Un arrêt du Conseil d'Etat remet au goût du jour le permis blanc. Supprimé en 2003, il serait de nouveau possible de conduire après suppression de tous ses points, en attendant le jugement. © eTF1Deux associations d'automobilistes ont lancé jeudi un appel à témoin en vue d'une action devant la cour européenne des droits de l'Homme contre l'Etat français pour "violation des droits de la défense lors des contentieux routiers". Ces deux associations, l'Automobile club du nord de la France et "40 millions d'automobilistes", dénoncent notamment "des freins administratifs et fiscaux visant à décourager la procédure de contestation des PV routiers", dans un communiqué. Elles estiment ainsi que "le droit à la contestation des PV est entravé en France" et veulent "contraindre l'Etat à se conformer aux textes de loi".
Afin de préparer une "action collective", elles invitent "toutes les personnes dont la réclamation aurait été illégalement rejetée ou recouvrée par exécution forcée" à leur envoyer leur dossier. "Dans la pratique, les avocats spécialistes du droit routier constatent que les officiers du ministère public outrepassent, le plus souvent, leurs prérogatives, se permettant de rejeter sans droit ni titre la contestation du contrevenant, en jugeant eux-mêmes la pertinence du dossier", expliquent les deux associations.
C'est "contraire à la convention européenne des droits de l'Homme, qui stipule que seul un tribunal indépendant et impartial établi par la loi peut décider du bien-fondé de toute accusation en matière pénale", dénoncent-elles. "Deux cas de jurisprudence européenne ont déjà condamné l'Etat français, pour l'abus de pouvoir des officiers du ministère public, sur la base de la violation de l'article 6-1 de la commission européenne des droits de l'Homme", selon les deux associations.
(Agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





