Image d'archives © Sxc KaliloLa sanction est tombée lundi. Laroussi Ouelasti, président de l'université de Toulon, ainsi que Pierre Sanz de Alba, vice-président du conseil d'administration, et Yves Lucas, vice-président du conseil des études et de la vie universitaire ont été suspendus de leur fonctions sur ordre de la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse. Suspensions qui interviennent dans le cadre d'une enquête sur un trafic présumé de diplômes au bénéfice d'étudiants chinois. Dans cette affaire, une première enquête administrative avait conclu à de "graves irrégularités" de la part du président, à la suite de quoi la ministre avait demandé que la section disciplinaire de l'université du Sud Toulon Var soit saisie. Mais compte tenu de "présomptions de dysfonctionnements internes consécutifs à l'engagement de poursuites disciplinaires à l'encontre du président", la ministre de l'Enseignement supérieur avait demandé le 30 septembre un rapport d'enquête complémentaire.
La chute de Laroussi Oueslati, ex-président de l'université de Toulon
Après avoir été suspendu pour des soupçons de trafic de diplômes au bénéfice d'étudiants chinois, puis révoqué de la fonction, il s'est retrouvé lundi soir en garde à vue.
Publié le 28/09/2010
"Le rapport complémentaire fait apparaître que le président et son équipe de direction ont entravé l'enquête administrative, avec des mises à l'écart, pressions, intimidations et menaces de représailles à l'encontre d'enseignants-chercheurs et de personnels de l'université et une saisine de documents qui peut laisser supposer une tentative de destruction de preuves", a indiqué le ministère de l'Enseignement supérieur dans un communiqué. Les trois hauts responsables de l'Université de Toulon seront renvoyés "devant la section disciplinaire d'une autre université", et non celle de Toulon, a par ailleurs décidé Valérie Pécresse.
Interrogé par l'AFP, Laroussi Oueslati s'est aussitôt dit victime d'un "procès d'inquisition", qualifiant les conclusions du rapport complémentaire d'"injustes" et "orientées". "Je dénonce ce complot contre moi et mes vice-présidents. On veut atteindre un président d'université qui n'est pas de la même couleur politique que Mme la ministre" (...) "Je trouve que le principe de présomption d'innocence est violé (...) Depuis le début, c'est un procès à charge. Mes avocats et mes conseillers feront toute la lumière sur cette affaire (...) qui est montée de toutes pièces", a-t-il insisté.
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