Image d'archives © TF1-LCILe ministre de l'Education Nationale Luc Chatel a jugé "légitime" jeudi la "démarche" du proviseur d'un lycée parisien qui a conditionné l'inscription en terminale d'un lycéen à un engagement écrit qu'il n'organiserait plus de blocages. "Le proviseur est responsable de l'organisation de son établissement. Il a été victime pendant plusieurs semaines de blocages, qui ont pénalisé non seulement l'ensemble des élèves, mais l'ensemble des personnels de l'établissement", a-t-il dit. "Il est légitime qu'il sensibilise un élève qui manifestement a été fortement impliqué (dans les blocages), en lui disant: 'tu es le bienvenu au lycée, (...) mais si tu reviens au lycée, le lycée de la République, ce n'est pas un lieu de blocage, de fermeture, d'exclusion. C'est un lieu d'apprentissage du savoir, d'égalité d'accès pour tous", a-t-il poursuivi.
Le proviseur du lycée Maurice-Ravel, dans le XXe arrondissement de Paris, conditionne l'admission en terminale de Tristan, élève de première ES, à un engagement écrit qu'il ne bloquera plus le lycée l'an prochain, ce que le lycéen refuse. Le Syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN) a apporté mercredi son soutien au proviseur, et appelé les organisations lycéennes à renoncer aux blocages, "forme d'action stérile et dévastatrice". La première organisation lycéenne UNL a pris le parti de Tristan, mais une autre organisation lycéenne, Réformons nos lycées, a appelé le parlement à "réfléchir à une loi contre l'obstruction du service public.
Un "comité de soutien pour la réinscription sans condition de Tristan" a par ailleurs appelé au rassemblement vendredi à midi devant le rectorat (Paris XXe) et ouvert une pétition en ligne (http://www.soutien-tristan-sadeghi.org/) "C'est un sujet qui mérite une discussion, j'ai prévu de voir dans les prochains jours les organisations lycéennes, c'est un sujet que j'aurai l'occasion d'évoquer avec eux", a indiqué le ministre.
| Chatel approuve les procédures contre des professeurs rebelles |
Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a estimé mercredi que les procédures engagées à l'encontre de professeurs des écoles qui se targuent d'être des "désobéisseurs" devaient aller à leur terme. Deux enseignants de Marseille et Toulouse passent cette semaine en conseil de discipline pour avoir refusé d'appliquer les réformes Darcos prévoyant notamment deux heures de soutien hebdomadaires. Les fonctionnaires risquent une sanction allant de l'avertissement à la révocation. Pour Luc Chatel, "il n'y a pas de raison de mettre fin à ces poursuites". |
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