François Fillon lors d'un déplacement dans le Val-d'Oise le 23 octobre 2009 © TF1/LCI
L'expulsion d'Afghans a bien eu lieu, Sarkozy justifie
Le ministre de l'Immigration Eric Besson a confirmé mercredi matin l'expulsion de France de neuf Afghans. Une expulsion conforme à la loi, selon le président.
Publié le 16/12/2009
Pourquoi ils ont fui l'Afghanistan
<b> Témoignages - </b> Rencontrés dans le 10e arr de Paris mardi, ces réfugiés ont tout quitté en quête de jours meilleurs. Voici quelques-unes de leur histoire.
Publié le 20/10/2009
La colère des associations après l'expulsion de trois Afghans
Trois Afghans en situation irrégulière en France ont été reconduits vers l'Afghanistan. Plusieurs associations ont manifesté leur colère près de l'aéroport de Lille Lesquin.
Publié le 21/10/2009
| Témoignages : des Afghans racontent pourquoi ils ont fui leur pays |
Le gouvernement français n'a pas "à s'excuser ou se culpabiliser" de renvoyer dans leur pays des Afghans en situation irrégulière, a déclaré vendredi le Premier ministre François Fillon. L'expulsion vers Kaboul, dans la nuit de mardi à mercredi, de trois Afghans en situation irrégulière arrêtés le mois dernier en marge du démantèlement de la "jungle" de Calais, a provoqué un tollé dans le monde associatif et politique, jusqu'au sein de la majorité présidentielle.
"En la matière, nous n'avons aucune leçon de morale à recevoir car s'il est bien un pays et un gouvernement qui ne laissent pas tomber le peuple afghan, c'est bien le nôtre", a dit François Fillon lors d'un déplacement à Domont (Val d'Oise). "L'Etat n'a pas à s'excuser, l'Etat n'a pas à se culpabiliser parce qu'il fait respecter la loi, y compris les arrêtés de reconduite à la frontière", a-t-il poursuivi. Pour le Premier ministre, "le récent renvoi d'Afghans en situation irrégulière dans notre pays, comme le font chaque mois nos amis britanniques, ne doit pas faire l'objet de querelles stériles".
Le malaise a atteint vendredi les rangs du gouvernement par la voix du Haut commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, qui a dit "faire plutôt partie" de ceux qui ont été choqués par la procédure d'expulsion. "Vous connaissez mon passé, j'ai passé douze ans à Emmaüs à accueillir des gens en difficulté", a expliqué sur RTL l'ancien directeur général de l'organisation humanitaire. "Quand il y a une question 'accueil ou expulsion', je suis par atavisme, par conviction, plutôt accueil qu'expulsion", a-t-il souligné, invitant les Occidentaux à assumer leur "responsabilité dans la situation de l'Afghanistan". Figure de l'ouverture à gauche promue par Nicolas Sarkozy, Martin Hirsch a toutefois estimé que sa présence au gouvernement "ne dépendait pas" de ce dossier.
| Contre la délinquance, Fillon prône "l'ordre républicain" et la "sécurité" |
François Fillon a défendu vendredi l'idée d'un "ordre républicain" privilégiant la sécurité pour lutter contre la délinquance, qu'il a qualifiée d'"insulte" et de "souffrance" pour "tous ceux qui vivent dignement dans des situations difficiles". "La République est généreuse mais la République a ses règles et ces règles sont faites pour être suivies, respectées, observées, et nous devons les affirmer avec autorité", a lancé le Premier ministre lors de l'inauguration d'une caserne de gendarmerie à Domont, dans le Val d'Oise. |
(D'après agence)
Retour MYTF1
L'expulsion d'Afghans a bien eu lieu, Sarkozy justifie

Chargement en cours...




