© AFPAu lendemain du démantèlement du camp de migrants de Calais, les bulldozers étaient toujours à l'oeuvre mercredi pour effacer les dernières traces de la "jungle". Mais des dizaines de clandestins ayant fui la zone avant l'arrivée des forces de l'ordre mardi ont trouvé refuge dans les environs, installés dans d'autres petits camps de fortune ou dans des tentes plantées dans les dunes. L'intervention de police dans la "jungle" s'est aussi soldée par l'interpellation de 276 migrants en situation irrégulière, dont 125 qui se sont déclarés mineurs, et dont le transfert a commencé.
Le hangar de Calais entièrement évacué par les CRS
Le hangar de Calais qui était occupé depuis samedi par une centaine de migrants et une vingtaine de militants altermondialistes de No Border a été entièrement évacué dimanche après-midi.
Publié le 07/02/2010
Ces militants humanitaires qui défient Besson
Quelques mois après l'évacuation de la "jungle" de Calais, une association d'aide aux sans-papiers a permis à une centaine d'entre eux de s'installer provisoirement dans un hangar. Eric Besson refuse tout "nouveau Sangatte".
Publié le 07/02/2010
Démantèlement de la Jungle : qu'en pensent les Calaisiens
Au lendemain du démantèlement de la "jungle" de Calais, les riverains ne cachent pas leur soulagement.
Publié le 23/09/2009
Démantèlement de la "Jungle" de Calais devant les caméras
L'opération de démantèlement du campement de migrants sans papiers près de Calais a eu lieu mardi matin. Bilan : 278 migrants interpellés, dont 132 mineurs.
Publié le 22/09/2009
Journée de mobilisation contre la réforme de la Poste
Une journée nationale de mobilisation des fonctionnaires de La Poste contre le changement de statut de l'entreprise. Reportage à Marseille.
Publié le 22/09/2009
En ce qui concerne ces "mineurs isolés" (terminologie officielle pour désigner les sans-papiers mineurs), ils ont été placés dès mardi soir dans des centres d'accueils spécialisés dans le Pas-de-Calais et dans l'est de la France, a indiqué la préfecture. Une cinquantaine d'entre eux ont notamment été envoyés dans un centre d'accueil à Vitry-sur-Orne, localité de quelque 2500 habitants située à proximité de Gandrange, en Moselle. Il s'agit d'Afghans âgés de 13 à 16 ans, et ils sont hébergés dans un ancien foyer Sonacotra, a précisé Gilles Furno, un responsable de l'Adoma (ancienne Sonacotra), société qui gère le centre de 174 chambres où vivent déjà une centaine de travailleurs âgés d'origine maghrébine. "Nous allons procéder, avec des équipes pluridisciplinaires, à un diagnostic médical, social et administratif de ces jeunes", a indiqué le responsable. "Nous allons également les interroger pour voir si certains d'entre eux souhaitent faire une demande d'asile".
130 migrants majeurs toujours détenus
Selon Gilles Furno, les adolescents ont été regroupés dans des "unités de vie" où ils seront encadrés "24 heures sur 24". "Nous travaillons dans le cadre d'une convention expérimentale que l'Adoma a signée récemment avec le ministère de l'Immigration. Dans le cadre de cette expérimentation, ils resteront chez nous au moins jusqu'au 31 décembre", a-t-il assuré.
Sur l'ensemble des migrants majeurs interpellés mardi matin, 130 étaient toujours détenus mercredi. Selon une source policière, 40 d'entre eux devraient être placés en rétention à Marseille, 15 à Nîmes, 10 à Lyon, 10 à Toulouse, et ils devraient être présentés sous 48 heures à un juge des libertés et de la détention compétent. Les 125 mineurs interpellés dans la "jungle" ont, quant à eux, été placés dès mardi soir dans des centres d'accueils spécialisés pour mineurs dans le Pas-de-Calais et dans l'est de la France, a indiqué la préfecture.
D'après agence
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