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Le hangar de Calais entièrement évacué par les CRS
Le hangar de Calais qui était occupé depuis samedi par une centaine de migrants et une vingtaine de militants altermondialistes de No Border a été entièrement évacué dimanche après-midi.
Publié le 07/02/2010
Ces militants humanitaires qui défient Besson
Quelques mois après l'évacuation de la "jungle" de Calais, une association d'aide aux sans-papiers a permis à une centaine d'entre eux de s'installer provisoirement dans un hangar. Eric Besson refuse tout "nouveau Sangatte".
Publié le 07/02/2010
Immigrés : Aznavour veut un rendez-vous avec Sarkozy
Evoquant "l'erreur monumentale" d'Eric Besson concernant l'expulsion de 3 Afghans, le chanteur demande dans le JDD à discuter avec Nicolas Sarkozy car "il a un programme pour aider les immigrés".
Publié le 22/11/2009
Démantèlement de la Jungle : qu'en pensent les Calaisiens
Au lendemain du démantèlement de la "jungle" de Calais, les riverains ne cachent pas leur soulagement.
Publié le 23/09/2009
Démantèlement de la "Jungle" de Calais devant les caméras
L'opération de démantèlement du campement de migrants sans papiers près de Calais a eu lieu mardi matin. Bilan : 278 migrants interpellés, dont 132 mineurs.
Publié le 22/09/2009
Journée de mobilisation contre la réforme de la Poste
Une journée nationale de mobilisation des fonctionnaires de La Poste contre le changement de statut de l'entreprise. Reportage à Marseille.
Publié le 22/09/2009
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| Les dernières précisions Besson : "il y aura d'autres démantèlements" |
Tout s'est passé très vite. Annoncée la semaine dernière par le ministre de l'Immigration Eric Besson et commencée peu avant 7h30, l'opération de démantèlement du campement de migrants sans papiers près de Calais a eu lieu mardi matin. Bilan : 278 migrants interpellés, dont 132 mineurs. Ils n'ont opposé aucune résistance. En revanche, ils étaient protégés et retenus par des militants, qui ont contraint les policiers à les extraire un à un de manière musclée. Un total de 21 migrants, sur les 135 majeurs interpellés mardi matin au moment du démantèlement, ont été relâchés dans l'après-midi, dont quatre pour se faire soigner de la gale, a indiqué la préfecture.
Selon les associations d'aide aux migrants, les Afghans devaient être acheminés par bus vers le centre de rétention de Coquelles (Pas-de-Calais) pour un contrôle de la Police de l'air et des frontières (Paf). Les mineurs isolés devaient ensuite être orientés vers des centres d'hébergement et les majeurs maintenus dans un premier temps en centres de rétention.
"On ne peut aller nulle part"
Les migrants, au moins 150, s'étaient placés derrière des banderoles, préparées à l'avance et rédigées en anglais et en pachtoune. "Nous avons besoin d'un abri et de protection. Nous voulons l'asile et la paix. La jungle est notre maison", proclamait l'une d'elles. A l'arrivée des premiers policiers, des Afghans ont procédé à de rapides ablutions à l'entrée du camp, avant de lancer des "Inch Allah". Certains ont décidé de fuire au dernier moment, juste avant l'encerclement. "On ne peut aller nulle part. Partout à Calais la police nous attrapera. La jungle c'est chez nous. Nous n'avons pas peur", a confié Bilal, 18 ans.
Les Afghans ont attendu l'intervention des policiers dans un grand silence, en présence d'une nuée de journalistes et de militants associatifs, avant de scander "no deportation", puis, en français "des papiers pour tous". "On voulait d'une façon symbolique, montrer notre solidarité avec les migrants. On ne peut pas faire la guerre en Afghanistan et traiter ici les Afghans avec si peu de dignité", a déclaré Jean-Claude Lenoir, responsable de l'association Salam. Dans la "jungle", un feu de palettes avait été allumé toute la nuit, autour duquel journalistes, militants et migrants ont partagé thé et cigarettes.
Devenue emblématique de la détresse des clandestins cherchant à tout prix à passer en Angleterre perçue comme un "eldorado", la "jungle", surnommée ainsi par les migrants eux-mêmes, est située à proximité des axes empruntés par les poids lourds en attente d'embarquer sur les ferries qui traversent la Manche. Entre 700 et 800 migrants, dans leur immense majorité de jeunes Afghans de l'ethnie pachtoune, y vivaient avant l'annonce de son démantèlement par le ministre de l'Immigration, le 16 septembre. Selon les associations humanitaires, des centaines de migrants ont quitté la "jungle" au cours des dernières semaines pour échapper à l'arrestation. Eric Besson, invité sur LCI mardi soir, a expliqué : "Il ne pouvait pas y avoir une zone de non-droit" et prévenu "nous allons continuer", notamment avec les Belges et les Anglais.
Besson : "Il y aura d'autres démantèlements" |
Le ministre de l'Immigration a annoncé, mardi sur RTL (voir son interview), que "d'autres démantèlements" de campements de migrants "dans les semaines à venir". "Aujourd'hui, c'est une opération extrêmement importante: c'est le camp principal, mais il y aura aujourd'hui et dans les jours à venir d'autres démantèlements", a déclaré Eric Besson. "Nous ne laisserons pas les passeurs faire la loi le long de la Manche", a insisté le ministre, rappelant que "depuis plusieurs semaines, le préfet mène des démantèlements de squats et campements tout au long de la Manche". Eric Besson a justifié l'intervention des forces de l'ordre dans la "jungle", dont les cabanons de fortune doivent être rasés, au nom de "l'état de droit" et de la défense des "migrants exploités". Ce n'est "pas un camp humanitaire, c'est le camp de base des passeurs avec des personnes exploitées, victimes de violences", a-t-il assuré. "Vous avez des chefs, des chefferies, c'est la loi de la jungle qui y règne et sur le territoire de la République française, la loi de la jungle ne peut pas durer éternellement", a-t-il fait valoir. |
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