Luc Chatel juge "légitime" la démarche du proviseur

le 09 juillet 2009 à 15h47 , mis à jour le 09 juillet 2009 à 15h52

Le directeur d'un lycée parisien avait conditionné l'inscription en terminale d'un lycéen à un engagement écrit qu'il n'organiserait plus de blocages.

chatelImage d'archives © TF1-LCI

Le ministre de l'Education Nationale Luc Chatel a jugé "légitime" jeudi la "démarche" du proviseur d'un lycée parisien qui a conditionné l'inscription en terminale d'un lycéen à un engagement écrit qu'il n'organiserait plus de blocages. "Le proviseur est responsable de l'organisation de son établissement. Il a été victime pendant plusieurs semaines de blocages, qui ont pénalisé non seulement l'ensemble des élèves, mais l'ensemble des personnels de l'établissement", a-t-il dit. "Il est légitime qu'il sensibilise un élève qui manifestement a été fortement impliqué (dans les blocages), en lui disant: 'tu es le bienvenu au lycée, (...) mais si tu reviens au lycée, le lycée de la République, ce n'est pas un lieu de blocage, de fermeture, d'exclusion. C'est un lieu d'apprentissage du savoir, d'égalité d'accès pour tous", a-t-il poursuivi.
 
Le proviseur du lycée Maurice-Ravel, dans le XXe arrondissement de Paris, conditionne l'admission en terminale de Tristan, élève de première ES, à un engagement écrit qu'il ne bloquera plus le lycée l'an prochain, ce que le lycéen refuse. Le Syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN) a apporté mercredi son soutien au proviseur, et appelé les organisations lycéennes à renoncer aux blocages, "forme d'action stérile et dévastatrice". La première organisation lycéenne UNL a pris le parti de Tristan, mais une autre organisation lycéenne, Réformons nos lycées, a appelé le parlement à "réfléchir à une loi contre l'obstruction du service public.
 
Un "comité de soutien pour la réinscription sans condition de Tristan" a par ailleurs appelé au rassemblement vendredi à midi devant le rectorat (Paris XXe) et ouvert une pétition en ligne (http://www.soutien-tristan-sadeghi.org/) "C'est un sujet qui mérite une discussion, j'ai prévu de voir dans les prochains jours les organisations lycéennes, c'est un sujet que j'aurai l'occasion d'évoquer avec eux", a indiqué le ministre.

Chatel approuve les procédures contre des professeurs rebelles

Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a estimé mercredi que les procédures engagées à l'encontre de professeurs des écoles qui se targuent d'être des "désobéisseurs" devaient aller à leur terme. Deux enseignants de Marseille et Toulouse passent cette semaine en conseil de discipline pour avoir refusé d'appliquer les réformes Darcos prévoyant notamment deux heures de soutien hebdomadaires. Les fonctionnaires risquent une sanction allant de l'avertissement à la révocation. Pour Luc Chatel, "il n'y a pas de raison de mettre fin à ces poursuites".


 
le 09 juillet 2009 à 15:47
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16 Commentaires

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  • Tirobut, le 12/07/2009 à 23h12

    Deux claques et au lit sans manger... Ce sont les mineurs qui font la loi maintenant? Je propose de retirer la garde de ce gamin à ses parents qui ont failli à son éducation (qui sont surement des anarcho bobos grévistes de métier) et de le placer 6 mois en maison de correction... pour lui apprendre la correction. On marche sur la tête. Il faudrait qd même que ce môme sache qu'il a la chance de pouvoir aller en classe, ce qui n'est pas le cas, par exemple, de tous les jeunes afghans. Que le proviseur tienne bon

  • Birdie, le 11/07/2009 à 14h52

    Le proviseur a tout à fait raison de vouloir faire respecter la paix dans son établissement, il est de son devoir d'exiger que les cours aient lieu, c'est une question vis à vis des lycéens qui lui ont fait confiance et qui ont envie d'apprendre. Dans tous les cas le "droit de grêve" ne peut s'appliquer à des lycéens puisqu'ils ne gagnent leur vie ! De plus les réformes de cette année ne concernaient pas les lycéens mais certains en ont profité pour "fiche" le b...... au lieu de travailler. Sans engagement écrit de la part de ce lycéen, il est normal que le proviseur refuse son admission en terminale.

  • Trape, le 11/07/2009 à 11h08

    Il est étonnant que l'on oublie facilement que faire un choix, se solde par la responsabilité de ce choix et par l'acceptation des conséquences que ce choix peut générer. Outre le fait que ce lycéen a le droit de manifester son désaccord, il n'a aucunement le droit d'imposer, par la force, ce choix aux autres. Dans cette affaire, son proviseur est très conciliant et bienveillant. Au delà, de ce fait, c'est une fois de plus une carence de nos politiques, de ne pas imposer l'autorité de l'état, par la force, à ce qui dépend de lui. La "grève" ou apparenté, doit rester une décision individuelle, volontaire et c'est le regroupement de ces individualités volontaires, qui les valide; dans les autres cas, il s'agit de manipulations antidémocratiques. Bloquer l'entrée d'un lycée, fait partie des manipulations et reste répréhensible.

  • Doud, le 11/07/2009 à 00h17

    A mon avis le pseudo-droit de 'blocage' a atteint les limites de la tolérance des Français qui ne se laisseront plus mener par une bande de lycéens dont l'expérience de la vie est par définition limitée par leur jeune âge. On veut bloquer l'accès aux lycées par la force ? Qu'on ne s'étonne pas un jour de voir ces blocages rapidement "débloqués" et cette fois-ci pas forcément de façon virtuelle sur Facebook. L'usage de la force est à double tranchant et je serais curieux de voir comment ces petits contestataires en herbe réagiraient s'ils y étaient confrontés.

  • Michael, le 10/07/2009 à 10h23

    Black-out d'Angers a entièrement raison , les lycéens et étudiants n'ont pas droit de faire grève , c'est réservé aux salariés , eux , ils sont là pour étudier , un pont c'est tout

  • Cricri, le 10/07/2009 à 08h26

    A pierre le droit de greve . n oubliez pas que c est avec notre argent que vous pouvez etudier alors lorqsue a votre tour vous trvaillerez vous aurez a votre tour le droit de faire greve

  • Roger, le 09/07/2009 à 21h04

    Rappel : ' La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres " OUi , il y des droits ( de grève , entre autres ), mais il y a auusi des devoirs que beucoup trop semblent oublier.

  • Black-out, le 09/07/2009 à 20h47

    Les lycéens n'ont en aucun cas un "droit de grève" car le droit de grève relève du droit du travail salarié, et à ma connaissance les lyceen ne sont pas salarié. En revanche, le fait que la loi ne leurs interdisent pas, et comme ce qui n'est pas interdit par la loi ne peut-être empèche.... Mais peut-être qu'un jour, quand il aura grandi dans sa tête, cet ado remercira son proviseur....Wait

  • Bruno, le 09/07/2009 à 20h29

    Droit de greve = refus d'apprendre pour un lyceen. Beaucoup aussi confonde greve avec blocage. Blocage est interdit par la loi, et je suis surpris de voir si peu de depot de plainte contre les bloqueurs par les etudiants ou lyceens (parents de) non bloqueurs... C'est vraiment le GRAND probleme de la france.. les honnetes gens respectueux des regles sont plus emmerdés des qu'ils font une toute petite deviation, et ceux qui bafouent la loi et le respect des autres recoivent des cadeaux... Attention!! a la goutte d'eau qui fera tout deborder!!

  • Michel, le 09/07/2009 à 19h23

    Il est grand temps de nettoyer meticuleusement a tous les niveaus l'education nationale ! Profs et élèves qui ne revent que de saccages et de contestations hors de propos doivent etre evacues sans menagements ! Ceci de la maternelle au plus haut niveau de nos universités ! L'avenir de la France et sa place dans le concert des nations en dependent !

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