Image d'archives © TF1/LCIAprès l'intervention du chef de l'Etat sur la réforme du lycée, Nicolas Sarkozy, mardi matin, au Palais de l'Elysée, les réactions des différents syndicats d'enseignants et de lycéens n'ont pas tardé. Tous s'interrogent sur la mise en place de cette réforme, tout en reconnaissant une certaine avancée.
Le chômage absent des manuels en seconde ?
Les nouveaux programmes d'économie prévus pour les élèves de seconde à la rentrée 2010 sont déjà désapprouvés par des professeurs qui déplorent l'impasse totale faite sur le chômage.
Publié le 28/01/2010
L'économie obligatoire en seconde à la rentrée 2010
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Publié le 19/11/2009
Chatel lève le voile sur la réforme du lycée
Une seconde rebaptisée "classe de détermination", un accompagnement personnalisé : Luc Chatel doit détailler ce matin la réforme qui devrait entrer en vigueur à la rentrée 2010.
Publié le 19/11/2009
L'organisation lycéenne Fidl estime ainsi que "cette réforme est loin d'être suffisante", tout en affirmant qu'il y a malgré tout "des pistes de travail intéressantes". L'organisation a en outre constaté des "manques majeurs dans les propositions présidentielles", plus particulièrement sur "la ghettoïsation des lycées" et de "l'égalité de tous les lycéens". En affirmant qu'ils sont particulièrement inquiets pour l'avenir du lycée "quand le président passe 15 minutes à nous parler des cinés clubs et 30 secondes à nous parler de l'orientation et du soutien scolaire."
La Fidl doit à ce sujet rencontrer le président Nicolas Sarkozy, mardi, en fin de journée.
"Intéressants" mais peut être "inefficaces"
L'UNL, premier syndicat lycéen, a salué quant à lui plusieurs mesures de la réforme des lycées, comme l'accompagnement personnalisé ou la réorientation en cours d'année, mais a estimé que cette réforme risquait d'être "inefficace" faute de moyens suffisants. "Les mesures ne sont pas révolutionnaires mais nous nous félicitons du système d'aide personnalisée généralisé à l'ensemble des lycées et des possibilités de réorientation en cours d'année. Sur ces points, nous avons été plutôt écoutés", a réagi le président de l'UNL, Antoine Evennou. L'UNL souhaite par ailleurs "que l'Etat scolarise tous les jeunes de 16 à 18 ans" pour les "protéger face à la crise" et leur "permettre d'entrer plus facilement sur le marché du travail".
"Ni une rupture ni une nouveauté"
En ce qui concerne les enseignants le constat est plutôt similaire à celui des lycéens. Le Snes-FSU, premier syndicat des professeurs des lycées, a jugé que Nicolas Sarkozy avait "répondu" à certaines de ses "demandes fortes", comme "l'urgence d'une rénovation des séries technologiques industrielles" ou "le rééquilibrage des séries générales avec une rénovation de la série L" (littéraire). Pour autant, la réforme "ne répond pas à la principale revendication des personnels: améliorer les conditions de travail et d'étude".
Pour le Snalc-CSEN, syndicat indépendant mais considéré comme classé à droite des autres organisations, les annonces ne constituent "ni une rupture ni une nouveauté", mais il se félicite "de la volonté de revaloriser la voie technologique" et estime que pour la filière littéraire "l'ouverture à l'international par le biais des langues vivantes et du droit ne manque pas d'intérêt".
D'après agence
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