personnels surveillants n'a été adopté.

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    Publié le 05/05/2010 Ecole primaire : un rapport pointe les défaillances
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Rédigée sur fond de hausse des chiffres de la délinquance par Christian Estrosi, proche de Nicolas Sarkozy entré au gouvernement lors du récent remaniement, la proposition de loi étend par ailleurs aux personnes non armées participant à un attroupement violent la sanction prévue pour celles portant des armes. Une circonstance aggravante a été créée lorsque l'auteur de violences sur les personnes ou de dégradations de biens dissimule volontairement son visage, par exemple en portant une cagoule - dont le port lors de manifestations a par ailleurs été interdit la semaine dernière par décret. La gauche s'est montrée sceptique sur l'efficacité de cet arsenal.

"C'est le mouvement social qui est visé"

Le deuxième volet du dispositif, discuté en l'absence de Luc Chatel (Education), met en oeuvre des annonces faites par Nicolas Sarkozy, en mars, à Gagny après qu'une vingtaine de jeunes gens, cagoulés et armés, eurent envahi un lycée. Il crée notamment le délit d'intrusion ou de "maintien", sans autorisation, dans les établissements scolaires (un an de prison). "Un parent d'élève, des lycéens qui organisent une assemblée générale peuvent être visés par cette sanction", s'est inquiétée la députée PS Delphine Batho, selon laquelle "c'est le mouvement social qui est visé". L'introduction d'armes par des personnes extérieures ou des élèves est également sanctionnée.

A la dernière minute, le gouvernement a fait supprimer par la majorité qui l'avait votée dans la nuit, une disposition ajoutée par l'UMP Christian Vanneste, soutenue par le PS. Elle prévoyait, pour un prévenu n'ayant fait l'objet d'aucune condamnation, de proposer, en priorité, une peine de travail d'intérêt général de 40 à 720 heures. Pour protester, la gauche - à laquelle le président de séance, l'UMP Marc Laffineur, a refusé une demande de suspension de séance - a quitté l'hémicycle au cri de "Parlement fantoche !", et seuls l'UMP et le Nouveau Centre ont voté le texte, approuvé par... 43 voix (dont beaucoup de délégations de vote). Delphine Batho a estimé que cet incident de séance "traduit le malaise de la droite". Elle a relevé auprès de l'UMP une contradiction entre "la légende des bons résultats de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité et la réalité du terrain que les députés de droite décrivent eux-mêmes".

D'après agence

le 30 juin 2009 à 22:08
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7 Commentaires

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  • Jean bernard, le 03/07/2009 à 13h43

    Que le Gaulois reflechisse un peu tous les avantages acquis depuis 1936 ne sont dus qu a la gauche surtout au parti socialiste et ses chefs BLUM MENDES FRANCE JAURES MITTERAND et autres.

  • Le gaulois, le 01/07/2009 à 15h27

    Ils sont encore là ceux qui aboient après la droite.Et vous gauchos que proposez vous à part le laxisme et l'inaction?

  • Jacques, le 01/07/2009 à 14h11

    Les lois coutent moins cher que le personnel alors l'UMP ne s'en prive pas, avec Sarko en tête ils font du vent et toujours du vent..

  • Noémie, le 01/07/2009 à 13h56

    Mais que les députés arrêtent de voter des lois qui ne sont pas appliquées ! Moi j'aurais fait la grève depuis longtemps, à voter tous les ans des lois contre les violences à l'école et pour la sécurité. Est ce que quelque chose a changé ? Est ce que tous les décrets d'application sont publiés ? Ca ne sert à rien. Alors arrêtons de payer des députés à faire des lois redondantes, laissons-les faire leur boulot mieux, et mettons en application des mesures efficaces. Les surveillants seraient sans doute le plus efficace. Car si les couloirs, cours et autres parties des écoles étaient moins désertes, il y aurait moins de problèmes.

  • Bob, le 01/07/2009 à 12h06

    Pondre des lois a un avantage, ça donne l'impression d'agir... Néanmoins, pour mémoire, certaines lois déjà votées dans le même domaine ne sont même pas encore en vigueur, faute de décret d'application. Mais ça, le bon peuple n'a pas besoin de le savoir, l'important est qu'il soit convaincu qu'on agit...

  • Alimurene, le 01/07/2009 à 11h14

    Super une loi qui lutte contre les violences... heureusement. C'est vrai que nous n'en avions pas de ces lois... la derniere datant d'il y a... 1an. Vraiment obsolete. Bravo. et continuons commeca. bientot nousserons fliqués avant meme d'etre nés...

  • Yann, le 01/07/2009 à 10h51

    Et hop encore une loi sortie du chapeau... comme beaucoup, beaucoup, beaucoup d'autres l'ont été depuis l'arrivée de l'omniprésident. Oh quelle est belle cette loi, il va y avoir des sanctions, dures de préférences! Et pendant ce temps on vide les établissements scolaires des adultes: moins de profs, moins de surveillants.... sans oublier qu'on diminue aussi les effectifs policiers. Brefs des textes de plus en plus durs, et paradoxalement de moins en moins de monde pour les faire respecter. L'arsenal juridique était déjà largement suffisant, mais il faut bien montrer que le gouvernement travail. Dans les faits nous aurons encore plus de violences car l'encadrement se réduit comme peau de chagrin, mais le gouvernement se pavanera d'avoir agi. Encore une fois, on mets de l'énergie où ce n'est pas indispensable et en plus on le fait mal..

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