Pas de place en lycée public pour des élèves du privé

le 09 septembre 2009 à 17h35 , mis à jour le 09 septembre 2009 à 17h41

Onze familles d'élèves venant du privé et qui n'ont pu être affectés dans un lycée public ont saisi la Halde pour "discrimination".

Elèves lycée éducation cours classe étudierImage d'archives © TF1/LCI

Les familles concernées s'estiment victimes de discrimination. Du côté de l'Education nationale, on plaide la bonne foi en assurant que la grande majorité des élèves ont pu être orientés vers des établissements correspondant à leurs voeux. Entre les deux, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, saisie, va devoir trancher - à moins que, se déclarant incompétente, elle choisisse de ne pas se prononcer sur le fond. A la base du problème, une question double : l'Education nationale a-t-elle les moyens de proposer à tous les élèves entrant en lycée des établissements conformes à leur parcours et à leur situation - et le fait-elle de la même manière pour tous ? Car des familles dont les enfants étaient scolarisés dans le privé se retrouvent, en cette rentrée, sans affectation, ou placées dans des situations inextricables.

Les cas les plus étonnants ont déjà été largement médiatisés. France info citait ainsi mercredi matin celui de deux jumelles, qui se sont retrouvées affectées dans deux lycées placés à l'opposé de Paris - l'une n'ayant trouvé de place que dans un lycée professionnel, et non dans la filière générale comme prévu. Ces cas concernent vraisemblablement tout Paris, même si on n'est pas en mesure à la Halde de l'affirmer avec certitude. Les familles impliquées dans ce problème d'élèves sans affectation sont au nombre de onze. "Il s'agit à chaque fois de familles d'élèves venant d'établissements privés qui n'ont pas été affectés en cette rentrée en établissement public comme ils le souhaitaient", a-t-on précisé à la Halde, confirmant une information du quotidien La Croix.

Les élèves venus du privé pas prioritaires, selon le rectorat

Certains des parents ont souligné sur France Info qu'ils avaient reçu de l'Education nationale l'assurance que "les règles étaient les mêmes pour tous". Mais selon le rectorat de Paris, les élèves venant de collèges privés ne sont pas prioritaires pour obtenir un lycée public.

Certains parents d'élèves n'ayant pas eu les affectations escomptées à Paris se donc sont réunis au sein de "Parents en colère 2009", qui se qualifie de "mouvement citoyen apolitique et spontané". Ils ont lancé une enquête sur internet en raison du "manque de transparence" qui caractérise selon eux le système d'affectation en lycée à Paris par le logiciel Affelnet.

"Quand on affecte plus de 13.000 élèves, c'est sûr qu'on a quelques difficultés en fin de parcours parce que des dossiers reviennent tardivement ou parce que des élèves ne sont pas allés s'inscrire dans leur établissement d'affectation", plaide pour sa part le directeur de l'académie de Paris, Claude Michellet. Tout en soulignant que le système actuel a affecté cette année globalement plus d'élèves et plus vite que l'an dernier. Ainsi, à la fin de l'été 2008, "88% des élèves étaient affectés à leur premier ou deuxième choix contre 96% cette année, au 1er juillet", explique-t-il.

D'après agence

le 09 septembre 2009 à 17:35
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

22 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Mona, le 10/09/2009 à 15h34

    La plupart des établissements privés ne font plus une sélection en fonction de la situation des parents: ils doivent remplir leurs calsses, et puis que veut dire "privé" de nos jours puisque les enseignants sont payés par l'état avec nos deniers? De toute façon les enfants ne doivent pas en subir les conséquence et je souhaite de tout coeur que ces jeunes trouvent une place dans un établissement "public...

  • Marc, le 10/09/2009 à 12h29

    Re dday entierement d accord avec vous!!!

  • Didou, le 10/09/2009 à 09h47

    Ce que je lis ici me paraît fou !! Tous les établissements privés n'ont pas l'ensemble des orientations possibles. Si un élève doit revenir dans le public pour suivre son orientation, je ne vois pas où est le problème. Ils devraient pouvoir le faire. Je ne suis pas d'accord avec la personne qui dit que nous devrions réserver 2 ans à l'avance, moi quand je suis rentrée au lycée, je ne savais pas où j'allais. L'orientation est très difficile, on demande à des élèves de plus en plus jeunes de déjà savoir ce qu'ils vont faire. Moi je me suis réorienté car mes parents ont suivis les voeux de mes profs et pas les miens !!! J'ai toujours été dans le public, je ne sais pas si c'est mieux dans le privé. J'imagine... mais là je ne peux rien affirmer... que ce ne sont pas des classes de de 30 élèves comme ce fut le cas pour moi, des classes donc difficiles à gérer. Je trouve cependant qu'il devrait être possible de faire peut être des pré-demandes (6 mois avant les congés d'été) afin de permettre un minimum d'organisation. Mais comme l'Education Nationale a plutôt tendance à réduire les classe qu'à ouvrir les orientations... Je crois que la volonté est de lancer les élèves dans les apprentissages. Ce n'est pas plus mal, mais certains sont plus à l'aise en étude. Je suis personnellement passé par l'apprentissage après mon BAC (mes parents voulaient que je le fasse dès le collège, mois je voulais passer mon BAC) en faisant un BTS en alternance, qui m'a bien réussit. Et aujourd'hui, je me bats pour essayer de reprendre des études et de me spécialiser, et quand on est déjà dans le monde du travail, avec une famille, et en ayant de 26 ans (j'ai 27) c'est la galère, même si mon employeur me soutient. Je dis bon courage aux élèves et de profiter de faire les études qu'ils décident, et leur spécialités tant qu'ils sont étudiants, parce qu'après c'est très dur (mon frère a voulu aussi faire un spécialité après avoir bossé 1 an (cela fait 8 ans maintenant, et il n'a pas pu la faire)

  • D DAY, le 10/09/2009 à 09h44

    A Emilie de Strasbourg, certes votre cursus d'enseignant est commun, mais peut-être que seuls les meilleurs, les plus motivés, ceux qui ont le désir d'élever le niveau de leur classes, ceux qui n'ont pas la fibre gauchiste, ceux qui ne sont pas en permanence en grève, ceux qui n'ont pas un état psychologiquement faible pour être en maladie dès la rentrée des classes, ceux qui sont capable d'interresser une classe à leur cours, ceux qui sont pédagogue, effectivement ceux-là ne peuvent opter que pour le privé. Et une confidence, j'ai toujours, voulu ne jamais ressembler aux enseignants que j'ai eu enfant dans le public.

  • Lavande, le 10/09/2009 à 09h28

    A messieurs et dames "la critique" . Seule pour élever mon fils j'ai choisi de le mettre dans le privé. je puis vous dire qu'entre dépenser une petite fortune pour un survêt et des tennis de marque X , le choix est vite fait cela m'a couté beaucoup moins pour sa scolarité dans le privé. On ne l'a jamais repoussé ou mis de côté par ce qu'il portait un tee-shirt à moins de 2 euros. de plus ayant des horaires particuliers, contrairement à d'autres jeunes, il ne trainait pas dans la rue entre les cours. Je puis vous dire que le proviseur connaissait chaque élève par son prénom. je ne regrette pas. pourtant je n'ai pas de gros moyens, je trouve normal que lorsqu'on fait des enfants on veut le meilleur pour eux. ps tous les établissements privé ne sont pas hors de prix.

  • Misoke, le 10/09/2009 à 07h03

    A ceux qui écrivent "lorsqu'on choisi le privé on a qu'a y rester" l'orientation de l'enfant après le collège ou le lycée mène pour certain obligatoirement dans le public le cas pour ma fille pour ce qu'elle veut faire il n'y a pas de classe dans le privé. Mais je vous rassure il y a les mêmes cas du public qui passent dans le privé. Mais il n'y pas de rejet de l'enfant (public passant dans le privé) ce n'est que faute de place si l'enfant n'est pas pris. Mais par contre passer du privé au public là commence les ennuis.

  • Laure78, le 10/09/2009 à 05h41

    Arretez de critiquer tout!!!! pubique, privé même chose..... mon fils sort d'un college public et il n'a pas eu d'affectatin en lycée public. il lui reste donc que le privé!!!!...... PS aujourd'hui toujours pas scolarisé, la réponse de l'EN c'est qu'il fasse de la compta (ce qui n'est pas son choix) ou alors à 16 ans...... pas obligatoire

  • Terry, le 10/09/2009 à 03h52

    Mary, Valence: si "cela n'est pas normal que l'école privée touche de l'argent de l'état", alors est il normal que les parents qui envoient leurs enfants dans le prive paient des impots pour financer l'education nationale alors qu'ils n'en tirent aucun benefice ? Ne devraient ils pas plutot beneficier d'une reduction d'impots, puisqu'ils representent une moindre charge pour la societe ? Si on commence a reflechir dans ce sens la, alors il faut pousser la reflexion jusqu'au bout...

  • Sandrine, le 10/09/2009 à 03h46

    Vos commentaires sont incroyables!!!! Je ne percois que de la jalousie pure et dure ! Ne ferait-on pas le maximum pour preparer notre enfant a un bel avenir? C'est bien le role principal des parents non????

  • Marmotte, le 09/09/2009 à 22h29

    Si c'est si bien dans le privé, pourquoi veulent-ils aller dans le public?

Lire tous les commentaires

      logAudience