La mère d'un enfant handicapé attaque l'Etat

le 07 septembre 2009 à 13h24 , mis à jour le 07 septembre 2009 à 13h36

La mère d'un garçon de 3 ans, légèrement handicapé et qui n'a pas pu être scolarisé, a porté plainte contre le ministère de l'Education nationale.

classe école élève © LCI

Yolande Raulet, 33 ans, une habitante de Bon Encontre dans le Lot-et-Garonne a porté plainte "contre le ministère de l'Education nationale et ses représentants, au titre de la non scolarisation de son enfant" souffrant d'un "panhypopituitarisme" occasionnant un handicap, dont un léger retard mental.

Cette mère avait reçu en juillet une décision de la commission des personnes  handicapées du Lot-et-Garonne accordant à son fils une AVS en continu sur le  temps scolaire dans l'école maternelle de Bon Encontre, explique-t-elle dans sa  plainte dont l'AFP a obtenu une copie.
"A la rentrée, il n'y avait pas d'AVS pour s'occuper de mon enfant. La  directrice de l'école a refusé de le prendre en charge", a-t-elle expliqué.   "Aujourd'hui, je dépose plainte pour faire bouger les choses car je ne suis  pas le seule dans ce cas-là, d'ailleurs je fais partie d'un collectif de parents  qui vient de se constituer", a ajouté Yolande Raulet, qui affirme simplement souhaiter que "la loi soit appliquée."

Pas assez d'AVS

La loi de février 2005 contraint l'Education nationale à accueillir les  enfants handicapés dans l'école du quartier selon leurs besoins.  Selon Sandrine Tastayre, co-secrétaire départementale du principal syndicat  d'enseignements du primaire, le SNUipp-FSU, il y a dans le Lot-et-Garonne "trente enfants qui auraient dû bénéficier d'une AVS qui se retrouvent sans  personne pour s'occuper d'eux alors que pour une vingtaine d'autres, on a trouvé  une solution d'accompagnement provisoire".

Elle estime qu' "au total aujourd'hui, il manque une cinquantaine d'AVS pour  s'occuper d'enfants handicapés qui ont le droit d'être scolarisés".  Sur les 5.000 auxiliaires de vie scolaire chargés d'accompagner les enfants  handicapés dans les classes dont le contrat est échu en septembre, seuls 500 ont  retrouvé un poste en cette rentrée, a déploré le 2 septembre l'Association des  Paralysés de France (APF).

(D'après agence)

le 07 septembre 2009 à 13:24
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50 Commentaires

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  • Céline, le 17/09/2009 à 17h20

    A priori Yann n'a pas d'enfant handicapé. Pour pouvoir mettre son enfant dans une institution il faudrai qu'il y en ai assez ! De plus il y a des degrés divers dans le handicap et certains n'ont pas leur place dans ces institutions. Le rôle de l'AVS est justement de permettre aux enfants handicapés d'être scolarisés sans ralentir le rythme de la classe. Quand à l'acceptation du handicap de son enfant vous saurez que le chemin est long, c'est comme faire un deuil. Merci de ne parler que de se vous connaissez ...

  • Mona, le 16/09/2009 à 10h05

    Je suis enseignante et je peux vous dire que l'intégration des enfants "différents" n'est pas gagnée: il y a 4 ans on a refusé à ma fille d'aller à un voyage en Angleterre pourtant elle est autonome, mais ça aurait demandé aux prof plus d'accompagnement et de dire à des camarades de ne pas la laisser dans son coin, par malchance son AVS était un homme donc ne pouvait pas l'accompagner. Je peux vous assurer qu'elle en parle encore et en garde une profonde blessure, une réelle souffrance. Quand on est soi même enseignant on est plus mal placé pour agir de les autres parents. Espérons que l'on va dans le bon sens mais on vit dans une société tellement individualiste!

  • Christelle, le 15/09/2009 à 18h03

    Mon fils a des problèmes d'intégration parce qu'il est angoissé et introverti, il a fait 3 cp dont 1 à mi temps en hopital de jour, à réintégré l'école via une clis, tout en étend aidé par une AVS. Il ne réussissait pas à retranscrire ses idées sur le papier(par peur de se tromper), et donc ne pouvait faire aucune évaluation ni aucun controle de connaissance. Malgrès ça il est passionné d'histoire et lit beaucoup. Petit à petit et grace aux aides obtenus via son PPS (géré par la MDPH) et ses intitutrices il a intégré une 6ème dite "normale"avec la mise en place d'un avs à mi-temps (soit 10h/semaine). Alors qu'il semble sortit d'affaire il risque une rechute parce que malgrès l'accord écrit reçu de la MDPH aucune AVS n'a été recrutée pour l'accompagner au collège, et tous se rejettent la faute. l'accord est signé du 27juil2009 et le collège m'a appelé 3 jours avant la rentrée pour me dire qu'ils devaient apparemment recruter eux-mm cette personne. Aujourd'hui le dossier traine, chacun se rejette la responsabilité du recrutement. Je me suis moi mm proposée (étant sans emploi) : refusé (pas de parents), j'ai demandé que mon fils intègre la mm classe que son frère (afin que ses cours soient complets) : refusé parce que les professeurs de l'autre classe ne veulent pas d'avs dans leurs cours! conclusion: il nous manque des morceaux de cours, les paiments (fournitures photos cantine...) et les mots ne sont pas transmis car mon fils est dépassé par les évènements, il doit rentrer seul le soir car il loupe le bus ou les devoirs ne sont écris. Merci l'administration, je devrais peut-être moi aussi déposer une plainte...

  • Yann, le 09/09/2009 à 09h49

    Ah le grand mythe de l'intégration... gommons les différences... tout cela est louable et bien joli. Les moyens ne sont pas et n'ont jamais été là pour arriver à ce but. La réalité, les enfants handicapés (je parle de handicap mentale) ne s'intègrent pas et même pire, il nécessitent une telle attention qu'il retardent parfois la classe entière! Il existe des structures adaptées où la prise en charge du handicap et optimale avec un personnel enseignant et éducatif spécialisé. Mais pour aller dans de telles structures, il faut que les parents acceptent la différence de leur enfant, donc son handicap.. L'intégration est décidément un mauvais choix et pour l'enfant handicapé qui ne bénéficie pas d'une prise en charge optimale et pour les autres élèves qui pâtissent de l'attention que demande la prise en charge du handicap. merci de me publier même si mon avis diffère de la majorité!

  • Mina, le 08/09/2009 à 22h32

    Pourquoi attaquer l'état? l'école n'est obligatoire qu'à partir de 6 ans!

  • NATH, le 08/09/2009 à 22h06

    Mon fils 4 ans,n'est pas handicapé,il est allergique....Il a de grosses allergies alimentaires,avec de grosses réactions,qui peuvent etre mortelles!! et l'intégration n'est pas facile non plus!!! Et encore,il ne va pas à la cantine.. Pour nos enfants allergiques,le souci est les gateaux ,bonbons que les copains ont dans les poches...les goutés du matin!! Beaucoup de choses qui n'est pas au point pour l'éducation nationale!!! Quand nos enfants "différents" seront persus comme des etres normaux!!!! le gouvernement reagissé!!!! Je soutiens cette maman dans son combat...bon courage!!!

  • NANOU, le 08/09/2009 à 14h13

    De tout coeur avec vous; de mon côté aussi c'est un combat de tous les jours car ma fille est dysphasique. J'ai écrit au procureur de la république en juin pour lui exposer ceci : ma fille est dans une clis à 25 kms de notre domicile. Le maire de Vignieu a toujours refusé de payer les frais de scolarisation au Maire des Avenières. Il a fait, soit disant, courrier sur courrier à l'éducation nationale pour que ma fille soit changer d'établissement sans jamais nous en informer. Fin juin, nous avons reçu un courrier de l'éducation nationale qui nous notifiait le transfert de notre fille dans une clis à 12 kms de Vignieu (isère) . Personne ne nous a appelé, personne nous a demandé notre avis; 2009 -2010 est sa dernière année en clis; elle avait réussi à se faire des copains et des copines dans la clis des Avenières; ellle doit tout recommencer alors qu'elle a un gros retard du langage; que de tension pour elle ... Personne a pensé au développement de notre fille; personne n'a consulté le psychologue ou l'orthophoniste de notre fille. Quels sont les droits d'un maire ? Le procureur de la république ne nous a pas encore répondu. Prendre un avocat ? Nous n'avons pas l'argent car les soins de notre fille ne sont pas tous pris en charge , ni les frais d'essence ...

  • MONA, le 08/09/2009 à 10h10

    Ma fille a bénéficié d'un AVS pendant plusieurs années mais il faut attirer l'attention sur la formation de ce personnel que l'éducation traite avce légèreté. Ils sont choisis après entretien, pour la plupart recoive une "formation" minimale" à laquelle j'ai participé. Toutes ces personnes sont portées de bonne volonté et leur profil est très varié: de l'étudiant à la personne de 40 ans et plus sans travail. On ne leur offre aucun avenir ni sécurité de l'emploi et néanmoins ils sont d'un grand dévouement. Quand creera-t-on un vrai statut de l''AVS? on en aura de plus en plus besoin Et pour les enfants c'est important d'avoir quelqu'un qui les suive d'année en année, ils ont besoin, plus que les autres, de repaires, de relations privilégiées avec la personne qui les accompagne dans leur scolarité et les aide à s'intégrer.

  • Nikie, le 08/09/2009 à 09h55

    J'ai travaillé pendant un certain temps dans un foyer d'accueil pour adultes déficients. Mon contrat est fini depuis peu et j'affirme à toutes les personnes qui disent qu'il y a peu de monde interessée par le travail d'AVS que je le ferais volontiers ! L'argent seul ne compte pas il y a aussi l'enrichissement personnel que cette aide que nous proposons peut nous apporter... Se sentir utile à autrui n'a pas de prix ! Bon courage à tous les parents dans la situation de cette maman.

  • Sandrine, le 08/09/2009 à 07h40

    Enfin des parents d'élèves croient aux AVS. Je suis AVS et on devrait nous titulariser car il y va de l'insertion des enfants déficients.. Et vous attendez quoi pour embaucher des AVS?

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