Trois institutrices "otages" de parents d'élèves

le 09 septembre 2009 à 06h54 , mis à jour le 09 septembre 2009 à 22h07

Les parents d'élèves de cette école de l'Ariège, qui protestent contre la fermeture d'une classe, assure qu'ils tiendront jusqu'à ce qu'il obtienne gain de cause.

Comment faire en cas de fermeture d'écoles ? © TF1/LCI

Trois institutrices s'apprêtaient à passer mercredi soir une deuxième nuit à l'école primaire de Laroque d'Olmes en Ariège, retenues par des parents d'élèves et deux écoles étaient également occupées en  Haute-Garonne pour protester contre la suppression de classes. Les cinq enseignantes de l'école maternelle de Pompertuzat en Haute-Garonne  qui ont passé la journée de mercredi recluses dans des classes sont retournées chez elles. "On les a libérées (mercredi) vers 20h30 sous la contrainte et la pression  de la gendarmerie mais nous continuons d'occuper les lieux pendant la nuit", a  déclaré Corinne Viguié, parent d'élève.

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A l'école primaire Elisée Maury de Laroque d'Olmes, paralysée depuis mardi  en fin d'après-midi, les trois institutrices sont "traitées de façon honorable  et respectable", a tenu à rassurer l'adjoint au maire de Laroque d'Olmes,  Francis Fourtalin, qui s'est associé au mouvement de protestation. "Je suis en négociations âpres et ardues avec l'Education nationale, mais  nous allons vers une deuxième nuit de mobilisation, les parents sont déterminés  à poursuivre le mouvement", a-t-il déclaré. A la mi-journée, la directrice a été autorisée à sortir pour une réunion  avec des représentants de l'académie, de la préfecture et des élus locaux.

"Faire pression sur l'inspection"

A Toulouse, un collectif de parents occupe depuis mardi matin l'école de la  Juncasse avec les mêmes revendications, le maintien d'une classe de cours  préparatoire. Dans les trois écoles, les parents protestent pacifiquement et sont  particulièrement scandalisés de voir l'Education nationale supprimer des classes  une semaine après la rentrée. Une trentaine d'enseignants, parents d'élèves et enfants se sont réunis  devant les locaux de l'inspection de l'Académie à Toulouse, où une délégation a  été reçue pour faire entendre sa voix à la veille d'un Conseil départemental de  l'Education nationale.

"Il s'agit de faire pression sur l'inspection pour que les fermetures  prévues n'aient pas lieu", a déclaré un secrétaire départemental du  SNUipp-FSU31, Laurent Cadreils, selon lequel "la rentrée se passe mal". "La mission de service public n'est pas assurée", a-t-il ajouté en "exigeant que les moyens nécessaires soient remis dans l'éducation".

 
D'après agence

le 09 septembre 2009 à 06:54
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46 Commentaires

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  • Martin Brigitte, le 10/09/2009 à 09h07

    C'est ça la France solidaire, Liberté égalité et Fraternité. Y-a-t-il un Président de la République en France? Pourquoi se fatiguerait-il ? Il ne fera plus rien pour les français et cela jusqu"'en 2012. Autant enterré l'enseignement a Tous pendant qqu'on y est. Jour de deuil donc, pas jour de féte cette rentrée pour tous.

  • Martin Brigitte, le 10/09/2009 à 09h03

    Chaque année et a chaque rentrée scolaire, c'est la guerre des classes. Si cela passe sur internet c'est qu'il y a un vrai probléme, probléme réel et grave. Enfin la France parle de vrais problémes.

  • Altruiste, le 10/09/2009 à 07h46

    à hector. Je n'ai jamais dis qu'il fallait une école tous les kilometres ; par contre, je suis sure que si vous aviez 3 enfants qui devaient aller dans 3 écoles primaires différentes distantes de plus de 10 kilomètres et en étant obliger de les réveiller très tôt pour les emmener en voiture à l'école, vous ne diriez pas ce que vous dites. On parle d'enfants en bas age, pas d'adolescent capable de rythmes scolaire élargis. Cessez d'être égoiste. La poste dans certains villages, ça fait bien longtemps qu'elle est fermée ; de toute façon, ces messieurs du gouvernement ont voulu fermer celle de mon ancien village de 5000 habitants ; on a résisté avec les élus et nous avons gagné. Le collége de mon ancien village classé en zone d'éducation prioritaire a fermé alors que le batiment appartenait à la commune. Les élus ayant des projets pour le batiment ne se sont pas battus pour le conserver. Vous allez dire que ce n'est pas grave, ce ne sont que des enfants et des familles issus de milieux modeste qui sont concernés. Pauvre France.

  • Bandedegoistes, le 09/09/2009 à 18h14

    A Ben, d'orléans: "Et j'espere que les institutirces et la directrice vont immediatement demander reparation"... Quand on sait pas de quoi il s'agit on dit pas des trucs de ce genre là! Je tiens a preciser que les enseignantes ne sont pas "retenues contre leur gré", mais qu'elles sont d'accord avec les parents d'élèves, et qu'elles les soutiennent!! encore une fois, il ne s'agit que d'atirer l'attention sur le fait déplorable que l'Etat ne veut faire que du profit au détriment de la qualité de l'éducation...

  • Muffry, le 09/09/2009 à 17h58

    Ici aussi c'est un peu le cas, nous avions 3 classes maternelle jeudi à la rentrée et vendredi soir ils en ont fermé une!!!! Depuis lundi les parents occupent l'école et dès ce soir, ils ferment les classes et occupent l'école 24h/24h en attendant un entretient prévu lundi matin avec l'inspecteur académique... Jeudi matin, une manifestation est prévue avec le soutient de la mairie de Saintes et beaucoup d'autres... Une injustice qui nous frappe sans qu'on ne soit informé nous les parents mais également la mairie et surtout le corps enseignant Alors tenez bon, si nous sommes plusieurs dans ce cas là, peut-être serons nous entendus!!!!

  • Ben, le 09/09/2009 à 13h52

    Pendant ce temps la, leurs enfants n'ont pas ecole. sic! Et j'espere que les institutirces et la directrice vont immediatement demander reparation et leur mutation une fois cette mascarade terminee.

  • Dan, le 09/09/2009 à 12h42

    Mon soutien aux parents et elus locaux, courage et ne lachez pas.

  • Isa06, le 09/09/2009 à 12h15

    Mon fils cadet va dans une école de village où il n'y a que deux classes : une qui regroupe les élèves de la petite section de maternelle au cours préparatoire et une qui regroupe les élèves du CE1 au CM2. Chaque instituteur doit donc faire cours à des élèves de 4 niveaux différents et, cette année, la classe de mon fils compte 27 élèves et je suis très admirative de voir les instituteurs de l'école arriver à jjongler avec les programme des différentes sections. Alors je ne vois pas où est la difficulté d'avoir 23 ou 24 élèves pour deux niveaux !!!

  • Kelkun, le 09/09/2009 à 12h03

    BREF , tout ça pour dire que leur ' PRISE D'OTAGES " ne fait aucun effet !!! Désolée Me l'enseignante mais vous serez muté ... rassurez vous ce n'est pas du chomage !!! alors ne vous plaignez pas ...

  • Nono, le 09/09/2009 à 11h36

    Pour LAM; ton raisonnement étaitbien réel, jusqu'a ce que tu dise nulité gourvernementale. Tu devrait savoir que la répartition des postes et nombre de classe sont planifiés au niveaux des accadémies. Peut être que les ministres devraient s'atteler à l'écriture des lettres aux centaines de milliers de parents d'élève pour TE satisfaire. Remarque que dans ce cas l'on pourra supprimé les poste dans les accadémies.

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