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La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé lundi sa décision de "généraliser" le système des pré-plaintes en ligne, qui est expérimenté depuis six mois en Charente-Maritime et dans les Yvelines. Une information révélée à l'époque par LCI.fr. La formule a donné des résultats "extrêmement positifs", selon elle. La ministre s'exprimait au Carrousel du Louvre lors des assises nationales de synthèse des forums police-population, au cours desquels des victimes ont estimé les démarches trop compliquées, a-t-elle rapporté.
"Passer trois heures pour déclarer qu'on a cassé votre rétroviseur, devoir revenir trois fois parce qu'il y a trop de monde, ne pas pouvoir déposer plainte immédiatement à cause de ses horaires de travail, ce n'est aujourd'hui plus tolérable", a dit la ministre. "J'ai donc décidé de généraliser les pré-plaintes en ligne dès la rentrée" de septembre, a dit Mme. Alliot-Marie.
Enregistrer sa plainte sur internet (www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr), permettra à une victime de vol, dégradations, escroquerie et toute atteinte aux biens dont on ne connaît pas les auteurs d'éviter les files d'attente dans les commissariats et les gendarmeries. La victime déterminera en ligne à quel endroit elle déposera sa plainte ultérieure. Le formulaire, transmis à la brigade ou au commissariat sélectionné, lui permet d'avoir un numéro de dossier et un rendez-vous avec les forces de l'ordre concernées pour signer la plainte, qui sera alors officiellement déposée. Il est bien précisé sur le site que ce dispositif n'est pas valable pour les situations d'urgence, pour lesquelles les numéros 17 et 117 restent valables. Pour éviter toute erreur, les pré-plaintes seront aussi reçues au centre opérationnel départemental, susceptible d'intervenir s'il estime que la situation est urgente.
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