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| Les images de l'occupation |
"Ces gens-là, ils souffrent, ils ont la peur au ventre. Ils ne peuvent pas sortir : quand ils voient des policiers, ils se cachent." Comme Dramé Madou qui les représente, environ 300 sans-papiers, dont des femmes et des enfants, occupent depuis vendredi, 16 heures, un immeuble de la sécurité social, rue Baudelique, dans le XVIIIe arrondissement de Paris.
Objectif : réclamer leur régularisation. Celle de tous les ex-occupants de la Bourse du Travail, et au-delà, de l'ensemble des sans-papiers. "Les papiers, c'est autoriser quelqu'un à circuler, c'est autoriser quelqu'un à travailler, raconte Dramé Madou à LCI. Tout cela, nous n'avons pas, c'est inacceptable en France."
Délogés mais pas découragés
Pour les soutenir dans leur démarche, associations et militants divers. Solidaires, CSP75, CGT Nettoiement, Verts, NPA, dont le leader Olivier Besancenot a fait un saut sur place samedi matin... "Face à la situation inhumaine du campement des sans-papiers de la CSP75, nous entendons donner une visibilité collective à la mobilisation de l'ensemble des sans-papiers pour faire respecter les engagements pris par la Préfecture et le Ministère vis-à-vis de la CSP75", explique leur communiqué commun.
Les occupants ont symboliquement rebaptisé ce bâtiment désaffecté de la CPAM, "le ministère de la régularisation et de tous les sans-papiers". Et le communiqué d'appeler l'ensemble des "organisations associatives, syndicales et politiques, et tous les collectifs des sans-papiers à soutenir, en venant dès à présent sur place, l'occupation de ce lieu". Samedi, des sans-papiers continuaient d'arriver. Délogés de la Bourse du Travail la veille mais pas découragés, loin de là.









