Image d'archives © DRUne concertation sur la formation, d'ici la fin de l'année, de trois pôles universitaires à Paris, a été lancée par le ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, lors de la remise du rapport de la mission Larrouturou sur le patrimoine immobilier parisien. Comme c'est le cas en province, les universités et écoles doivent se regrouper à Paris au sein de Pôles de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) qui "fonctionneront comme de grandes universités confédérales", a dit Mme Pécresse lors d'un point de presse, sur la base du rapport de Bernard
Le Grand Paris adopté au Sénat, Delanoë et Huchon fulminent
Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a critiqué vivement l'adoption par le Sénat du projet de loi sur le Grand Paris. Il a dénoncé "une procédure d'urgence que rien ne justifiait".
Publié le 27/04/2010
Larrouturou, ex-directeur général du CNRS.
Ces "Pres" auront "un projet pédagogique et scientifique commun : bannière commune, signature commune des publications de recherche, école doctorale unique", mais les universités et les écoles qui les composeront garderont leur identité, a-t-elle a-t-elle assuré, évoquant des campus comptant "3.000 à 6.000 doctorants" et jusqu'à 100.000 étudiants. "L'objectif est d'avoir trois +Pres+ à Paris dans les prochains mois", a résumé M. Larrouturou, qui s'est vu confier l'organisation d'ici fin 2009 d'une concertation à ce sujet avec présidents d'universités et directeurs d'écoles. Le schéma n'est pas définitif mais M. Larrouturou voit d'une part un regroupement autour de Paris 5, Paris 7, Sciences Po, l'Inalco (langues) et l'EHESP (santé publique), avec peut-être Paris 3 et l'Institut de physique du globe, ainsi que Paris 13 et l'Ecole normale supérieure comme membres associés. Il en voit un autre autour de Paris 2, Paris 4 et Paris 6. Enfin, il prône un troisième pôle "associant Paris 1 à des grandes écoles".
Pour un euro de l'Etat, un euro des collectivités
"La création des Pres sous la forme d'un Etablissement public de coopération scientifique (EPCS) est un préalable pour qu'ils disposent d'une dotation en capital au titre de l'opération Campus. On ne peut pas donner des centaines de millions d'euros à gérer à une association", a précisé Mme Pécresse. Par ailleurs, sur l'immobilier proprement dit, le ministre a repris l'idée de créer, à titre transitoire pour une dizaine d'années, un "Etablissement public d'aménagement universitaire de la région Ile-de-France" qui réalisera les investissements immobiliers interuniversitaires. Là encore d'ici fin 2009, une concertation avec la ville de Paris et la région Ile-de-France doit aboutir à un "schéma directeur" de l'immobilier parisien, pour passer de 120 sites à une quarantaine. La ministre a pris "l'engagement de conserver une vocation d'enseignement supérieur et de recherche à tous les immeubles situés aujourd'hui au coeur de Paris" et "de consacrer tous les produits éventuels de cession immobilière" au plan campus parisien.
Pour un euro de l'Etat, Mme Pécresse espère que les collectivités verseront un euro. Les "campus" de vie étudiante seraient regroupés au Quartier Latin, autour de Tolbiac, de Dauphine-La Défense et de Condorcet-Aubervilliers. A ce sujet, les priorités iraient aux logements (12.000 nouveaux à Paris entre 2009 et 2020) et à la modernidation des bibliothèques. Au total, selon Mme Pécresse, l'Etat a déjà prévu 4 milliards d'euros d'ici 2013 pour l'immobilier universitaire francilien.
(Agence)
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