Une caméra de vidéosurveillance. © TF1/LCI"La délinquance évolue, il faut que les forces de sécurité s'adaptent à cette évolution, parmi les moyens, il y a incontestablement une utilisation répandue de la vidéoprotection". Devant un groupe de journalistes, Brice Hortefeux a dévoilé mercredi son projet d'équiper de caméras de vidéosurveillance les abords d'un certain nombre d'écoles.
Ecole primaire : un rapport pointe les défaillances
Le niveau moyen des écoliers se dégrade et l'école aggrave les inégalités sociales, dénonce un rapport de l'Institut Montaigne, qui propose notamment de revoir les rythmes scolaires et de doter les directeurs d'école d'un pouvoir de pilotage de leur établissement.
Publié le 05/05/2010
Il venait de se faire présenter le dispositif installé à Sartrouville, commune de 53.000 habitants équipée de 53 caméras, grâce auxquelles selon lui, "la délinquance a reculé de manière spectaculaire, à l'inverse de la tendance départementale". Les caméras doivent être implantées sur la voie publique, dans les zones commerciales et, aussi, "j'ai décidé de prendre l'initiative de leur présence aux abords d'un certain nombre d'établissements scolaires", a-t-il dit.
"Pas pour épier", mais "pour protéger"
A cet égard, il "souhaite que sur la période 2009-2010 il y ait 100 à 110 établissements scolaires" qui soient ainsi mieux protégés. "La vidéoprotection ce n'est pas pour épier, c'est pour protéger", a souligné Brice Hortefeux. Elles servent à "prévenir (pour dissuader), à identifier (les auteurs de crimes et délits) et à la transparence", a-t-il ajouté, en notant qu'elles peuvent permettre "d'éviter toute polémique lors des interventions de police et de gendarmerie".
Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur a "décidé d'activer, de renforcer, de conforter le plan qui prévoit (que dans) 75 communes, un effort d'équipement de vidéoprotection doit être accompli". Selon le ministère de l'Intérieur, le cofinancement Etat-Collectivités territoriales permettra ainsi l'installation de caméras à Cergy (Val-d'Oise), ou leur extension comme à Marseille, Nîmes, ou encore Bondy et Rosny-sous-Bois en Seine-Saint-Denis.
Au total, a rappelé le ministre, "il y a aujourd'hui 20.000 caméras (en France), on triplera leur nombre pour atteindre 60.000", comme l'avait annoncé dès 2007 Michèle Alliot-Marie lorsqu'elle était ministre de l'Intérieur.
D'après agence
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