Image d'archivesEst-elle efficace contre la délinquance ? N'est-elle qu'une mesure avant tout destinée à rassurer et sans efficacité démontrée ? Un rapport coordonné par l'Inspection générale de l'administration s'attache à déterminer l'impact réel de la vidéosurveillance dans la lutte contre la criminalité, et ses limites. Il montre ainsi que si cette mesure a un impact "significatif" sur les actes de délinquance, en particulier les crimes et délits, son apport est "peu marqué" sur les enquêtes. Il a été révélé en cette fin de semaine par le Figaro.fr alors que le gouvernement veut accélérer l'installation de systèmes de vidéoprotection en France. L'objectif fixé en novembre 2007 par le ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, était de tripler en deux ans le nombre de caméras installées sur la voie publique en France, pour passer de 20.000 à 60.000.
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Publié le 29/03/2011
Sans détailler les chiffres, le Figaro.fr écrit que les crimes et délits baissent deux fois plus vite dans les villes équipées de vidéoprotection. "L'impact le plus significatif concerne les agressions contre les personnes", indiquent les auteurs de cette étude, datée de juillet 2009, à laquelle ont également pris part l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et l'Inspection technique de la gendarmerie nationale (ITGN).
Plus de cinq millions de personnes concernées
Depuis 2000, en zone police, alors que ces actes ont grimpé de 40%, ils ont augmenté deux fois moins vite dans la cinquantaine de villes vidéoprotégées, détaille le Figaro.fr, qui ajoute que le constat fait par les gendarmes est identique.
Le rapport souligne toutefois les limites de ces dispositifs. "Mesuré globalement, l'impact sur le taux d'élucidation reste encore peu marqué dans les villes équipées de vidéoprotection, même si un nombre croissant de personnes est mis en cause ou identifié grâce au caméras", indiquent ses auteurs. Et "les membres des équipes du grand banditisme gardent leur sang-froid dans l'action, même lorsqu'ils se savent filmés", ajoutent-ils.
L'étude porte sur 63 brigades de gendarmerie couvrant un territoire équipé de plus de dix caméras et sur le tiers des 146 circonscriptions de police dotées de moyens de vidéoprotection. Plus de cinq millions de personnes vivent dans les secteurs concernés, selon le Figaro.
D'après agence
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