© TF1/LCITrois institutrices s'apprêtaient à passer mercredi soir une deuxième nuit à l'école primaire de Laroque d'Olmes en Ariège, retenues par des parents d'élèves et deux écoles étaient également occupées en Haute-Garonne pour protester contre la suppression de classes. Les cinq enseignantes de l'école maternelle de Pompertuzat en Haute-Garonne qui ont passé la journée de mercredi recluses dans des classes sont retournées chez elles. "On les a libérées (mercredi) vers 20h30 sous la contrainte et la pression de la gendarmerie mais nous continuons d'occuper les lieux pendant la nuit", a déclaré Corinne Viguié, parent d'élève.
Le parent d'élève frappe un enseignant : deux ans de prison
Le tribunal correctionnel du Mans a condamné mardi à deux ans de prison ferme cet homme de 37 ans reconnu coupable d'avoir frappé un enseignant qui avait réprimandé son enfant en classe.
Publié le 27/04/2011
A l'école primaire Elisée Maury de Laroque d'Olmes, paralysée depuis mardi en fin d'après-midi, les trois institutrices sont "traitées de façon honorable et respectable", a tenu à rassurer l'adjoint au maire de Laroque d'Olmes, Francis Fourtalin, qui s'est associé au mouvement de protestation. "Je suis en négociations âpres et ardues avec l'Education nationale, mais nous allons vers une deuxième nuit de mobilisation, les parents sont déterminés à poursuivre le mouvement", a-t-il déclaré. A la mi-journée, la directrice a été autorisée à sortir pour une réunion avec des représentants de l'académie, de la préfecture et des élus locaux.
"Faire pression sur l'inspection"
A Toulouse, un collectif de parents occupe depuis mardi matin l'école de la Juncasse avec les mêmes revendications, le maintien d'une classe de cours préparatoire. Dans les trois écoles, les parents protestent pacifiquement et sont particulièrement scandalisés de voir l'Education nationale supprimer des classes une semaine après la rentrée. Une trentaine d'enseignants, parents d'élèves et enfants se sont réunis devant les locaux de l'inspection de l'Académie à Toulouse, où une délégation a été reçue pour faire entendre sa voix à la veille d'un Conseil départemental de l'Education nationale.
"Il s'agit de faire pression sur l'inspection pour que les fermetures prévues n'aient pas lieu", a déclaré un secrétaire départemental du SNUipp-FSU31, Laurent Cadreils, selon lequel "la rentrée se passe mal". "La mission de service public n'est pas assurée", a-t-il ajouté en "exigeant que les moyens nécessaires soient remis dans l'éducation".
D'après agence
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