Image d'archives © TF1La mère d'un bébé né sous X demande à ses parents "de ne pas se mêler" de l'avenir de l'enfant, après les démarches en justice des grands-parents pour établir leur filiation avec le bébé et éventuellement obtenir un droit de garde ou de visite. Le conseil général du Maine-et-Loire renonce à se pourvoir en cassation après la décision de la cour d'appel d'Angers de confier un bébé né sous X à ses grands-parents, a annoncé lundi son président, Christophe Béchu (UMP). "Les droits de l'enfant ne sont pas supérieurs aux miens", plaide dans Ouest France la jeune mère d'un enfant né sous X que la cour d'appel d'Angers a décidé de confier à ses grands-parents. Malgré elle. Aujourd'hui, elle dénonce : "Tous m'ont abandonnée". Et elle veut poursuivre le combat. La cour d'appel d'Angers a annulé mercredi le statut de pupille de l'Etat d'un bébé née sous X en juin 2009 et a confié l'enfant à ses grands-parents. Le tribunal de grande instance d'Angers a débouté lundi des grands-parents qui demandaient l'annulation de l'arrêté déclarant leur petite-fille née sous X pupille de l'Etat. Le tribunal de grande instance d'Angers statue ce lundi sur la demande de grands-parents d'annuler l'arrêté déclarant leur petite-fille née sous X pupille de l'Etat et d'obtenir ainsi la garde de l'enfant ou un droit de visite.
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"Je vis très bien et j'assume parfaitement le choix que j'ai fait d'accoucher sous X. Je ne regrette rien. Mes parents n'ont donc pas à se mêler de que va devenir ma petite", aujourd'hui âgée de 4 mois, explique, dans une interview au Courrier de l'Ouest, sous couvert d'anonymat, la jeune femme, âgée de 23 ans qui réside aujourd'hui en Haute-Savoie. "La vérité, c'est qu'ils n'ont jamais voulu comprendre ma situation. J'ai fait un déni de grossesse. Cette grossesse, depuis le début et jusqu'au bout, je l'ai refusée (...) S'ils ont pris ça très mal, c'est leur problème", a poursuivi la jeune femme.
Le 8 octobre, le juge des référés d'Angers a accordé aux grands-parents le droit de réaliser une expertise comparée de sangs en vue de prouver la filiation avec leur petite-fille, qui est aujourd'hui pupille de l'Etat. Les grands-parents ont eux-mêmes eu cinq enfants, et deux petits-enfants. Ils ont expliqué avoir voulu "donner une deuxième chance à leur fille, évoquant une bêtise" et sa position "ambiguë" face à son bébé. "Moi aussi, je ne veux que l'intérêt de cette petite. Je veux qu'elle ait une famille qui saura s'occuper d'elle et lui apporter tout l'amour dont elle a besoin. Mais je ne veux pas que cette enfant soit élevée par eux", indique de son côté la jeune mère au Courrier de l'Ouest.
(D'après agence)
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