Image d'archives © TF1/LCILes familles concernées s'estiment victimes de discrimination. Du côté de l'Education nationale, on plaide la bonne foi en assurant que la grande majorité des élèves ont pu être orientés vers des établissements correspondant à leurs voeux. Entre les deux, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, saisie, va devoir trancher - à moins que, se déclarant incompétente, elle choisisse de ne pas se prononcer sur le fond. A la base du problème, une question double : l'Education nationale a-t-elle les moyens de proposer à tous les élèves entrant en lycée des établissements conformes à leur parcours et à leur situation - et le fait-elle de la même manière pour tous ? Car des familles dont les enfants étaient scolarisés dans le privé se retrouvent, en cette rentrée, sans affectation, ou placées dans des situations inextricables.
Les cas les plus étonnants ont déjà été largement médiatisés. France info citait ainsi mercredi matin celui de deux jumelles, qui se sont retrouvées affectées dans deux lycées placés à l'opposé de Paris - l'une n'ayant trouvé de place que dans un lycée professionnel, et non dans la filière générale comme prévu. Ces cas concernent vraisemblablement tout Paris, même si on n'est pas en mesure à la Halde de l'affirmer avec certitude. Les familles impliquées dans ce problème d'élèves sans affectation sont au nombre de onze. "Il s'agit à chaque fois de familles d'élèves venant d'établissements privés qui n'ont pas été affectés en cette rentrée en établissement public comme ils le souhaitaient", a-t-on précisé à la Halde, confirmant une information du quotidien La Croix.
Les élèves venus du privé pas prioritaires, selon le rectorat
Certains des parents ont souligné sur France Info qu'ils avaient reçu de l'Education nationale l'assurance que "les règles étaient les mêmes pour tous". Mais selon le rectorat de Paris, les élèves venant de collèges privés ne sont pas prioritaires pour obtenir un lycée public.
Certains parents d'élèves n'ayant pas eu les affectations escomptées à Paris se donc sont réunis au sein de "Parents en colère 2009", qui se qualifie de "mouvement citoyen apolitique et spontané". Ils ont lancé une enquête sur internet en raison du "manque de transparence" qui caractérise selon eux le système d'affectation en lycée à Paris par le logiciel Affelnet.
"Quand on affecte plus de 13.000 élèves, c'est sûr qu'on a quelques difficultés en fin de parcours parce que des dossiers reviennent tardivement ou parce que des élèves ne sont pas allés s'inscrire dans leur établissement d'affectation", plaide pour sa part le directeur de l'académie de Paris, Claude Michellet. Tout en soulignant que le système actuel a affecté cette année globalement plus d'élèves et plus vite que l'an dernier. Ainsi, à la fin de l'été 2008, "88% des élèves étaient affectés à leur premier ou deuxième choix contre 96% cette année, au 1er juillet", explique-t-il.
D'après agence
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