Image d'archives © TF1-LCILogement, frais d'inscription, cotisations à la sécurité sociale... Le coût de la rentrée étudiante a augmenté de 3 à 3,2 % en 2009 par rapport à 2008, selon l'Unef et la Fage, qui s'inquiètent des conséquences de cette hausse pour les étudiants. D'après la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), qui a rendu public mardi son indicateur annuel sur le coût de la rentrée, un étudiant de licence devra débourser en moyenne 3.054,36 euros à Paris et 2.472,63 euros en province pour la rentrée 2009, soit une hausse de 3% par rapport à 2008, dont 4,1% à Paris et 1,95 % en province. Ce budget correspond au coût de la vie que l'étudiant devra supporter tous les mois, auquel s'ajoutent les frais d'inscription et d'installation. Selon l'Union nationale des étudiants de France (Unef), qui a rendu public mardi son "panier de l'étudiant" 2009-2010, la hausse du coût de la vie étudiante à l'occasion de la rentrée scolaire atteindra même 3,2% pour l'ensemble des étudiants.
Principal responsable de cette hausse: le logement, dont le coût représente 50% du budget de rentrée étudiante. Surtout à Paris, où le prix, charges et électricité comprises, a augmenté d'un peu plus de 10% en un an, selon la Fage. "Ceci s'explique par le manque crucial de logement étudiant, notamment Crous, en région parisienne. Cette situation n'est pas prête de s'améliorer notamment avec la destruction de 550 logements en région parisienne", estime la deuxième organisation étudiante. Egalement pointés du doigt, les différents frais obligatoires, en hausse sensible cette année. Selon l'Unef, les frais d'inscription ont ainsi augmenté de 2% par rapport à 2008, tandis que les cotisations à la sécurité sociale étudiante ont grimpé de 1,5%.
Le gouvernement dément une telle hausse
Le coût de l'alimentation, des loisirs et des fournitures n'ont en revanche pas augmenté cette année, du fait de l'inflation négative. La baisse de ces dépenses, toutefois, "ne permet pas de compenser ces augmentations", regrette la première organisation étudiante. "Dans un contexte de crise économique, alors que les familles sur lesquelles pèse le financement des études vont rencontrer plus de difficultés (...), l'augmentation des renoncements ou des abandons d'études pour raisons financières est à craindre", estime l'Unef. "Le coût de la rentrée devient un élément de sélection des étudiants", renchérit la Fage, qui s'alarme de la situation difficile des classes moyennes, qui ne bénéficient pas des bourses étudiantes. Les deux organisations, pour ces raisons, demandent une série de mesures: allocation de rentrée étudiante de 400 euros pour la Fage, création d'un 10ème mois de bourse et augmentation de celle-ci de 10%.
Réagissant aux publications des deux syndicats étudiants, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche a assuré mardi soir que le coût de la rentrée étudiante en 2009 était "globalement stable par rapport à l'an dernier, au vu des indicateurs de prix". "Dans le parc Crous, les loyers sont en stagnation", a affirmé le ministère dans un communiqué. "Dans le parc locatif privé, depuis le début de l'année 2009, la hausse des loyers a connu un très faible ralentissement", a-t-il ajouté. Selon le ministère, la hausse des frais d'inscriptions est par ailleurs restée "très faible", de l'ordre de 2 à 8 euros
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