Il ne fait pas bon venir les gambettes à l'air dans un lycée d'Etampes dans l'Essonne. Un élève a été temporairement exclu de l'établissement pour avoir organisé une "manifestation" de protestation après que des élèves portant des shorts courts ou des mini-jupes eurent fait l'objet de remarques à la rentrée. Selon l'inspecteur d'académie de l'Essonne Christian Wassenberg, qui n'était pas en mesure de confirmer formellement la durée de trois jours évoquée par plusieurs médias au sujet de l'exclusion, "personne n'a été sanctionné pour le port d'un short".
La sanction a selon lui été prise pour le trouble causé à l'ordre de l'établissement par cette "manifestation", organisée contre le proviseur, qui a pris ses fonctions à la rentrée. Un autre élève du lycée Geoffroy-Saint-Hilaire aurait également été sanctionné dans une moindre mesure, a-t-il ajouté, sans plus de précisions. Certains élèves avaient en effet décidé d'organiser une "journée du short", pour protester contre les réflexions que cette tenue avait suscité de la part de l'encadrement du lycée.
M. Wassenberg a déclaré qu'il n'était pas "exclu" que des maladresses de la part de l'encadrement aient donné lieu à cette réaction, ajoutant "avoir du mal à comprendre" l'ampleur prise par cet événement. "Beaucoup de bruit pour rien", a quant à elle estimé Nicole Estève, responsable locale du Snes, qui affirme ne pas avoir "vu de chasse aux sorcières". Le règlement intérieur, qui précise que les élèves doivent porter une "tenue correcte", laisse une "marge d'appréciation" à la direction de l'établissement, a-t-elle ajouté.
(D'après agence)





